Page:Voltaire - Œuvres complètes Garnier tome16.djvu/240

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qu’on eût retenu Sa Majesté prisonnière, « Bon, dit le roi, on n’oserait. » Le lendemain, sur la nouvelle qu’on reçut que le roi Auguste tenait conseil extraordinaire à Dresde : « Vous verrez, dit le baron de Strålheim, qu’ils délibèrent sur ce qu’ils devaient faire hier[1]. » À quelques jours de là, Rehnsköld, étant venu trouver le roi, lui parla avec étonnement de ce voyage de Dresde. « Je me suis fié, dit Charles, sur ma bonne fortune : j’ai vu cependant un moment qui n’était pas bien net ; Flemming n’avait nulle envie que je sortisse de Dresde sitôt. »

FIN DU LIVRE TROISIÈME.
  1. L’anecdote qui suit n’est pas dans les premières éditions.