Page:Villedieu - Mémoires de la vie de Henriette Sylvie de Molière, 1672.pdf/57

From Wikisource
Jump to navigation Jump to search
Cette page n’a pas encore été corrigée
53
Sylvie de Moliere

autre chofc. J’y demeuray deux mois,&t cependant mon cher Comte d’Englefac fe fauvoit par le Piémont, où la plufpatt des Dames qui n’épargnoient rien pour s’en aire aimer ,‘juftifioient : le tendre penchant que j’avois pour luy.

Au bout de ces deux mois le Roy fe rendit à Avignon en res venant de Marfeille ; & comme il ÿ pafla quelques jours à l’occafeni de la Citadetle d’Orange qu’il ne de voir fortifiée au milieu de fon Royaume. Celafit que tous . les Galans de la. Çour fe répandis rentde cofté & d’autre, & queles parloirs des Dames Religieufes eurent part à cette inondation de Courtifans. Dans cette réjoüiffance univerfelle pour ce petit peuple de Dieu, quieftoit bien aife d’admirer la :galanterie de tant de bra= yes Cavaliers, & d’honoter leur Roy en leurs perfonnes ,on ne me tint plus de fi grandes rigueurs ; &