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Page:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné du mobilier français de l'époque carlovingienne à la Renaissance (1873-1874), tome 5.djvu/525

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[ GRÈVES ]
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de peau piquée avec genouillères d’acier (fig. 2[1]). La genouillère était garnie d’un bord, également de peau piquée, qui recouvrait ces sortes de jambières lacées sur le côté. Mais cet habillement des jambes fut peu usité en France.

En pliant la jambe armée de grèves conformes à celles représentées figure 1, il pouvait y avoir solution de continuité entre la genouillère et la grève ; aussi on ajouta une plate intermédiaire entre ces deux parties, plate qui était articulée avec la genouillère par deux rivets latéraux (fig. 3[2]). Alors on se préoccupait fort de donner aux pièces de fer ajoutées à l’armure de mailles des formes qui pussent ne point gêner les mouvements.

L’habillement de mailles avait cet avantage d’être très-souple, quoique très-lourd. Les hommes d’armes qui avaient pris l’habitude

  1. ↑ Manuscr. Biblioth. nation., latin, n° 757 (environ 1300).
  2. ↑ Manuscr. Biblioth. nation., Godefroy de Bouillon, français (environ 1300).