Page:Verne - Le Village aérien, Hetzel, 1918.djvu/136

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vous fait à notre brave Khamis toutes vos excuses pour avoir douté de l’existence de ce rio, dont il n’a jamais douté, lui ?…

— Il a eu raison contre moi, John, et je suis heureux d’avoir eu tort, puisque le courant va nous véhiculer sans fatigue aux rives de l’Oubanghi…

— Tranquillement… je ne l’affirme pas, repartit le foreloper. Peut-être des chutes… des rapides…

— Ne voyons que le bon côté des choses, déclara John Cort. Nous cherchions une rivière, la voici… Nous songions à construire un radeau, construisons-le…

— Dès ce matin, je vais me mettre à la besogne, dit Khamis, et, si vous voulez m’aider, monsieur John…

— Certainement, Khamis. Pendant notre travail, Max voudra bien s’occuper de nous ravitailler…

— C’est d’autant plus urgent, insista Max Huber, qu’il ne reste plus rien à manger… Ce gourmand de Llanga a tout dévoré hier soir…

— Moi… mon ami Max !… se défendit Llanga, qui, le prenant au sérieux, parut sensible à ce reproche.

— Eh, gamin, tu vois bien que je plaisante !… Allons, viens avec moi… Nous suivrons la berge jusqu’au tournant de la rivière. Avec le marécage d’un côté, l’eau courante de