Page:Wagner - L’Anneau du Nibelung, trad. Ernst.djvu/339

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Gunther.
Comment le rencontrer ?
(On entend un cor au lointain, à gauche. — Hagen prête l’oreille puis se retourne vers Gunther.)

Hagen.
Toujours en quête
d’exploits nouveaux
étroit pour lui
se fait le monde.
Lancé en ses chasses sans fin
sur ta rive il doit aborder.

Gunther.
Comme un ami je l’attends.
(On entend de nouveau le cor qui se rapproche. Gunther et Hagen écoutent.)
Au Rhin j’entends un cor.
Hagen descend vers le fleuve, regarde au loin, et crie de la berge :)

Hagen.
Dans une barque
un homme, un cheval !
Qu’il souffle gai dans son cor !
(Gunther s’arrête à mi-chemin du rivage et prête l’oreille.)

Hagen.
(comme plus haut).
D’un léger battement
comme à l’aise sa main
fait fuir l’esquif,
rompt le courant !
Cet homme si fort,
ce puissant rameur,
c’est celui-là qui tua le monstre.
Siegfried, c’est lui,
oui, et nul autre !

Gunther.
Vient-il vers nous ?
(Hagen se fait un porte voix de ses mains et crie vers le fleuve :)