Page:Voltaire - Œuvres complètes Garnier tome21.djvu/17

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AVERTISSEMENT
DE BEUCHOT.

Les éditions in-4o et encadrée des Œuvres de Voltaire, données du vivant de l’auteur, présentent rassemblées celles de ses compositions qu’on désigne sous le nom de Romans, ou Contes en prose. Je n’ai pas changé cette disposition conservée dans les éditions de Kehl, et qui doit être agréable à un très-grand nombre de lecteurs ; mais j’ai, dans ma classification, suivi, autant que cela m’a été possible, l’ordre chronologique ; et c’est dans cet ordre que je vais parler des romans de Voltaire.

Le premier en date serait le Voyage de Gangan, dont il est question dans une lettre de Voltaire à Frédéric, du mois de mai ou juin 1739, et dans la réponse du prince en date du 7 juillet. Mais cet ouvrage est perdu.


1746.

Le Monde comme il va.
Le Crocheteur borgne.
Cosi-Sancta.


Longchamp, secrétaire de Voltaire de 1746 à 1754, dit dans ses Mémoires[1] que Babouc, ou le Monde comme il va, fut composé en 1746, pendant la retraite de Voltaire à Sceaux ; et je n’ai rien trouvé qui contredise Longchamp. La plus ancienne édition que je connaisse est celle de 1748, dans le tome VIII de l’édition faite à Dresde des Œuvres de Voltaire. Ce conte fait aussi partie du Recueil de pièces en vers et en prose, par l’auteur de la tragédie de Sémiramis, 1750, in-12.

C’est une imitation de Babouc, ou du moins de son titre, qu’a faite l’auteur inconnu d’une brochure intitulée la Lune comme elle va, m dcc lxxxi, in-8o de trente-six pages ; brochure au-dessous de la critique, et relative aux discussions entre Joseph II et les Hollandais pour l’ouverture de l’Escaut.

La Révolution française a fait naître trois imitations de Babouc : I. Le Retour de Babouc à Persépolis, ou la suite du Monde comme il va, 1789, in-8o, a eu deux éditions ; c’est un opuscule de trente pages : je n’ai pu en découvrir l’auteur. — II. Le Fils de Babouc à Persépolis, ou le Monde nouveau, Paris, décembre 1790, in-8o, de cent vingt-quatre pages. —

  1. Mémoires sur Voltaire, etc., 1826, 2 vol. in-8o ; voyez tome II, page 240.