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Page:Wilde - Le portrait de Dorian Gray (trad. Jaloux), 1928.djvu/359

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n’allons pas entamer une discussion littéraire. Revenez me voir demain. Je dois monter à cheval à onze heures. Nous pourrions aller ensemble. Je vous ferais déjeuner ensuite avec lady Branksome. C’est une femme charmante. Elle serait heureuse d’avoir votre avis sur des tapisseries qu’elle veut acheter. Ne manquez pas de venir. Et si nous allions plutôt déjeuner chez notre petite duchesse ? Elle se plaint de ne plus jamais vous voir. Seriez-vous fatigué de Gladys ? Je m’y attendais. Elle est exaspérante avec son docte langage. En tout cas, soyez ici à onze heures.

— Je me demande si je dois venir, Harry.

— Certainement. Le Parc est adorable en ce moment. Je crois bien que les lilas n’ont jamais été si beaux, depuis l’année où je vous ai connu.

— Très bien. Je serai ici à onze heures, dit Dorian. Bonne nuit, Harry.

Arrivé à la porte, il hésita un instant, comme s’il avait eu quelque chose de plus à dire. Puis il soupira, et sortit.