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les forceurs de blocus

— Capitaine, fit-il (p. 132).

coup de canon, et d’ailleurs, toute l’artillerie du bord consistait en deux petits pierriers propres seulement à faire des signaux.

Le Delphin filait rapidement ; il répondait aux espérances des constructeurs et du capitaine, et bientôt il eut dépassé la limite des eaux britanniques. Du reste, pas un navire en vue ; la grande route de l’Océan était libre. D’ailleurs, nul bâtiment de la marine fédérale n’avait le droit de l’attaquer sous pavillon anglais. Le suivre, bien ; l’empêcher de forcer la ligne des blocus, rien de mieux. Aussi James Playfair avait-il tout sacrifié à la vitesse de son navire, précisément pour n’être pas suivi.

Quoi qu’il en soit, on faisait bonne garde à bord. Malgré le froid, un homme se tenait toujours dans la mâture, prêt à signaler la moindre voile à l’horizon. Lorsque le soir arriva, le capitaine James fit les recommandations les plus précises à Mr. Mathew.