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le pigeon voyageur.

Arrivés au confluent de deux grandes artères, la Corsa Stadion, qui conduit au jardin public, et l’Acquedotto, belle avenue d’arbres, menant à la grande brasserie de Boschetto, les deux aventuriers eurent quelque hésitation sur la direction vraie. Fallait-il prendre à droite, fallait-il prendre à gauche ? Instinctivement, ils choisirent la droite, avec l’intention d’observer l’une après l’autre toutes les maisons de l’avenue, au-dessus de laquelle ils avaient remarqué que la girouette dominait quelques têtes de verdure.

Ils allaient donc ainsi, passant l’inspection des divers pignons et toits de l’Acquedotto, sans avoir trouvé ce qu’ils cherchaient, lorsqu’ils arrivèrent à son extrémité.

« La voilà ! » s’écria enfin Zirone.

Et il montrait une girouette que le vent du large faisait grincer sur son montant de fer, au-dessus d’une lucarne autour de laquelle voltigeaient précisément quelques pigeons.

Donc, pas d’erreur possible. C’était bien là que l’oiseau voyageur était venu se remiser.

La maison, de modeste apparence, se perdait dans le pâté, qui forme l’amorce de l’Acquedotto.

Sarcany prit ses informations aux boutiques voisines et sut tout d’abord ce qu’il voulait savoir.