admirablement pour un sujet religieux, monsieur Gray.
— Je regrette bien que vous ayez pris la peine de venir vous-même, monsieur Hubbard. Je ne manquerai certainement pas d’entrer voir le cadre, bien que je ne donne plus beaucoup dans l’art religieux. Mais pour aujourd’hui, il ne s’agit que d’une peinture à me porter tout là-haut dans la maison. Comme c’est assez lourd, je me suis permis de vous demander deux de vos hommes pour cette besogne.
— Ce n’est nullement une peine, monsieur Gray. Je suis ravi de tout ce qui peut vous obliger. Laquelle est-ce de ces œuvres d’art, monsieur ?
— Celle-ci, répondit Dorian, retirant l’écran. Pouvez-vous transporter le tout, cadre et draperie, sans rien déranger ? Il ne faudrait pas me l’érafler en montant.
— Cela ira tout seul, monsieur, déclara le joyeux encadreur ; et il se mit, avec l’aide de son ouvrier, à dégager le tableau des longues chaînes qui le tenaient suspendu. Et maintenant, monsieur Gray, où devons-nous le porter ?
— Je vous montre le chemin, monsieur Hubbard. Veuillez me suivre. Non, passez devant, peut-être cela vaudra-t-il mieux. J’ose à peine vous dire que c’est au dernier étage. Nous monterons par l’escalier d’honneur, où nous serons plus au large.
Il ouvrit la porte aux deux hommes qui sortirent dans le hall et commencèrent la montée. Le cadre, très ornementé, faisait du tableau une masse des plus volumineuses ; et à diverses reprises, malgré les protestations