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Pensées pour moi-même/Table des matières

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Traduction par Jules Barthélemy-Saint-Hilaire.
Germer-Baillière (p. 467-527).

TABLE ALPHABÉTIQUE

DES MATIÈRES.



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A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

(Le chiffre romain indique le Livre ; le chiffre arabe indique le Paragraphe ; N. signifie Note.)

A

Abandon sans résistance aux décrets du destin, IV, 34.
Abîmes (les deux) de grandeur et de petitesse sont moins frappants que les abîmes de la durée, XII, 7, N.
Abstiens-toi. Première partie de la formule stoïcienne, XII, 17. N.
Accident (pourquoi tel) est-il appelé infortune, et tel autre, plutôt bonheur, IV, 49 ; — (pourquoi tel) périra, en nous détruisant, X, 3.
Accidents de la vie, représentés sur la scène, XI, 6 ; — (les) extérieurs proviennent, ou du hasard, ou d’une Providence, XII, 24.
Actes (trois) du drame de la vie suffisent pour faire la pièce entière, XII, 36.
Action (une) produite par un effet de notre volonté et de notre jugement, VIII, 16. — Son but, IX, 31 ; — (une) quelconque qui finit en son temps, comparée à la vie, XII, 23.
Actions (dans nos), sous quel jour nous devons nous y montrer, et comment il les faut considérer, II, 5 ; — (nos) doivent avoir un but, II, 7 ; — (tes) et tes pensées doivent être réglées par une profonde réflexion, II, 11 ; — (les) et les pensées inutiles, à supprimer, IV, 24 ; — (nos) et nos paroles ne doivent pas être faites ou dites, comme si nous dormions, IV, 46 ; — (tes) et tes paroles doivent être conformes à la nature, V, 3 ; — (indifférence des) d’autrui, V, 25 ; — (dans les), à quoi il faut faire attention, VII, 4 ; — (les principales) de Socrate, auxquelles Marc-Aurèle fait allusion, sont rappelées par Socrate même dans son Apologie, VII, 66, N. ; — de l’homme, comment il faut les régler sur la nature, VIII, 1 ; — (règlement pour nos), VIII, 32 ; — (les) de l’homme servent de complément à la vie sociale, IX, 23 ; — (les) des autres sont de peu d’importance pour nous, X, 13 ; — (d’autrui), en prendre connaissance avant de les juger, XI, 18.
Admonition intime de Marc-Aurèle ; personnes auxquelles elle peut être bonne et utile, II, 1, N.
Adrien et Auguste. Ce souvenir des deux empereurs fait croire que Marc-Aurèle s’adresse à lui-même la réflexion qu’il leur applique, VIII, 5, N. ; — (l’empereur) avait adopté Antonin le Pieux, VIII, 25, N. ; — cité comme personnage illustre par Marc-Aurèle, IV, 33.
Affliger (s’) c’est être déserteur, X, 25.
Agathon. Son conseil sur la conduite de l’homme de bien, IV, 18. — Poëte contemporain et ami de Socrate et de Platon, IV, 18, N.
Agitations étrangères à notre nature, qu’il faut laisser à ceux qui les excitent, VII, 58.
Agrippa, cité, VIII, 31.
Aimer également tout ce qui nous arrive ; optimisme aussi sage que pratique, V, 8, N. ; — (ce qu’il faut), VII, 57.
Alceste, dans Molière, s’indigne, connue Marc-Aurèle, des belles protestations des gens hypocrites, XI, 15, N.
Alciphron, cité par Marc-Aurèle X, 31.
Alexandre et Pompée, qui avaient si souvent détruit de fond en comble des villes entières et massacré des multitudes innombrables d’hommes dans les batailles, sont sortis de la vie à leur tour, III, 3 ; — César et Pompée, cités par Marc-Aurèle et opposés à Diogène, à Héraclite, à Socrate, VIII, 3 ; — admiré par Marc-Aurèle, IX, 29 ; — dont la vie a été si tragique, cité, IX, 29, N. ; — sa cour, X, 27.
Alexandre, le Platonicien, a montré à Marc-Aurèle à ne pas refuser de rendre les services qu’exigeaient ses relations d’amitié, I, 12 ; — le Platonicien, de Séleucie en Silicie ; sa vie écrite par Philostrate ; fut le secrétaire de Marc-Aurèle pour la correspondance grecque ; — son surnom, I, 12, N. ; — de Phrygie a été le précepteur de Marc-Aurèle pour le grec : il ne faut pas le confondre avec Alexandre le Platonicien, I, 10. N. ; — le grammairien ; fin détour qu’il employait pour faire passer ses critiques sans blesser les gens, I, 10.
Alexandrie (l’école d’) s’est perdue dans le Mysticisme, VII, 27, N. ; — (l’école d’) devait pousser jusqu’à l’extrême, en aboutissant à l’extase, la séparation de l’âme et de son enveloppe corporelle, VIII, 28, N.
Aliment (l’) de la science, métaphore de Marc-Aurèle lui-même, IV, 30, N.
Allusion de Marc-Aurèle à son âge avancé, II, 2 ; — (autre) à son âge avancé, II, 6 ; — que fait Marc-Aurèle à ses Mémoires, et aux Extraits d’auteurs qu’il avait mis à part pour l’usage de sa vieillesse, III, 14 ; — de Marc-Aurèle aux paroles de Télémaque dans l’Odyssée, IV, 33 ; — de Marc-Aurèle à un conte, IV, 16 ; — à la coutume d’embaumer ou de brûler les morts, IV, 48 ; — à l’épithète que les poëtes ont donnée au vieux Nestor, IV, 50 ; — à quelque histoire ou à quelque fable. V, 36.
Altération de tout ce que nous voyons. IX, 33.
Altérations (les), les écoulements des êtres, comparés au cours non interrompu du temps, VI, 15.
Ambitieux (l’). En quoi il fait consister son bien, VI, 51.
Âme (l’) se couvre d’ignominie en plaçant sa félicité dans l’âme des autres, II, 6 ; — (ô mon). Un des rares mouvements d’éloquence pathétique que se soit permis Marc-Aurèle, pour se faire un reproche à lui-même, II, 6, N. ; — (l’) de l’homme, comment elle se couvre d’opprobre, II, 16 ; — (l’) est un tourbillon, II, 17 ; — (sérénité de l’), où elle se trouve, III, 5 ; — (l’) animale a les passions, III, 16 ; — (l’) est la retraite la plus tranquille, la moins troublée par les affaires, IV, 3 ; — (conserver la sérénité de son), en vue de quelle cause, IV, 25 et 26, N. ; — (l’) d’un tyran, conseils adressés à plus d’un empereur, despote, brute ou bête féroce, V, 11, N. ; — (l’) prend la couleur de nos pensées, V, 16 ; — (l’) se meut elle-même, V, 19 ; — (l’) doit rester insensible à tout mouvement de la chair, V, 26 ; — (l’) cultivée et raisonnable, définie, V, 32 ; — (l’) succombant avant le corps ; c’est une honte, VI, 29 ; — (l’) effrayée, affligée, ne doit pas être blessée, VII, 16 ; — (l’), la séparation de l’âme et du corps durant la vie, est déjà une doctrine platonicienne, VII, 16, N. ; — (l’) raisonnable, définition de sa nature, VII, 28 ; — (l’) selon le philosophe, n’est privée de la vérité que malgré elle, VII, 63 ; — (pour savoir ce qu’était réellement l’) de Socrate, il faut lui appliquer sa propre méthode, VII, 66, N. ; — (l’) comparée au Sphærus. Ce vers d’Empédocle est encore cité par Marc-Aurèle plus loin, VIII, 41, N. et XII, 3 ; — (l’) de chaque homme a son domaine propre, VIII, 56 ; — (l’) comparée à un rayon de soleil, VIII, 57 ; — (une seule et même) a été distribuée entre les animaux sans raison, et une seule et même âme a été partagée entre les êtres raisonnables, IX, 8 ; — (l’) exposée à des reproches, IX, 39 ; — (l’) questionnée sur le contentement qu’elle doit avoir de sa condition présente et future, X, 1 ; — (ô mon). Tournure que Marc-Aurèle le premier a peut-être employée, X, 1, N. ; — (l’). Examen capable de la grandir et de la détacher du corps, X, 11 ; — (l’) se matérialisant, X, 21 ; — (l’), sa facilité à passer à travers toutes choses, X, 33 ; — (l’) raisonnable, ses propriétés, XI, 1 ; — (l’analyse de l’), de Marc-Aurèle, est un résumé des doctrines antérieures, et particulièrement de la doctrine platonicienne, XI, 1, N. ; — (l’), pouvoir qu’elle possède, XI, 16 ; — (l’) ne se prive que malgré elle de la vérité, XI, 18 ; — (l’) prise pour la vie, au sortir du sein de la mère, XII, 24, N. ; — (une seule) intelligente, c’est le panthéisme, dont l’école stoïcienne n’a pas su se défendre, XII, 30, N. ; — (l’) toujours prête à s’éteindre, à se dissiper, ou à subsister encore, par le seul effet de son propre jugement réfléchi, XI, 3 ; — (l’) comment elle déserte son poste, XI, 20 ; — (l’) raisonnable de chacun de nous est un Dieu, un génie divin, XII, 26 ; — (il n’y a qu’une) intelligente dans le monde entier, malgré ses apparentes divisions, XII, 30.
Âmes (hypothèse de la persistance des), réponse à faire à cette théorie, IV, 21 ; — (reproches qu’on peut adresser aux), qui faiblissent, IX, 39.
Amitié de loup, honte morale qu’il faut éviter, XI, 15 ; — de loup, mot proverbial en Grèce ; Marc-Aurèle ne l’invente pas, XI, 15, N.
Amour de la terre et de l’air pour la pluie, X, 21.
Amours (les) pour les jeunes gens ; allusion peut-être aux vices de l’empereur Adrien, I, 16, N.
Analyse de l’âme, par Marc-Aurèle, est un résumé des doctrines antérieures et particulièrement de la doctrine platonicienne, XI, 1, N.
Ancêtres, peine qu’ils se donnent pour laisser un successeur, VIII, 31.
Anciens, idée qu’ils se faisaient de la nature de l’âme, IV, 21, N. ; — (la vie des) était en général beaucoup plus rude que la nôtre, V, 5, N.
Animal (l’) est supérieur au non-animal, V, 16.
Animaux, facultés qui leur sont communes avec l’homme, III, 16 ; — privés de raison, il faut en user avec grandeur et avec liberté, VI, 23 ; — sans raison, animaux raisonnables ; passions qui se trouvent en eux, IX, 8.
Annia Cornificia, sœur de Marc-Aurèle, I, 17, N.
Antidote (l’), donné par la nature contre l’ingratitude, c’est la douceur. IX, 42.
Antisthène (pensée d), citée, VII, 36 ; — (sentence d’) ; le Pseudo-Plutarque l’attribue à Alexandre ; Épictète et Diogène de Laërte l’attribuent à Antisthène ; d’après leur citation, on pourrait croire que c’était dans un dialogue d’Antisthène, intitulé Cyrus, que se trouvait cette maxime, VII, 36, N.
Antonin le Pieux (l’empereur), père adoptif de Marc-Aurèle, I, 2. N. ; — son portrait par son fils adoptif, I, 16 ; — son portrait moral, VI, 30 ; — (l’élève d’), Marc-Aurèle, son fils adoptif ; — second portrait que le fils trace de son père vénéré, et qui complète l’éloge du premier, VI, 30, N. ; — souvenir pieux de Marc-Aurèle pour son père adoptif, VI, 44, N. ; — mari de la première Faustine, VIII, 25, N. ; — (la cour d’) ; Marc-Aurèle y avait vécu plus de vingt ans de suite, mêlé à toutes les affaires avant d’être empereur lui-même, X, 27, N. ; — cité comme personnage illustre, par Marc-Aurèle. IV, 33.
Apollon, son surnom quand il réunit les Muses autour de lui, XI, 18, N.
Apollonius, un des maîtres de Marc-Aurèle, ses préceptes, son égalité d’âme constante, sou extrême fermeté et sa douceur, I, 8 ; — philosophe stoïcien de Chalcédoine, maître de Marc-Aurèle ; — autre maître de Marc-Aurèle de ce même nom, I, 8, N. ; — maître de Marc-Aurèle, I, 8, N.
Apologie de Socrate, citée sur les principales actions où il a montré tant de courage et tant de vertu de tout genre, et auxquelles Marc-Aurèle fait allusion, VII, 66, N.
Appareil théâtral, XII, 2.
Apparences, paraphrase du mot grec : Imagination, qui n’aurait pas eu il lui seul toute la force du terme correspondant, VII, 17, N.
Arbitre (le libre) de l’homme, auquel le Stoïcisme a cru avec une énergie qui a fait sa principale grandeur, et qu’aucune autre doctrine n’a surpassée, VI, 8, N. ; — (le libre), dans le langage de la physique, est une force incoërcible, VIII, 48, N.
Archimède, cité par Marc-Aurèle, pour ses vastes connaissances, VI, 17.
Aréus, cité, VIII, 31.
Argument qui est surtout à l’usage du Stoïcisme, VII, 22, N.
Argumentation de Socrate sur les âmes diverses que nous pouvons posséder, XI, 39.
Aristophane, vers cité de ses Acharniens, VII, 12, N.
Aristote, préface à la traduction de sa Logique, citée sur l’enseignement de la logique, V, 14, N. ; — le premier, avait démontré que l’homme est un être essentiellement sociable, V, 16, N. ; — a cent fois proclamé le grand principe de Marc-Aurèle, que les moins bonnes choses sont faites en vue des meilleures, VII, 55, N. ; — le grand principe de l’optimisme, qu’il a énoncé et justifié de toutes les manières, cité, VIII, 8, N. ; — avait établi dans sa Politique que l’homme est un être essentiellement sociable, VIII, 59, N., et IX, 9, N. ; — sa Morale à Nicomaque, citée sur le seul et vrai but de la vie, XI, 21, N. ; — (Rhétorique d’), citée sur la réponse que fit Socrate à Archélaüs et non à Perdiccas, XI, 25, N.
Art (tout) a soin d’accommoder chaque chose à l’œuvre pour laquelle chaque chose est faite, VI, 16 ; — (l’) de vivre, pourquoi il ressemble plus à celui des lutteurs qu’il l’art de la danse, VII, 61 ; — (l’) de la vie, c’est en ce sens que Socrate avait dit que le combat de la vie est le plus beau des combats, VII, 61, N. ; — (l’) de la nature, ce qu’il y faut admirer, VIII, 1 ; — (l’) tragique, son but, XI, 6, N.
Arts (les) imitent la nature, XI. 10.
Ascétisme (l’) chrétien n’a pas d’autre but ni d’autres préceptes que le Stoïcisme, V, 27, N.
Asie (l’) et l’Europe sont des coins du monde, VI, 36.
Aspiration vers l’être supérieur, IX. 8.
Astres (les), malgré leur diversité, coopèrent tous à l’accomplissement d’un même but, VI, 43 ; — (les) font partie d’un vaste système, IX, 9, N. ; — (les) n’ont point de voile, XI, 27.
Asyle (l’) le plus sûr où l’homme puisse se défendre contre les attaques du sort, VIII, 18.
Athènes, statue qui s’y trouve, d’après Pausanias, et qui représentait la Terre, demandant à Jupiter de faire tomber la pluie, V, 7, N.
Athéniens (prière des), V, 7.
Athénodote se loua toujours de ses maîtres, I, 13 ; — cité par Marc-Aurèle, I, 13 ; — inconnu, I, 13, N.
Athlète (l’) de la plus noble des luttes ; idée empruntée à la philosophie platonicienne, III, 4, N.
Athos (le mont) n’est qu’une motte de terre, VI, 36.
Atomes (l’existence des), ou celle d’une providence, IV, 3 ; — (dissolution d’), adhérents les uns aux autres, VII, 1 ; — élémentaires, VII, 31 ; — (accuser les) ou les Dieux est folie, VIII, 17 ; — définition de cette expression, VIII, 17, N. ; — (les) ou la nature gouvernent l’univers, XI, 18 ; — (les) ne gouvernent pas l’univers, fausse doctrine de l’Épicuréisme, que Marc-Aurèle combat toujours, XI, 18, N.
Attention dans les discours et dans les actions ; pourquoi il la faut porter, VII, 4 ; — (toute notre) doit être à ce qu’on nous dit, VII, 30 ; — à faire à l’objet dont il s’agit, à la pensée qu’on a, à l’action qu’on fait, au sens des mots qu’on prononce, VIII, 22.
Attribut (le premier) de la condition humaine, VII, 55.
Augure (de mauvais), rien n’est, selon Épictète, de ce qui exprime quelque œuvre de la nature, XI, 34.
Auguste, cité par Marc-Aurèle, IV, 33 ; — toute sa cour est morte, VIII, 31 ; — (la cour d’), citée par Marc-Aurèle, parce qu’elle était fort nombreuse, comme le prouve l’énumération seule qu’il en fait, VIII, 31, N.
Augustin (saint), cité sur la question de la justice divine, la plus ardue que la morale et la théologie puissent se poser, et qui a été soulevée par le Stoïcisme, IX, 40, N.
Avenir (l’) et le passé, nul ne saurait les perdre, II, 14 ; — (l’), manière de l’aborder, VII, 8 ; — (que l’) ne nous trouble pas, excellent motif qu’en donne Marc-Aurèle, VII, 8, N. ; — (l’), ce qu’il sera, VII, 49.
Axiome (l’) platonicien, donne pour objet suprême, aux efforts de l’homme, de se rendre autant que possible semblable à Dieu, V, 27, N. ; — (l’) de la sagesse antique, « Connais-toi toi-même », est celui de Marc-Aurèle, sous un autre forme, VII, 59, N.

B

Bacchius, ses leçons à Marc-Aurèle, I, 6 ; — cité par Marc-Aurèle. I, 6 ; — inconnu d’ailleurs, I, 6, N.
Bain (un), comparé à chaque portion de notre vie, VIII, 42.
Beau (le), sa définition ; où il est ; n’a pas besoin de louange, IV, 20.
Bénédicta et Théodote, noms d’une femme et d’un homme, attachés au service intérieur du Palais, I, 17, N.
Bestiaires (les), nom des gladiateurs destinés à combattre contre les bêtes féroces, X, 8, N.
Bête (une) farouche, transformée en Dieu, IV, 16.
Bible (la), une de ses idées sur la création de l’homme, mise en parallèle avec celle de Marc-Aurèle, V, 21, N. ; — (la) exprime la même pensée que Marc-Aurèle, sur la perfection de Dieu, VI, 1, N. ; — (la), citée sur les Dieux visibles, XII, 28, N.
Bien (le) suprême, c’est l’utile, III, 6 ; — (le) pour celui qui met au premier rang son intelligence, en quoi il consiste, III, 7 ; — (le) de l’être raisonnable dans la société de ses semblables, V, 16 ; — (le) et la justice, un vers d’Aristophane dans les Acharniens, VII, 42, N. ; — (la source du) est intarissable, pourvu que tu l’approfondisses toujours, VII, 59 ; — (après avoir fait le) n’imite pas les fous qui le regrettent, VII. 73 ; — (le) que nous pouvons faire, VII, 74 ; — (le vrai), ce qu’il est, et ce qu’il mérite, VIII, 10 ; — (le) et le mal, en quoi ils consistent pour l’être raisonnable, IX, 16.
Biens et maux distribués aux hommes vertueux et aux méchants, parce qu’il n’y a dans ces biens et ces maux rien d’honnête ni rien de honteux, II, 11 ; — (les) véritables, idée qu’il faut s’en faire, V, 12 ; — (les) véritables ; biens prétendus, V, 15 ; — et maux pour lesquels on peut se plaindre ou ne se plaindre pas des Dieux, haïr ou ne haïr pas les hommes, VI, 41 ; — (les) que l’on cherche à atteindre par une voie détournée ; comment on les peut posséder dès maintenant, XII, 1.
Bienveillance, motif pour lequel elle nous a été donnée, IX, 11 ; — sens dans lequel il faut entendre ce mot, IX, 11, N. ; — (la) est invincible, XI, 18.
Bisaïeul (le) de Marc-Aurèle, Annius Vérus, sa patrie, sa charge, I, 1, N. ; — (le) maternel de Marc-Aurèle, Catilius Sévérus, avait été préfet de Rome et consul en l’an 120, I, 4, N. ; — (le) de Marc-Aurèle ; son précepte sur l’éducation des enfants ; sa maxime, I, 4.
Bleus (les) et les Verts, origine de ces factions ; leur rôle politique. I, 5, N.
Bon (le) et le mauvais pour l’homme, VIII, 1.
Bonheur (mener une vie de), par quels moyens, III, 12 ; — (le) de l’homme de bien, en quoi il consiste, IV, 25 ; — (le) ou le malheur des hommes, IV, 49 ; — (l’idée du) ne tient qu’une place très-secondaire dans toutes les théories du Stoïcisme, VII, 67, N. ; — (le) où il se trouve, VIII, 1 ; — (la recherche du) n’a jamais été une des préoccupations du Stoïcisme, VIII. 1, N.
Bossuet, cite sur l’égalité des hommes, II, 1, N. ; — cité sur la raison, II, 2 et 3, N. ; — cité sur la mort, II, 4, N. ; — cité sur la pensée de la mort, II, 6, N. ; — cité sur les relations de l’homme à Dieu, II, 12, N. ; — cité sur la fraternité humaine, II, 13, N. ; — cité sur la grandeur de l’homme, II, 16, N ; — cité sur le suicide, III, 1, N. ; — cité sur la vie contemplative, III, 7, N. ; — cité sur l’enseignement du mépris de la mort, IV, 1, N. ; — a employé une image toute pareille à une métaphore délicate et très-juste de Marc-Aurèle, IV, 15, N. ; — cité sur le concours de toutes les parties du monde, V, 8, N. ; — cité sur la matière, V, 23, N. ; — cité sur la sensation, V, 24, N. ; — cité sur l’attention à suivre la voix de Dieu, V, 27, N. ; — cité sur l’enseignement de la morale, V, 28, N. ; — cité sur les vrais biens ; remède contre les inimitiés, VI, 41, N. ; — cité sur la perfection de la vertu, VII, 69, N. ; — cité pour la solennité de son style, quand il parle de « ce je ne sais quoi, qui n’a plus de nom dans aucune langue », VIII, 37, N. ; — cité sur la douceur, VIII, 47 N. ; — cité sur l’image de la vie, X, 34, N. ; — cité sur les fautes d’autrui, X, 30, N. ; — la 4e Élévation sur les Mystères, et les Réflexions sur quelques paroles de Jésus-Christ, citées sur la bonté, XI, 18, N. ; — qui pense de la providence de Dieu tout ce que Marc-Aurèle en pense, n’en déplore pas moins la mort d’Henriette d’Angleterre, XII, 31, N ; — cité sur l’homme qui n’est envoyé en ce monde que pour y faire nombre, XII, 36, N. ; et passim.
Boucliers (les Petits) et les Grands Boucliers, distinctions entre gladiateurs, I, 5, N.
Bouddhistes, ce qui, à leurs yeux, donne si peu de valeur à la vie, XII, 5, N.
Brahmanes, ce qui donne à leurs yeux si peu de valeur à la vie, XII, 5, N.
Branche (une) détachée du tronc, et l’homme séparé des autres hommes, mis en parallèle, XI, 8.
Braver l’opinion même quand elle est inique, braver les tortures et les supplices du corps ; le Stoïcisme ne demande à ses élèves que le courage montré par les martyrs chrétiens, VII, 68, N.
Brigands, principes qui les guident, X, 10.
Briques, qui portent le nom de la mère de Marc-Aurèle, comme marque de fabrique, I, 3, N.
Brutus, le meurtrier de César, I, 14, N. ; — cité pour son doute sur la vertu, avant de se tuer après sa défaite à Philippes, XI, 32, N.
Bulle (une) d’eau, comparée à la vie, VIII, 20.
But (le) qu’il faut toujours donner à ses actions, à ses désirs, à ses pensées, II, 7 ; — (le) suprême pour les êtres doués de raison, II, 16, N. ; — (le) de l’art, VI, 16 ; — (le) unique dans tout travail, IX, 12 ; — (le) de tout désir, de toute action, IX, 31 : — (le) que l’art tragique s’est proposé dès ses premiers pas, XI, 6, N. ; — (le) de notre vie, quel il doit être, XI, 21 ; — (le seul) qu’il faut proposer à ses actions, XII, 20 ; — (le dernier) est d’obéir à la raison et à Dieu, XII, 31 ; — (le) suprême de la vie, XII, 31, N.

C

Cailles (combat de), pronostics pour l’avenir qu’on prétendait tirer de leurs luttes, I, 6, N.
Caiëte, ou Gaëte, ville où Marc-Aurèle alla pour soigner sa santé, I, 17.
Caïus César, qui avait si souvent détruit des villes entières, et massacré des multitudes innombrables d’hommes, dans les batailles, est sorti de la vie à son tour, III, 3.
Calme (le) parfait n’est autre chose qu’une parfaite ordonnance de notre âme, IV, 3.
Calomnie (la). Le philosophe peut la dédaigner, mais elle est faite pour indigner sa conscience, IV, 11, N.
Camille, cité comme personnage illustre par Marc-Aurèle, IV, 33.
Caractères différents des hommes, IV, 38.
Carnuntum, ville où Marc-Aurèle écrivit le second livre de ses Pensées, II, 17 ; — dans la Pannonie supérieure, un peu à l’est de Vienne et sur le Danube ; — fondation de cette ville ; — Marc-Aurèle y résida longtemps pour ses préparatifs militaires contre les barbares de ces contrées, II, 17, N.
Carrière (l’autre). Deux manières dont ou peut entendre cette expression, II, 7, N.
Cassan (M.), a traduit les lettres de Marc-Aurèle à Fronton, retrouvées par M. Angelo Maï, I, 11, N.
Catilius Sévérus, le bisaïeul maternel de Marc-Aurèle, avait été préfet de Rome et consul en l’an 120, I, IV, N.
Caton d’Utique, I, 14, N. ; — cité comme personnage illustre, par Marc-Aurèle, IV, 33.
Catorthoses (les). Ce que c’est, V, 14.
Catulus, ses leçons à Marc-Aurèle, I, 13 ; — ou Cinna Catullus, philosophe stoïcien, peu connu, I, 13, N.
Cause universelle, définie, IX, 29.
Causes (l’ensemble de toutes les), constitue la destinée, V, 8 ; — particulières ; l’homme est une de ces causes, V, 8, N. ; — (l’enchaînement des) avait de tout temps déterminé et notre existence et tout ce qui nous arrive, X, 5 ; — pour lesquelles plus d’un de nos amis désire être délivré de nous, X, 36.
Céler, rhéteur illustre, qu’Antonin avait donné pour maître à Marc-Aurèle et à son frère adoptif, VIII, 25, N.
Celui qui est selon la nature, une des formules générales du Stoïcisme, IV, 41, N.
César, Alexandre et Pompée, cités et opposés par Marc-Aurèle à Diogène, à Héraclite, à Socrate, VIII, 3. Voir aussi, III, 3.
Césars (mœurs des), prendre garde de n’y point tomber, VI, 30 ; — (tomber au nombre des), expression qui ne semblera pas trop dure, si l’on cite d’autres empereurs moins illustres, mais tout aussi vicieux, VI, 30, N. ; — (quoiqu’un des), cité par Marc-Aurèle, X, 31.
Céson, Volésus, personnages illustres pour Marc-Aurèle ; ils sont à peu près inconnus pour nous, IV, 33, N.
Cessation (la) de la vie n’a rien de terrible, IX, 21 ; — de la vie n’est point un mal pour nous, — en quoi elle est un bien, XII, 23.
Chabrias, personnage inconnu, VIII, 37, N.
Chagriner (se) pour des choses peu importantes ; comment il faut remédier à cette faiblesse, VIII, 47.
Chaldéens (les) ont prédit la mort de bien des hommes ; eux aussi, la destinée les a ravis au monde, III, 3.
Changement (un) d’avis doit avoir pour motif une raison probable de justice ou d’utilité publique, IV, 12 ; — (le) de notre enveloppe matérielle ; double sens de cette expression, IV, 39, N. ; — (un) infini cause l’existence de l’homme, V, 13 ; — (le) est nécessaire à nous et à la nature de l’univers, VII, 18 ; — sens dans lequel il faut entendre ce mot, VII, 18, N. ; — perpétuel en nous comme dans le monde entier, IX, 19 ; — (le) a-t-il rien de terrible ? IX, 21 ; — non pas pour arriver au non-être, mais pour arriver à ce qui présentement n’est pas, XI, 35 ; — tout est né pour le subir, XII, 21.
Changements des empires, ce qu’ils seront à jamais, VII, 49.
Charax, philosophe inconnu ; quelques éditeurs ont cru ce nom altéré, VIII, 25, N.
Charlatans (les) et les sorciers abusaient de la crédulité populaire ; Marc-Aurèle, devenu empereur, fit des lois contre eux, I, 6, N.
Chartreux (les) ; l’avertissement de Marc-Aurèle est devenu le leur ; mis en parallèle avec ce dernier, VII, 29, N.
Châtiment (le) de la faute, XII, 16.
Chef des Muses, Musagète, surnom d’Apollon quand il réunit les Muses autour de lui. XI, 18, N.
Chemin (le plus court), c’est celui qui est selon la nature, IV, 51.
Choix (singulier) d’exemples, dont l’idée est juste, mais dont les images ne sont pas bien choisies, VI, 13, N.
Chose qui nous préserve du désir de la vaine gloire, VIII, 1 ; — (seule) qui pourrait nous retenir dans la vie, IX, 3 ; — (chaque) n’est née que pour mourir, X, 18 ; — (chaque) a son analogue, X, 31 ; — (une) qui peut surtout nous exciter au mépris de la mort, XII, 31.
Choses (les) qui ne sont ni belles, ni laides ; forte maxime empruntée au Platonisme, II, 11, N. ; — (toutes) s’évanouissent en peu de temps, II, 12 ; — (toutes) roulent dans un cercle, II, 14 ; — (les) extérieures ne sont point en contact avec notre âme, IV, 3 ; — (les deux) auxquelles il faut, sans cesse, que nous soyons préparés, IV, 12 ; — (les) du dehors ne peuvent nous nuire ; l’être qu’elles ne peuvent toucher, et celui qu’elles atteignent, IV, 37, N. ; — (les) qui succèdent à d’autres, ont toujours, avec celles qui les ont précédées, un rapport de famille. IV, 45 ; — (les) n’ont pas le moindre contact avec notre âme, comment il faut comprendre cette pensée, V, 19, N, ; — (toutes les) s’accomplissent selon les lois de la nature de l’univers, VI, 9 ; — (toutes les) sont toujours les mêmes et viennent des mêmes principes, VI, 46 ; — (toutes les) sont liées entre elles, VII, 9 ; — (les) qu’il faut envisager, quand on disserte sur l’homme, VII, 48 ; — (trois) dépendent uniquement de nous, résumé pratique de toute la doctrine stoïcienne, VII, 54, N. ; — qui nous jettent dans le trouble et dont nous pouvons nous débarrasser, IX, 32 ; — (des trois) qui nous constituent, il en est deux desquelles nous ne pouvons que prendre soin, et une qui est proprement à nous, XII, 3 ; — (les) ne sont que l’idée que nous nous en faisons ; une des maximes favorites du Stoïcisme, vraie à certains égards, mais excessive, XII, 22, N.
Chrèse, ville où Marc-Aurèle alla séjourner pour sa santé, I, 17.
Chrétiens (les), leur opiniâtreté à courir au-devant de la mort, XI, 3 ; — la seule fois que Marc-Aurèle en parle ; reproche et éloge qu’il leur adresse, XI, 3, N.
Christ, ressemblance de son Sermon sur la montagne avec la philosophie stoïcienne de Marc-Aurèle, qui exprime sous une autre forme les mêmes conseils et la même pensée, II, 1, N. ; — (le), dans le Sermon sur la montagne, exprime une même pensée que Marc-Aurèle, III, 6, N. ; — (le) s’exprime dans le sens de Marc-Aurèle sur la bonté, XI, 18, N.
Christianisme, une de ses recommandations les plus saintes et les plus pratiques est aussi celle de Marc-Aurèle, VII, 69, N. ; — (le), et surtout saint Augustin, ont approfondi la question la plus ardue que la morale et la théologie puissent se poser, et que le Stoïcisme a soulevée, IX, 40, N.
Chryse et Gaëte, villes d’Italie, I, 17, N.
Chrysippe, sa pensée conservée d’une manière plus complète, par Plutarque, citée, VI, 42, N. ; — le nombre des Chrysippes n’est peut-être jamais aussi grand dans le monde que Marc-Aurèle semble le croire, VII, 19, N.
Cicéron, son « Caritas generis humani » sous une autre forme, II, 13, N. ; — son mot sur la bienveillance que les hommes se doivent entre eux, XI, 18, N.
Citadelle d’une âme libre de passions ; ce qui la compose, VIII, 48.
Cité (la), comparéeàk l’univers, II, 16 ; — (de la) commune, nous viennent, et l’intelligence elle-même, et la raison, et la loi qui nous régit, IV, 4 ; — (bien-aimée) de Cécrops ! exclamation d’un poëte, citée par Marc-Aurèle, IV, 23 ; — (la) du monde, dont l’homme fait partie, IV, 29, N. ; — (la) est une patrie, choisie par nous ; le monde est la cité de l’homme, VI, 44 ; — des Dieux et des hommes, doctrine exclusivement propre au Stoïcisme, X, 1, N. ; — (il n’y a point de mal pour la), si la loi n’est pas violée, X, 33 ; — (être renvoyé de la) par la nature même, qui t’y avait fait entrer, n’est pas chose inique, XII, 36 ; — (la grande), définition de ce mot, XII, 36, N.
Cithéron, allusion de Marc-Aurèle à l’Œdipe-Roi de Sophocle, XI. 6, N.
Citoyen (le) de la cité suprême, III, 11 ; — (vie d’un), qui marque chaque pas de son existence par des actions utiles à ses concitoyens, X, 6 ; — (le véritable) ne souffre jamais, là où la cité ne souffre point, X, 33 ; — (dans la grande cité, il est indifférent d’être) pendant cinq années ou pendant trois, XII, 36.
Clotho, la première des trois Parques ; elle tient le fuseau et préside il la naissance des humains, IV, 34, N.
Cœur (mon) en a souri, vers cité de l’Odyssée, d’Homère, par Marc-Aurèle, XI, 31, N.
Coin de cette plage terrestre ; tout ce qui s’y passe n’est rien, VIII, 21.
Colère (la) est contre la raison, VII, 14 ; — dénote de la faiblesse, XI, 18 ; — et le chagrin des actions d’autrui, nous sont plus pénibles que les actions mêmes, XI, 18.
Colonne (la) Antonine, qu’on voit encore à Rome, a été élevée à Marc-Aurèle « post mortem », IV, 3, N.
Comédie ancienne, utilité de son invention, XI, 6 ; — moyenne, son invention, XI, 6 ; — nouvelle, son invention, sa transformation en une imitation ingénieuse, XI, 6.
Comédien (le) congédié du théâtre et se plaignant de n’avoir point joué ses cinq actes, XII, 36.
Commandement moral en nous, VI, 8.
Commencement (notre), notre fin, notre course dans cette vie, dirigés par la nature vers un seul et même but, VIII, 20 ; — bien vil, admirable fin de la production du corps de l’enfant, X, 26.
Commentaire manifeste de l’Évocation des morts, dans l’Odyssée d’Homère, IX, 24.
Commode, fils et successeur de Marc-Aurèle, III, 16, N.
Communauté, sens dans lequel il faut entendre cette expression, V, 35, N. ; — sens dans lequel il faut entendre ce mot, VI, 7, N. ; — sens dans lequel il faut entendre ce mot, VI, 30, N. ; — qui est l’objet de tous les soins des Dieux, VI, 41 ; — (l’intérêt de la), sens dans lequel il faut entendre cette expression, VII, 55, N. ; — (des actes utiles à la), sens dans lequel il faut entendre ce mot ; sa définition, VIII, 12, N. ; — définition de ce mot, X, 24, N. ; — définition de ce mot, XI, 4, N. ; — définition de ce mot, XI. 19, N. ; — définition de ce mot, XII, 20, N. ; — ce mot pris dans le sens habituel où le prend Marc-Aurèle, XII, 23, N. ; — d’intelligence, définition de cette pensée, XII, 20, N.
Comparaison des fautes de concupiscence et de celles de colère, II, 10 ; — de l’univers avec une cité bien gouvernée, II, 16 ; — de l’homme à un monde bien réglé, IV, 27 ; — du monde avec un animal composé d’une seule matière et d’une âme unique, IV, 11 ; — de l’homme qui part de la vie, avec l’olive mûre qui tombe en bénissant la terre, sa nourrice, IV, 48 ; — de l’homme qui fait le bien, avec la vigne qui porte son fruit, V, 6 ; — de la belle-mère et de la mère, avec la cour et la philosophie, VI, 12 ; — des écoulements, des altérations des êtres, avec le cours non interrompu du temps, VI, 15 ; — du rapport d’union qu’ont entre eux les membres du corps, avec celui qu’ont entre eux les êtres raisonnables, VII, 13 ; — (la) des dunes de sable, qui peut également s’appliquer aux vaines opinions des hommes et à la vaine gloire, VII, 34, N.; — de la nature raisonnable, avec la feuille qui n’est qu’une partie de la plante, VIII, 7 ; — de la nature, qui a dirigé vers un seul but, et notre fin, et notre commencement, et notre course dans cette vie, avec le joueur qui dirige sa balle ; — (autre), de la bulle d’eau avec la lampe, VIII, 20, — d’un bain avec chaque portion de notre vie, et chaque objet qui tombe sous nos sens, VIII, 24 ; — de l’air que nous respirons et de l’intelligence répandue dans l’univers, que notre raison peut respirer en quelque sorte, VIII, 54 ; — d’un rayon de soleil à l’âme, VIII, 57 ; — des, parties du corps, faites dans un certain but, avec l’homme, né pour faire le bien, IX, 42; — de l’homme qui s’afflige ou se fâche, avec un porc, X, 28 ; — des feuilles des bois avec la race des mortels, X, 34 ; — du corps et de ses organes avec une doloire, X, 38 ; — d’une action quelconque qui finit en son temps, avec la vie, XII, 23 ; — du citoyen et du comédien, XII, 36.
Complément du système social, et complément de la vie sociale, IX, 23.
Compliments réciproques que se font des hommes qui se méprisent les uns les autres, XI, 14.
Conception (la) des choses et l’intelligence cessent en nous avant la vie même, III, 1.
Conceptions (nos) de la matière et du mouvement des objets sensibles sont sujettes à des variations infinies, V, 10.
Concert (le) des choses est un, V, 8.
Concitoyens (les) vivent ensemble sous un même gouvernement, IV, 4.
Concupiscence, faute plus grave que celle de la colère, II, 10.
Condition à laquelle l’obéissance aux ordres de la raison ne sera plus pour nous un supplice, V, 9 ; — à laquelle peuvent être réduits les êtres, après la mort, VI, 24 ; — (la) d’un être raisonnable, VII, 55.
Conduite à tenir en présence des événements de la vie, quand ce qui commande en nous suit sa nature, IV, 1 ; — (examen de) d’un homme vertueux, V, 31 ; — de l’homme qui ne veut point louer les hommes de son temps, VI, 18 ; — à tenir dans toutes les rencontres de la vie, VI, 20 ; — d’Épicure dans la maladie, IX, 41 ; — de ceux qui montrent tant d’arrogance dans les louanges et les critiques qu’ils font des autres, X, 13 ; — généreuse envers ceux qui nous méprisent ou nous haïssent, XI, 13 ; — qui se rapproche de l’insensibilité et qui ressemble à la force, XI, 18.
Conjonctures dans lesquelles nous pouvons nous trouver, et comment il faut s’y conduire, VII, 68.
Connaissance du monde et de soi-même, nécessaire à posséder, VIII, 52.
Conseil pratique qu’observent instinctivement les esprits supérieurs, IV, II, N. ; — sur la conduite de l’homme en ce qui regarde sa nature végétative, sa nature animale, et sa nature d’être raisonnable, X, 2.
Conseils à notre âme, V, 26 ; — qu’avait déjà donnés le Platonisme, et que la foi chrétienne a sanctionnés aussi bien que le Stoïcisme, VI, 39, N.
Considérations qui purifient les souillures de la vie terrestre, VII, 47.
Consolation, pour partir de la vie avec résignation, IV, 48.
Constitution de l’homme, faire ce qu’elle réclame, X, 33.
Contemplation (la) est le fondement de la science des choses divines et humaines, III, 1.
Contradiction dans Marc-Aurèle, et qui se retrouve dans Sénèque, X, 5, N.
Contrainte (la) est une sorte de nécessité ; sens de cette pensée, IV, 9, N.
Convenance et utilité que les hommes trouvent dans des choses, qu’il est trop dur de ne pas leur permettre, VI, 27.
Corps (dans le monde des), rien n’est stable, II, 17 ; — (le) a les sensations, III, 16 ; — (les) se dissolvent, et font place à d’autres cadavres, IV, 21 ; — (le) ne peut rien discerner, VI, 32 ; — (le) doit prendre soin que rien ne le blesse, VII, 16 ; — (tous les) passent, entraînés par la matière de l’univers ; leur nature, VII, 19 ; — (quel doit être le maintien du), VII, 60 ; — soin qu’en avait pris l’école cynique et l’école stoïcienne, VII, 60, N. ; — (un vaste et unique), définition de ce mot, IX, 39, N. ; — ce qu’il a reçu en lui à l’instant de la naissance, X, 7 ; — (le) et ses organes, comparés à une doloire, X, 38 ; — tout ce qu’il y a d’igné dans sa composition obéit à la disposition du tout, XI, 20 ; — est une des trois choses qui nous constituent, XII, 3.
Corruption (la) subit le changement, XII, 21.
Cosmologie de l’école stoïcienne, qui a toujours soutenu l’unité de matière sous la variété infinie des transformations, VII, 23, N.
Cosmos, sens de ce mot en grec, VII, 9, N.
Cour (la), comparée à une belle-mère, VI, 12 ; — (la) et la philosophie ; sens dans lequel il faut entendre ce mot : la Cour, VI, 12, N. ; — (la) d’Auguste, citée par Marc-Aurèle, parce qu’elle était fort nombreuse, comme le prouve l’énumération seule qu’il en fait, VIII, 31, N.
Courage (le), la justice, la vérité, la tempérance, sont les quatre parties de la vertu dans la doctrine platonicienne, III, 6, N. : — la justice, le courage, la sagesse et la tempérance sont les quatre parties essentielles de la vertu, selon Socrate, V, 12, N.
Cours (les) des rois ont toujours été les mêmes, seulement avec d’autres acteurs, X, 27.
Cours (le) non interrompu du temps, comparé avec les écoulements et les altérations des êtres, VI, 15.
Course (notre) dans cette vie, notre fin, notre commencement, dirigés par la nature vers un seul but, VIII, 20.
Cousin (M. Victor) ; sa traduction du Phédon de Platon, et de l’Apologie, citée, II, 11, N. ; — sa traduction du Phèdre, citée, II, 13, N. ; — sa traduction du Criton, de Platon, citée sur cette pensée qu’il ne faut dire ou faire aucun mal à personne, V, 31, N. ; — sa traduction du Timée, de Platon, citée, VI, I, N. ; — sa traduction du Criton, citée, VI, 2, N. ; — sa traduction des Lois, de Platon, citée, VI, 44, N. ; — sa traduction de l’Apologie de Socrate, par Platon, citée, VII, 44 et 45, N. ; — sa traduction du Phédon, de Platon, citée, VII, 56, N. ; — sa traduction du Gorgias, de Platon, citée, VII, 46, N. ; — sa traduction du Protagoras, citée, VII, 63, N. ; — sa traduction du Phédon, de Platon, citée, VIII, 58, N. ; sa traduction du Phédon, citée, IX, 3, N. ; — sa traduction du Théétète, citée, X, 23, N. ; — sa traduction du Criton et du Phédon, citée, XI, 19, N. ; — sa traduction du Criton et du Phèdre, citée, XI, 23, N.
Craindre quelque chose, c’est être déserteur, X, 25.
Crainte de faire ce que l’organisation de l’homme ne veut pas que nous fassions, VII, 20.
Cratès, ce qu’il dit de Xénocrate ; allusion obscure, VI, 13, N.
Crésus, sa cour, X, 27.
Criton, de Platon, dans la traduction de M. V. Cousin, cité sur cette pensée qu’il ne faut jamais dire ou faire aucun mal à personne, V, 31, N. ; — passage cité sur le devoir, qui est comme une anticipation de la pensée de Marc-Aurèle, VI, 2, N. ; — cité sur la résignation de Socrate, VII, 66, N. ; — cité par Marc-Aurèle, X, 31 ; — cité sur la doctrine du Spiritualisme, XI, 19, N. ; — cité pour l’opinion de Socrate sur les croyances vulgaires, XI, 22, N.
Croyances du Stoïcisme au temps de Marc-Aurèle, sont surtout celles de Marc-Aurèle lui-même, XII, 14, N.
Cuvier, son mot cité sur le rapport entre l’homme et l’animal, IX, 28, N.
Cynique (l’école) avait singulièrement négligé la surveillance de l’extérieur de l’homme, VII, 60, N.

D

Défauts dont nous pouvons nous défendre, et comment, V, 5 ; — reprochés ordinairement aux hommes, VI, 18.
Défense de trop lire, mais ce que nous pouvons faire à la place, VIII, 8.
Définition de ce que nous sommes, II, 2.
Degrés (les trois) que Marc-Aurèle distingue dans l’admiration que les hommes peuvent ressentir pour les objets extérieurs, VI, 14, N.
Dehors (un) fastueux est un dangereux imposteur, VI, 13.
Délations (les) sont arrêtées par Marc-Aurèle, quoiqu’elles rapportassent beaucoup au fisc, I, 5, N.
Délibération sur soi-même ; son but, VI, 41.
Delphes (l’antique précepte de l’oracle de), que Socrate s’était approprié : Connais-toi toi-même, cité, X, 24, N.
Démétrius le Platonicien et Eudémon, cités par Marc-Aurèle, comme hommes spirituels, VIII, 25 ; — ne sont pas autrement connus, ib., N.
Démétrius de Phalère, admiré par Marc-Aurèle. IX, 29 ; — cité par Marc-Aurèle, comme personnage dramatique, IX, 29, N.
Démocrite, tué par la vermine, III, 3 ; — mort à cent neuf ans, de vieillesse, et sans la moindre douleur, III, 3, N. ; — d’après différents passages de Stobée, paraît être le philosophe dont Marc-Aurèle cite une maxime, IV, 24, N. ; — (l’antique doctrine des atomes de) et d’Épicure ; réfutation de ces théories, VII, 23, N.
Déplacement (le), c’est l’immortalité, VIII, 25, N. ; — sorte de changement, XII, 21.
Descartes conçut le projet de sa Méthode, à quinze ou seize cents ans de distance, à peu près dans le même pays, où Marc-Aurèle écrivit ses réflexions intimes, II, 17, N. ; — une de ses quatre maximes pratiques, et la seconde de « sa morale par provision », est aussi celle que Marc-Aurèle exprime, VIII, 51, N. ; — cité sur la manière dont il a compris le rôle de la philosophie, IX, 29, N. ; — discours de la Méthode, cité sur les conseils analogues, à ceux de Marc-Aurèle, qu’il y donne, X, 12, N.
Déserteur (le) défini, X, 25.
Désignation qui concerne évidemment les Épicuriens, qui ne regardaient pas la mort comme un mal, XII, 34, N.
Désir, son but, IX, 31.
Désirs, conditions qu’il faut mettre à nos désirs, XI, 37.
Dessein que nous nous proposons, en acceptant du secours d’autrui, VII, 7.
Destin (le), ce qu’il a fixé pour l’homme, VIII, 37 ; — de Socrate, et de Jésus-Christ, X, 15, N. ; — dans le sens où l’avait entendu l’antiquité jusqu’aux temps d’Anaxagore, de Socrate et de Platon, XII, 14, N.
Destinée (la) dispense les lois de l’univers, III, 4 ; — ne brise jamais une vie incomplète dans l’homme qui est pur de tout péché, III, 8 ; — cause suprême, V, 8 ; — moyens par lesquels on prétend la détourner, VII, 2.
Détail (l’égalité d’un) isolé avec le tout ; interprétation de cette pensée, VIII, 7, N.
Devoir (tout), dans la vie, se compose de l’accomplissement d’un certain nombre de choses, VI, 26 ; — d’une saine raison, X, 35.
Devoirs (les) que la société impose à ses membres ; préoccupation constante de Marc-Aurèle, et idée qu’il s’en fait, V, I, N.
Dieu (le) qui réside en nous, III, 5, N. ; — (passage qui suffirait à prouver que Marc-Aurèle n’a pas toujours confondu) et le monde, sur les pas du Stoïcisme, V, 10, N. ; — (un) sans sagesse n’est pas même chose facile ii imaginer, VI, 44 ; — (un seul), qui est dans tout, VII, 9 ; — qui est partout, est un ; affirmation complète de l’unité de Dieu et de l’unité systématique du monde, VII, 9, N. ; — auquel il faut obéir ; il fait tout par des lois, selon le poëte, VII, 31 ; — s’en remettre il lui sur la durée de notre existence, VII, 46 ; — a permis à l’homme, ou de ne jamais se laisser arracher de son tout, ou, quand il en a été arraché, de s’y rejoindre, VIII, 34 ; — honneur dont il a gratifié l’homme ; nulle part Marc-Aurèle n’a mieux montré les rapports qui unissent l’homme à Dieu, VIII, 34, N. ; — n’a pas voulu qu’il fût au pouvoir d’un autre de nous rendre malheureux, VIII, 56 ; — porte son fruit comme l’homme porte le sien ; assimilation un peu audacieuse, IX, 10, N. ; — existant, tout est bien, IX, 38 ; — la vraie manière de le prier, IX, 40, N. ; — tient toujours le droit chemin, X, 11 ; — comment il voit les âmes ; son intelligence, XII. 2.
Dieux (les) ont donné à l’homme un pouvoir efficace, qui peut le garantir de tomber dans les maux véritables, II, 11 ; — (honorer et bénir les) ; depuis Marc-Aurèle, personne n’a parlé sur ce sujet mieux que lui, V, 33, N. ; — (le secours des) à invoquer en toutes choses, VI, 23 ; — (les) ont décrété le plan général de l’univers, et, par conséquent, tout ce qui nous arrive ; croire le contraire serait impie, VI, 44 ; — (croire que les) ne s’occupent en rien de nous est une impiété ; lire, dans le Xe livre des Lois, les admirables démonstrations de Platon sur ce point spécial, VI, 44, N. ; — (les), qui sont immortels, supportent les méchants, et même en prennent toutes sortes de soins. VII, 70 ; — ou atomes ; les accuser est folie, VIII, 17 ; — ou atomes ; définition de cette expression, VIII, 17, N. ; — êtres envers lesquels ils sont bienveillants, IX, 11 ; — moyens par lesquels ils viennent au secours des hommes, pour leur faire avoir les biens qui sont l’objet de leurs soins, IX, 27 ; — manière de les prier, IX, 40 ; — (tout vient des) ; c’est le solide fondement de l’optimisme, X, 1, N. ; — ne se soucient pas d’être flattés par des êtres raisonnables, X, 8 ; — (résignation à la volonté des), vers cités par Marc-Aurèle, déjà répétés plus haut, liv. VII, §§ 38, 40 et 41 ; XI, 6, N. ; — (être pieux et adorer les), doctrine plus platonicienne encore que stoïcienne, XI, 20, N. ; — ne pèchent ni volontairement, ni involontairement, XII, 12 ; — conviction de leur existence comme de celle de l’âme, XII, 28.
Difficile (le) n’est pas une chose impossible à l’homme, VI, 19.
Dimensions de la sphère de l’âme, XI, 12.
Diogène, Héraclite, Socrate, opposés à Alexandre, César, Pompée, VIII, 3 ; — ceci ne veut pas dire que Marc-Aurèle mette ces philosophes sur la même ligne, ib., N. ; — son but en empruntant souvent quelques traits à la comédie ancienne, XI, 6 ; — le Cynique, un des prédécesseurs du Stoïcisme, XI, 6, N.
Diogène de Laërte, cité sur Antisthène, et sur la sentence qu’il lui attribue, VII, 36, N.
Diogénète inspira à Marc-Aurèle la haine des occupations futiles, et lui donna le goût de l’étude et de la philosophie, I, 6 ; — ou Diognète, d’après Capitolin ; ses soins pour les études de Marc-Aurèle, I, 6, N.
Dion, l’ennemi du jeune Denys, I, 14, N.
Diotimus, Épitynchanus, personnages cités par Marc-Aurèle, VIII, 25 ; — tous deux inconnus ; Diotimus est encore nommé un peu plus loin, VIII, 37, N.
Discipline hellénique, son appareil, I, 6.
Discours (dans le), à quoi il faut faire attention, VII, 4 ; — de la Méthode de Descartes, édition de M. V. Cousin, cité, II, 17, N. ; — cité sur une de ses maximes, qui est déjà celle de Marc-Aurèle, VIII, 51, N.
Disparaît (tout), sentiment vrai et profond du néant de l’homme, II, 12, N.
Disparaîtras (tu), expression trop forte, qui implique une idée d’anéantissement, IV, 14, N.
Dispersion des éléments de notre être ; Marc-Aurèle n’écarte pas de cette pensée une solution spiritualiste, VII, 32, N. ; — qui n’affecte que les éléments insensibles de notre être, VII, 50.
Dissolution (la) de toutes choses est conforme à la nature, II, 17 ; — d’atomes adhérents les uns aux autres, VII, 1 ; — (la) de chaque être n’est que son retour aux principes dont il était composé, X, 7.
Distinction des vrais et des faux biens, recommandée par le Platonisme, et que le Stoïcisme a poussée plus loin qu’aucune autre école, IV, 32, N. ; — du corps et de l’âme, que le Stoïcisme n’a eu qu’à recueillir, VI, 32, N. : — de la partie intelligente et de la partie matérielle, est le fondement même du Stoïcisme, comme elle l’est de toute morale et de toute religion, XI, 20, N.
Distribution (la) indifférente des biens et des maux, aux hommes de bien et aux méchants, n’est point produite par l’ignorance des Dieux, II, 11.
Divinité (la) rend insensible à toute perversité l’homme vertueux, et fait de lui un athlète pour le plus grand des combats, III, 4.
Divinités (la plus auguste des) ; sa définition, IX, 1, N.
Division réfléchie des objets ; résultat moral qui en sort, XI, 2.
Doloire, comparée au corps et à ses organes X, 38.
Domitia Lucilla, et non pas Domitia Calvilla, mère de Marc-Aurèle ; briques qui portent son nom comme marque de fabrique ; ses vertus, I, 3, N.
Domitius se louait toujours de ses maîtres, I, 13 ; — cité par Marc-Aurèle, I, 13 ; — inconnu, ib., N.
Dormir (le) est commun à l’homme avec les animaux privés de raison, VIII, 12.
Douleur (conséquence de la) insupportable et de la douleur supportable, VII, 33 ; — (pensée qui doit nous être présente dans la), principe d’Épicure, qu’il faut appeler à notre secours, VII, 64 ; — (la) est un mal, ou pour le corps, ou pour l’âme, VIII, 28.
Doute sur la destinée des êtres après leur mort, VI, 24.
Dunes de sable (les), comparaison neuve et frappante, qui peut également s’appliquer aux vaines opinions des hommes et à la vaine gloire, VII, 34, N.
Durée (la), son éternité, X, 17 ; — (les abîmes de la) sont plus frappants que les deux abîmes de grandeur et de petitesse, XII, 7, N.

E

Ecclésiaste (l’), fait cette même réflexion de Marc-Aurèle, qu’il n’y a rien de nouveau dans le monde, VII, 1, N. ; — sa pensée sur l’uniformité du monde, qui est aussi celle de Marc-Aurèle, citée, VII, 49, N.
Écoles (les) publiques de déclamation, fréquentées par Marc-Aurèle, I, 1, N.
Écoulements et altérations des êtres, comparés au cours non interrompu du temps, VI, 15.
Effusion du soleil, est une extension de sa lumière, VIII, 57.
Éléments (deux) : l’esprit et la matière, V, 13, N. : — leur mouvement, VI, 17 : — (les) sont soumis à l’esprit universel ; observation profondément spiritualiste, VI, 17, N. ; — (les) changent sans murmurer, VIII, 18 ; — (les) obéissent à la loi générale, XI, 20 ; — (trois) qu’on peut distinguer, et qu’on peut aussi réduire à deux, XII, 3, N.
Élève (l’) d’Antonin, Marc-Aurèle, fils adoptif d’Antonin le Pieux ; second portrait qu’il trace de son père vénéré, et qui complète l’éloge du premier, VI, 30, N.
Éloge magnifique et juste de la philosophie, II, 47, N. ; — adressé aux chrétiens par Marc-Aurèle, XI, 3, N.
Embarras rejetés hors de nous, qui n’étaient qu’en nous seuls, IX, 13.
Émotion de la chair, expression qui a une nuance chrétienne, sans être une imitation, V, 26, N.
Empédocle, un des premiers à se plaindre des difficultés de la science ; sa mort, vraie ou supposée, V, 10, N. ; — vers cité par Marc-Aurèle ; explication du mot Sphærus, dans sa doctrine, VIII, 41, N. — vers cité, XII, 3 ; — (vers d’), encore cités plus haut, liv. VIII, § 41 ; XII, 3, N.
Empire (l’) de la partie pensante, définition exacte et profonde de la magnanimité, X, 8, N.
Emporter (à quoi bon s’), citation d’Euripide, dans sa tragédie perdue de Bellérophon, VII, 38, N.
Enchaînement harmonieusement régie dans les choses, qui succèdent à celles qui les ont précédées, IV, 45 ; — de toutes les choses dans le monde, et leur rapport réciproque, VI, 38.
Endroit (en quelque) que ce soit, tout se ressemble, X, 23.
Enfant (production du corps de l’) ; commencement vil, admirable fin, X, 26.
Enfants de Marc-Aurèle, qui n’ont ni l’esprit trop lourd, ni le corps contrefait, I, 17.
Entendement (notre) ne prend aucune part aux émotions douces ou rudes qui tourmentent nos sens, IV, 3.
Entraînements (ne point se livrer aux) du corps ; maxime qui, de l’école platonicienne, est passée à l’école de Zénon, VII, 55, N.
Éphèse, recommandation dans ses lois, pour entretenir le souvenir de la vertu des ancêtres, XI, 26 ; — (lois écrites d’), le seul témoignage de l’antiquité sur ce point assez curieux, XI, 26, N.
Épictète, ses Commentaires prêtés par Rusticus à Marc-Aurèle, I, 7 ; — un de ses ouvrages, que Marc-Aurèle semble désigner ; il n’a rien écrit lui-même, I, 7, N. ; — sa grande distinction entre les choses qui dépendent de nous, et celles qui n’en dépendent pas, IV, 3, N. ; — son état de pauvreté, IV, 31, N. ; — disait qu’il était une âme chétive traînant un cadavre, IV, 41 ; — ni dans le Manuel, ni dans les Dissertations, recueillies par Arrien, ne se trouve une pensée citée par Marc-Aurèle ; ses Commentaires, IV, 11, N. ; — distinction profonde, par où commence son Manuel, V, 33, N. ; — distinction fondamentale par laquelle il commence, citée de nouveau, XI, 41, N. ; — preuve qu’Épictète était mort, lorsque Marc-Aurèle écrivait son ouvrage ; cette mort devait être assez récente, VII, 19, N. ; — Dissertations citées sur la sentence d’Antisthène, qu’il attribue formellement à ce philosophe cynique, VII, 36, N. ; — (le Manuel d’), cité pour sa première maxime, VIII, 7, N. ; — cité sur la manière dont il a compris le rôle de la philosophie, IX, 29, N. ; — pensée citée par Marc-Aurèle ; mais ce ne sont pas ses expressions exactes, XI, 33, N. ; — son conseil à un père, lorsqu’il embrasse son fils, XI, 34 ; — pensée citée par Marc-Aurèle, mais non textuellement, XI, 34, N. ; — sa maxime sur les ravissements de notre libre volonté, XI, 36 ; — sa pensée, citée par Marc-Aurèle, n’est pas textuellement rapportée, XI, 36, N.
Épicure et Démocrite ; leur antique doctrine des atomes ; réfutation de ces théories. VII, 23, N. ; — sa maxime sur la douleur, VII, 64 ; — (sentence d’), citée par Marc-Aurèle ; il est assez remarquable que le Stoïcisme puisse invoquer l’autorité d’Épicure, VII, 64, N. ; — cité sur sa conduite dans les maladies, IX, 41 ; — (passage de Sénèque, cité sur la mort d’), IX, 41, N.
Épicuréisme (l’), fausse doctrine des atomes, que Marc-Aurèle combat toujours, XI, 18, N.
Épicuriens (les) regardaient la mort comme l’anéantissement total de l’être, XII, 34, N.
Épigramme qui doit paraître sanglante dans la bouche d’un empereur faisant la guerre aux Barbares, X, 10, N.
Épitynchanus et Diotimus, cités par Marc-Aurèle, VIII, 25 ; — tous deux inconnus, ib., N.
Éponge (l’) et le blanc d’œuf étaient des remèdes usités contre l’ophthalmie, V, 9, N.
Erreurs (quatre) principales de l’esprit ; de quelle manière il les peut éviter, XI, 19.
Esculape, ou plutôt le médecin particulier d’un malade, son Esculape, V, 8, N.
Esprit (l’) ne doit s’occuper que du principe modérateur qui est en nous. III, 4 ; — de l’univers aime l’union, l’harmonie des êtres ; il a établi la subordination, la combinaison en toutes choses, V, 30 ; — son mouvement, VIII, 60.
Essentiel (l’) est de savoir comment l’âme use d’elle-même ; le reste n’est que corps, matière et fumée, XII, 33.
Estime (l’) de ceux qui vivent conformément à la nature, à préférer à la gloire que dispense la foule, III, 1 ; — (ce qui est digne d’), VI, 16 ; — que fait de la vie l’homme qui a l’âme noble et élevée, VII, 35.
État (ne pas faire grand) de mourir plus tôt ou plus tard ; comment cette pensée est juste, et comment elle ne l’est plus autant, IV, 47, N.
Étranger (ce que c’est qu’être) dans le monde, IV, 29 ; — dans sa patrie ; manière de cesser de l’être, XII, 1.
Être tout-puissant, distribue les choses selon leur mérite, IV, 10 ; — (l’) qui nous a produits, nous reprendra par sa puissance génératrice, en vertu d’un changement, IV, 14 ; — (l’) raisonnable ; son bien est dans la société humaine, V, 16 ; — (l’homme ne peut jamais être un) indifférent, V, 20 ; — (l’) qui se sert de tout, est ce qu’il y a de plus excellent dans le monde, et c’est aussi ce qu’il y a de plus excellent en nous, V, 21 ; — (ce que l’) peut devenir après sa mort, VI, 21 ; — (ce que chaque) doit faire, est la conséquence de sa condition, VII, 55 ; — ce chétif composé doit se dissiper quelque jour, VIII, 25 ; — (l’) raisonnable, faculté qui lui est commune avec la nature, VIII, 35 ; — (un) raisonnable ; définition de ce mot, X, 2, N. ; — (définition de la dissolution de l’), X, 7 ; — ce qui gouverne toutes choses, est la loi, X, 25 ; — (chaque) naît dans l’ordre auquel il appartient, XII, 21 ; — (l’) suprême ; tout ce qui nous arrive vient de lui, XII, 26.
Êtres (les) raisonnables ; leur but, II, 16 ; — (les) raisonnables sont nés les uns pour les autres, IV, 3 ; — (les) inférieurs sont faits en vue des supérieurs, V, 30 ; — (des) se hâtent d’exister, d’autres êtres se hâtent de n’exister plus, VI, 15 ; — ne sauraient nous distraire de notre devoir, VI, 22 ; — (tous les) sont coordonnés ensemble, VII, 9 ; — créés de la matière des autres êtres, VII, 25 ; — (les) ont tous un lien de parenté entre eux, IX, 1 ; — (les) qui ont entre eux quelque chose de commun, tendent à s’unir aux êtres de leur espèce, IX, 9 ; — inférieurs, existent en vue des supérieurs, XI, 18.
Eudémon et Démétrius le Platonicien, cités par Marc-Aurèle comme hommes spirituels, VIII, 25 ; — ne sont pas autrement connus, ib, N.
Eudoxe, sans doute le disciple de Platon, cité par Marc-Aurèle, VI, 47, N.
Euphrate, nom d’homme, cité par Marc-Aurèle, X, 31.
Euripide, vers cités de sa tragédie perdue de Bellérophon, VII, 38, N. ; — cité sur un vers qui, probablement, lui appartient, VII, 39, N. ; — vers cités de sa tragédie perdue d’Hypsipyle, VII, 40, N. ; — vers cités de sa tragédie de Chrysippe, VII, 50, N. ; — vers cités des Suppliantes, VII, 51, N.
Europe (l’) et l’Asie sont des coins du monde, VI, 36.
Eutychès, Hymen, Satyron, personnages cités par Marc-Aurèle, X, 31 ; — noms inconnus, ib, N.
Eutychion, cité par Marc-Aurèle, nom inconnu, X, 31.
Évangile, inconnu à Marc-Aurèle, IX, 40, N. ; — en quel sens il a dit : « Paix aux hommes de bonne volonté », X, 33, N.
Éveil et mouvement, que l’être se donne comme il veut ; définition de cette pensée, VI, 8, N.
Événements (les) fortuits ne sont pas on dehors de la nature, II, 3 ; — qui arrivent aux hommes sont habituels, VIII, 46.
Évocation des morts ; ces mots ne sont pas dans le texte de l’Odyssée d’Homère, mais ils sont impliqués dans le mot très-spécial dont se sert Marc-Aurèle, IX, 24, N.
Examen (l’) méthodique et rationnel des objets est propre à élever les sentiments de l’âme, III, 11 ; — de conduite d’un sage, V, 31 ; — auquel il faut s’appliquer sans cesse et exercer son esprit, X, 11.
Excellent (ce qu’il y a de plus) dans le monde et ce qu’il y a de plus excellent en nous, V, 21.
Exemples donnés à Marc-Aurèle par son aïeul Vérus, I, 1 ; — hardis proposés à Marc-Aurèle, mais que son âme était capable de comprendre, I, 14, N.
Exhortation et réprimande, IX, 37; — de se conduire dans la maladie à l’imitation d’Épicure IX, 11.
Existence (l’autre) n’est pas vide de Dieux, III, 3 ; — (l’) de l’homme lui est donnée en vue de quelque chose de supérieur, VIII, 19 ; — (notre) est déterminée de tout temps par l’enchaînement universel des causes, X, 5 : — comment nous serons en état de passer ce qui nous en reste, jusqu’à la mort, exempts de trouble, dans une parfaite union avec notre génie, XII, 3 ; — (conviction de l’) des Dieux et de l’âme, XII, 28.
Expression très-significative de Marc-Aurèle, employée pour rendre la transformation des parties de l’univers, comprises dans le monde visible, X, 7.
Extinction (l’) plus ou moins totale de l’être, VIII, 25, N.
Extrait de Platon, fragment emprunté par Marc-Aurèle à la République, VII, 35, N.
Extraits d’auteurs, mis à part par Marc-Aurèle, pour l’usage de sa vieillesse, III, 14 ; — de Platon, traduction de M. V. Cousin, VII 44 et 45, N.

F

Fabius Catullinus, cité par Marc-Aurèle, XII, 27.
Fâcher (se) contre la destinée, c’est être déserteur, X, 25.
Faculté (l’étude de la), d’où vient en nous le jugement des choses, nous garantira de toute opinion contraire à la nature, III, 9 ; — (la) d’agir, sens divers de ce mot, VIII, 7, N. ; — (la) commune avec la nature et avec les êtres raisonnables, VIII, 35.
Facultés (les) communes à tous ; celles qui sont propres à l’homme de bien, III, 16 ; — qui peuvent nous sembler dignes de nos désirs. XII, 31.
Faillir (on peut) à la mesure ; mais il faut y revenir sans cesse, VI, 11.
Famille commune à tous les hommes, idée que le Stoïcisme avait développée, en l’empruntant à Socrate et à Platon, II, 13, N.
Faustine, femme de Marc-Aurèle, dont on a récemment essayé de réhabiliter la mémoire, I, 17, N. ; — la première femme d’Antonin, VIII, 25, N.
Faute (pour démontrer que les autres ont commis une), ne fais ni l’acteur tragique ni la courtisane, V, 28 ; — (toute) est une déviation du but qu’on se propose, IX, 42 ; — d’autrui, son châtiment, XII, 16 ; — d’autrui, ne nous regarde pas, XII, 26.
Félicité (la) définie, VII, 17.
Femme de Marc-Aurèle, Faustine ; son caractère, I, 17.
Femmes (les) disent que personne ne saurait éviter sa destinée, VII, 16.
Feu (ni), ni fer, ni tyran, ne doivent nous effrayer ; réminiscence des fameux vers d’Horace, VIII. 41, N ; — (le) monte toujours en haut, IX, 9, N ; — (le) doit consumer le monde, selon le système d’Héraclite, X, 7, N.
Feuille (la) des bois, comparée à la nature de l’homme, VIII, 7.
Feuilles des bois, comparées à la destinée des mortels, X, 34.
Figue (vouloir que la) n’ait pas de suc ; dicton proverbial, IV, 6, N.
Fin (la) de l’homme comparée à une olive mûre, tombant de l’arbre qui l’a portée, IV, 48 ; — (notre), notre commencement, notre course dans cette vie, dirigés par la nature vers un seul but, VIII, 20.
Fixité (la) des principes philosophiques que Marc-Aurèle veut surtout opposer à la mobilité nécessaire et déplorable des hommes d’État, VIII, 3, N.
Fleuve (le) de la vie ; Lamartine a exprimé une idée analogue à celle de Marc-Aurèle, VI, 15, N.
Foi (la) de Marc-Aurèle est celle de Socrate, que Platon a exprimée dans le Criton et dans le Phédon, VI, 10, N.
Folie, ce que c’est, XI, 33.
Fonctions qui nous sont propres ; il ne nous est pas interdit de les soumettre à notre pouvoir, VII, 47 ; — de la nature raisonnable, VIII, 7.
Fondement de l’optimisme et de la résignation du sage, III, 11, N. ; — du Stoïcisme, VIII, 48, N. ; — (le solide) de l’optimisme, X, 1, N ; — inébranlable de la morale stoïcienne, X, 3, N. ; — plus spécieux que solide sur lequel s’appuie la philosophie matérialiste, X, 7, N.
Force (la) raisonnable et sociable, place au-dessous d’elle tout ce qu’elle trouve en désaccord avec la raison, VII, 72 ; — (la) intelligente n’est pas moins répandue partout que l’air, VIII, 54.
Forme et matière constituent l’être, V, 13 ; — (la) et la matière à distinguer dans le sujet, VII, 29.
Formes dépouillées de leurs écorces ; comment il les faut contempler, XII, 8.
Formule générale du Stoïcisme, IV, 51, N. ; — répétée bien souvent depuis Marc-Aurèle, qu’il a été peut-être le premier à trouver, V, 46 ; — stoïcienne, vivre selon la nature et toujours obéir à ses ordres, selon les circonstances, VII, 20, N. ; — (première partie de la) stoïcienne : Abstiens-toi, XII, 17, N.
Fortune (la bonne) définie, V, 36.
Fous (les), ce qu’ils cherchent après avoir fait du bien, VII, 73.
Franchise ( l’affectation de la) est un poignard, XI, 15.
Frère de Marc-Aurèle, ses mœurs, son attachement pour l’empereur, I, 17 ; — adoptif de Marc-Aurèle, Lucius Vérus, bien peu digne des sentiments exprimés pour lui par Marc-Aurèle, I, 17, N.
Fronton a instruit Marc-Aurèle sur les vices de la tyrannie, I, 11 ; — le plus célèbre des maîtres de Marc-Aurèle, et celui qu’il semble avoir le plus aimé; — il était spécialement son précepteur d’éloquence latine — estime reconnaissante qu’il inspira à son élève, I, 11, N.
Fruit, application de ce mot, IX, 10.
Fruits (les) de l’âme et les fruits des plantes mis en parallèle. XI, 1.
Fumée et néant des choses humaines, X, 31.

G

Gaête et Chryse, villes d’Italie, I, 17, N.
Génératrice (la puissance) reprend plus tard l’être qu’elle a produit, IV, 11.
Génie (le) qui est au-dedans de nous, avec lequel il nous doit suffire de vivre et que nous devons honorer d’un culte sincère, II, 13 : — (le) qui habite en nous, préférable à tout autre objet, III, 6 ; — (le), gouverneur et guide de l’âme, c’est l’intelligence et la raison dans chaque homme, V, 17 ; — définition de cette expression qu’emploie si souvent Marc-Aurèle, VII, 17, N. ; — (un) secourable est notre appui, n’importe où le sort nous jette, VIII, 45 ; — (mon), définition de ce mot ; expression du Christianisme sous une autre forme : « Mon ange gardien », VIII, 45, N. ; — (le bon), le Christianisme l’appelle l’Ange gardien, X, 13, N. ; — (notre), manière dont nous pouvons vivre dans une parfaite union avec lui, XII, 3.
Genre (le) humain suit les lois de Dieu, IV, 4.
Gens (les) un peu plus sages que le vulgaire ; ce qu’ils admirent, I, 14 ; — (il est permis d’éviter certaines) sans néanmoins les haïr, VI, 20 : — (les) même qui dorment sont, selon Héraclite, des ouvriers qui concourent à l’accomplissement des affaires du monde, VI, 42 ; — auxquels il faut vouloir du bien, IX, 27 ; — (espèce de) dont l’existence est nécessaire dans le monde, IX, 42 ; — (espèce de) malfaisants pour leur prochain, souffrent en général impatiemment les reproches. XI, 18.
Gladiateur (un) blessé ; pour l’achever sur-le-champ, ou pour le réserver à d’autres combats, il fallait consulter le peuple du cirque, X, 8, N.
Gloire (la) est d’une certaine utilité pratique, IV, 19 ; — (la), ce qu’elle est pour l’insensé, V, 36 ; — (la) définie, VI, 59, N. ; — (juste appréciation de la) humaine, VII, 6 ; — (réflexion sur la) et sa durée, VII, 34 ; — (vaine), se préserver d’en avoir le désir, VIII, 1. Voir Pascal.
Gouvernement du dieu qui est au dedans de nous ; vertus qu’il lui faut offrir, III, 5.
Gouverneur de Marc-Aurèle, ses sages conseils sur le plaisir et le travail, I, 5 ; — ses leçons, ses principes, son nom, I, 5, N.
Grand (ce qu’il y a de) à faire, XII, 32.
Grandeur d’âme et liberté qu’on peut avoir à l’égard des animaux privés de raison, VI, 23.
Granoua (sur les bords du), chez les Quades, Marc-Aurèle a écrit le premier livre de ses Pensées, I, 17 ; — aujourd’hui Gran, en hongrois Garam, rivière de Hongrie, dans le comitat de Gæmor ou Gœmor ; son cours, I, 17, N.
Grecs (les tragiques), pleins des maximes les plus belles et les plus pratiques, XI, 6, N.
Guide (le seul) à travers la vie jusqu’à la mort, II, 17.

H

Hadrien (cour d’), Marc-Aurèle y avait passé une partie de son enfance ; il avait dix-sept ans quand l’empereur mourut en 138, X, 27, N. Voir Adrien.
Harmonie (l’) du monde se conserve de deux façons, II, 3.
Hasard (il ne faut pas accuser le) des accidents extérieurs, XII, 24.
Hâter (se), signification de ce mot, III, 1, N.
Hélice, ville qui est disparue. IV, 48 ; — ville d’Achaïe, dans le Péloponnèse, qu’il ne faut pas confondre avec une autre ville de même nom, en Thessalie ; époque où elle fut submergée par la mer, IV, 48, N.
Helvidius Priscus, gendre de Thraséas, digne de son beau-père, I, 14, N.
Héraclite, après avoir pénétré les secrets de la nature, est mort d’hydropisie, le corps enfoncé dans de la fiente de vache, III,3 ; — son opinion sur l’origine du monde, imagina un remède pour sa maladie, mourut à soixante ans, III, 3, N. ; — sa doctrine sur la mort des éléments, IV, 46 ; — (sentence d’) d’après une citation de Clément d’Alexandrie ; Héraclite aurait emprunté lui-même cette pensée à Orphée, IV, 66, N. ; — ses fragments cités, est un des premiers qui aient reconnu et proclamé l’harmonie de l’univers et son unité admirable, V, 42, N. ; — cité par Marc-Aurèle comme orateur éloquent, philosophe vénérable, VI, 47 ; — Diogène, Socrate, opposés à Alexandre, César et Pompée, VIII, 3 ; — ceci ne veut pas dire que Marc-Aurèle mette ces philosophes sur la même ligne, ib, N. ; — cité pour son système sur le feu, auquel Marc-Aurèle fait allusion, X, 7, N.
Herculanum, ville disparue, IV, 48 ; — (catastrophe d’) et de Pompéi, est à un siècle de distance, quand Marc-Aurèle écrit ses Pensées ; découvertes qu’on y fait tous les jours, IV, 48, N.
Hésiode, vers cités de son poëme : « les Œuvres et les Jours, » V, 33, N.
Hipparque, cité par Marc-Aurèle pour ses connaissances merveilleuses, VI, 47.
Hippocrate, après avoir guéri bien des malades, n’a pu échapper à la mort, III, 3.
Histoires (les) des vieux temps, celles des époques intermédiaires, celles des temps modernes, sont uniformément remplies des mêmes choses, VII, 1.
Histrion (un) suffit à nous distraire, allusion probable de Marc-Aurèle à quelque détail de sa vie intime, X, 9, N.
Homère dans l’Odyssée, expressions qu’il emploie et dont Marc-Aurèle se sert aussi, IV, 33, N. ; — (dans l’Iliade d’) se trouve une comparaison toute pareille à celle que Marc-Aurèle emploie, IV, 49, N. ; — (mots d’) empruntés par Marc-Aurèle à l’Odyssée, V, 31, N. ; — vers de l’Odyssée, cité par Marc-Aurèle, XI, 31, N.
Hommage désintéressé que rendit à Marc-Aurèle, après sa mort, la reconnaissance d’un grand peuple, IV, 3, N.
Homme (l’) est malheureux, s’il n’étudie pas les mouvements de son âme, II, 8 ; — (l’), sa définition, son devoir, II, 9, N. ; — (comment l’) entre-t-il en rapport avec Dieu, Marc-Aurèle n’a pas le moindre doute sur l’immortalité de l’âme, bien qu’il ne voie pas par quelle partie de son être l’homme peut entrer en communication avec l’être infini, II, 12, N. ; — (l’) qui aura contracté avec la nature et ses œuvres une intime familiarité, les envisagera avec plaisir, III, 2 ; — (l’) bien châtié, n’a nulle sanie dans sa pensée, III, 8 ; — (l’) de bien, facultés qui lui sont propres, III, 16 ; — (l’) de bien, en quoi son bonheur consiste, IV, 25 ; — (l’) comparé à un monde bien réglé, IV, 27 ; — (l’) qui part de la vie avec résignation, comparé à l’olive mûre qui tombe eu bénissant la terre, sa nourrice, IV, 48 ; — (l’) qui fait le bien, comparé à la vigne, qui porte son fruit, V, 6 ; — (l’) qui a fait le bien a un mérite particulier à le faire, V, 6, N. ; — (comment l’) vit heureux, V, 36 ; — (en quoi l’) sensé fait consister son bien, VI, 2 : — (à quoi se réduit le devoir de l’) VI, 33, N. : — (le propre de l’) est d’aimer ceux mêmes qui l’offensent ; comment il y arrive, VII, 12 ; — (il faut être) de bien, quoi qu’on fasse ou qu’on dise, VII, 15 ; — (on peut être un) divin sans être connu de personne, VII, 67 ; — (l’) divin, mot du texte même de Marc-Aurèle, VII, 67, N. ; — (comment l’) se trouve dans la joie, quand il fait ce qui lui est propre, VIII, 26 ; — (Marc-Auréle montre admirablement les rapports qui unissent l’) à Dieu, VIII, 34, N. ; — (l’), par lequel tu veux être loué, ou auquel tu veux plaire, VIII, 52 ; — (l’) sage doit attendre la mort comme une des fonctions de la nature ; maxime pour la lui faire envisager avec un calme profond, IX, 3 ; — (l’) est un complément du système social et du système universel, IX, 23 ; — (l’) est né pour faire le bien, comparé aux parties du corps, faites dans un certain but, IX, 42 ; — (l’) est une partie du tout que gouverne la nature, X, 6 ; — (l’) qui s’afflige, comparé à un porc, X, 28 ; — (l’) devient meilleur quand il fait un bon usage des difficultés qu’il rencontre. X, 33 ; — (un) de quelque sens, après une vie de quarante ans, a vu tout ce qui a été et tout ce qui doit être, XI, 1 ; — (moyen de devenir) de bien, XI, 5 ; — (l’) séparé de la société mis en parallèle avec une branche détachée de son tronc, XI, 8 ; — (l’) franc et vertueux se fait connaître aussitôt qu’un homme qui aurait une mauvaise odeur, XI, 15 ; — (comment on devient un) digne du monde qui nous a donné l’être, XII, 1 ; — (l’), son grand pouvoir, XII, 11 ; — (l’) ne vit que le moment présent, XII, 26 ; — (songer à ce qu’est l’), depuis sa conception jusqu’à ce qu’il ait une âme, XII, 33 ; — (l’) qui n’envisage pas la mort avec effroi, XII, 35.
Hommes (l’hostilité des) entre eux est contre nature, II, 1 ; — qui ont jeté une merveilleuse splendeur, IV, 33 ; — (les) sous un certain point de vue, nous sont unis par un lien étroit ; sous un autre, ils nous sont chose indifférente, V, 20 ; — distingués ; ce qu’ils admirent, VI, 14 ; — (on ne veut point louer les) de son temps, VI, 18 ; — morts, de toutes conditions, de toutes nations, VI, 47 ; — (combien d’) jadis célèbres, sont oubliés aujourd’hui, VII, 6, N. ; — dont les âmes sont toujours dans le même calme, et hommes agités de projets divers, VIII, 3 ; — pénétrants et spirituels, VIII, 15 ; — qui se méprisent réciproquement se font des compliments réciproques ; et ceux qui cherchent à se supplanter se font des soumissions les uns aux autres, XI, 14 ; — ne pèchent que malgré eux, XII, 12 ; — qu’une grande passion anime et que l’opinion met si haut, XII, 27.
Honte (c’est une) que notre visage se conforme à notre pensée et que notre âme ne le puisse pas, VII, 37.
Horace, ses fameux vers, dont Marc-Aurèle a sans doute une réminiscence, VIII, 41, N. ; — ses Satires, citées sur la fable du rat de ville et du rat des champs, XI, 22, N. ; — son fameux vers du stoïcien inébranlable, cité, XII, 11, N.
Hostilité (l’) définie, II, 1.
Hymen, Eutychès, Satyron, cités par Marc-Aurèle, X, 31 ; — noms inconnus, ib, N.
Hypothèse (l’) de la persistance des âmes, réponse à y faire, IV, 21.

I

Idée, du progrès, II, 14 ; — (supprimer l’) que l’on s’était faite de son mal, c’est le supprimer en partie, IV, 7, N. ; — qu’on doit se faire des biens ; idée que le vulgaire s’en fait, V, 12 ; — des différents âges de la vie, IX, 21 ; — qui peut nous faire oublier la colère que nous causent les fautes des autres, X, 30.
Idées, spiritualistes avaient cours parmi les païens au temps de Marc-Aurèle, IV, 4, N. ; — qui nous viennent des sens ; ce qu’il faut se dire sans cesse pour les effacer, VIII, 29 ; — (trois) également vraies et pratiques, qu’il faut se donner pour règles de conduite, XII, 24, N.
Ignorance (l’) des vrais biens et des vrais maux, est un aveuglement de l’esprit aussi grand que la cécité du corps, II, 13.
Île des bienheureux, X, 8.
Iliade (vers de l’), cités par Marc-Aurèle, X, 34, N. Voir Homère.
Image (toute) fâcheuse, ou qui nous porte à haïr les hommes doit être repoussée, V, 2 ; — de ce que fait celui qui n’accepte pas son destin et qui se retranche du grand Tout, VIII, 34.
Imagination, ses illusions, VII, 17.
Impie (définition de l’), IX, 1.
Impiétés envers la plus ancienne des déesses ; — différentes espèces d’impiétés, IX, 1.
Imposteur (l’orgueil est un dangereux). VI, 13.
Impressions des sens, ne pas aller au-delà de ce qu’elles nous apprennent, VIII, 49.
Indifférence à l’égard des actions d’autrui, V, 25 ; — aux accidents du dehors, VII, 14 ; — des générations qui succèdent les unes aux autres, VIII, 31.
Indifférent, sens spécial que les Stoïciens donnaient à ce mot, V, 20, N.
Indulgence à montrer envers celui qui nous manque, comme envers celui qui a une mauvaise vue, VII, 26.
Inférieur (l’) est fait pour le supérieur, VII, 55.
Infortune, dans tout ce qu’on appelle ainsi, il n’y a rien qui viole la loi, X, 33.
Ingratitude (ne pas penser à l’) ; genre de souvenir qu’il est mieux de laisser dans l’oubli, V, 31, N.
Injustice (l’) retombe sur son auteur, IX, 4.
Inquiétude (notre) ne peut jamais avoir qu’une seule cause sérieuse, VII, 20.
Inscription tracée ordinairement sur les tombeaux, VIII, 31.
Instant (l’) présent est pour tous les hommes le seul dont ils soient maîtres, II, 11 ; — (cet) imperceptible où nous vivons conformément aux lois de la nature. IV, 48.
Intelligence (l’) et la conception des choses peuvent cesser en nous avant la vie même, III, 1 ; — (l’) comprend les préceptes, III, 16 : — (l’) est commune à tous les hommes, IV, 4 ; — (l’) est gouvernée par Dieu, que Marc-Aurèle distingue du monde aussi nettement que possible dans ce passage, VI, 1, N. ; — (rechercher si l’) suffit ou ne suffit pas à l’objet que nous nous proposons, VII, 5 ; — (l’) ne se laisse point entraîner par l’opinion à des mouvements désordonnés, VII, 16 ; — sa constitution et sa nature, VII, 55 ; — ses trois états possibles, quand le corps vient à mourir, XII, 3 ; — (l’) ne peut être emportée par le flot agité des choses, XII, 14.
Intérêt (l’) de la communauté, l’intérêt de l’État, définition de ces mots, XI, 21, N.
Irriter (on a tort de s’), ce que cette maxime recommande, ce qu’elle ne supprime ni ne blâme, VIII, 15, N.

J

Jamais ne dire ou faire aucun mal à personne ; Marc-Aurèle emprunte ce vers à Homère, en l’appropriant à sa pensée et au tour de sa phrase, V, 31, N.
Jésus-Christ, Socrate, leur destin, X, 15, N.
Job, cité sur la confiance absolue en la bonté divine, X, 14, N.
Joie (manière délicate de se ménager quelque) ; celle que Marc-Aurèle s’est ménagée personnellement, VI, 48, N.
Joueur (le) qui dirige sa balle, comparé à la nature qui dirige notre vie, VIII, 20.
Jours (nos) sont moissonnés, vers cités d’Euripide dans sa tragédie perdue d’Hypsipyle, VII, 40, N.
Jugement (s’abstenir de tout) est une des grandes maximes du Stoïcisme, VI, 52, N. ; — (le) personnifié ainsi que l’Accident, de même que l’Usage et l’Épreuve ; c’est déjà la décadence du goût qui prévaudra dans le Moyen âge, VII, 68, N.
Jugements (nos) ne peuvent jamais être contraints, VI, 52. Jupiter, en d’autres termes, Dieu, V, 27, N. : — privilège qu’il a accordé aux hommes, XI, 8.
Jusques à quand ? formule répétée bien souvent depuis Marc-Aurèle, et qu’il a été peut-être le premier à trouver, VI, 46, N.
Justice (la), la vérité, la tempérance, le courage, sont les quatre parties de la vertu dans la doctrine platonicienne, III, 6, N. ; — (la), la tempérance, la sagesse et le courage, sont les quatre parties essentielles de la vertu, selon Socrate, V, 12, N. ; — et vérité ; les cultiver est la seule chose qui soit digne d’occuper nos pensées, VI, 47 ; — (il n’y a aucune vertu opposée à la) dans la constitution de l’être raisonnable, VIII, 39 ; — (la) est la source des autres vertus, XI, 10 ; — la vérité, la sagesse, définies, XII, 15, N.

L

Lacédémoniens, ou ils plaçaient les siéges des étrangers et les leurs au théâtre, XI, 24.
Lamartine, cité ; a employé une métaphore analogue à celle qu’emploie Marc-Aurèle sur le cours de la vie, VI, 25, N.
Lampe (une), comparée à la vie, VIII, 20.
Langage (le) doit partir d’une raison saine, VIII, 30 ; — (le) d’un œil malade, qui demande à voir du vert, X, 35 ; — (certaine forme de), blâmée par Marc-Aurèle, ne cache pas toujours une coupable fausseté, XI, 15, N.
Lanuvium, ou Lavinium. sur la voie Appienne, où, sans doute, l’empereur Antonin avait aussi une ferme, I, 16, N.
Leçon (pour donner une) de morale, on ne doit faire ni l’acteur tragique, ni la courtisane, V, 28.
Leçons pour exhorter les méchants au bien, XI, 18.
Léon, nom de l’homme de Salamine, que Socrate refusa d’arrêter, en s’exposant lui-même a la mort, VII, 66, N.
Léonnatus, compagnon d’Alexandre, dont le courage extraordinaire a été célébré par Arrien ; n’a pas laissé un nom durable dans l’histoire, IV, 33, N.
Lettre écrite dans un style simple, par Rusticus, à la mère de Marc-Aurèle. I, 7.
Libre de ne pas briser l’union ; définition de cette expression, VIII, 34, N. ; — on ne l’est pas moins, en changeant d’avis et en se soumettant à qui nous corrige, qu’on ne l’était auparavant, VIII, 16.
Lien formé par la nature et rompu par elle, X, 36.
Limite (la), ou le temps convenable pour la cessation de notre vie, XII, 23.
Lire (il ne t’est plus permis de) ; c’est peut-être une allusion à quelque infirmité prématurée, dont Marc-Aurèle aurait été atteint, VIII, 8, N.
Livres (l’usage excessif des), proscrit par Marc-Aurèle, quand on est arrivé à un certain âge, IV, 30, N. ; — (la soif des) condamnée, inutile pour connaître les seules vérités nécessaires, II, 3.
Logique (la) et la raison se suffisent à elles-mêmes, V, 14.
Loi (la) est commune à tous, IV, 4 ; — (la) est notre maître ; la transgresser, c’est être déserteur, X, 25 ; — (la) n’étant point violée, il n’y a pas de mal pour la cité, X, 33.
Lois (Xe livre des) de Platon ; ses admirables démonstrations sur cette pensée de Marc-Aurèle : Croire que les Dieux s’occupent de nous, VI, 44, N. ; (les), citées, VII, 63, N. ; — (les) citées sur les sentiments respectueux de Socrate, pour le culte national et pour les croyances reçues, XI, 23, N. ; — écrites d’Éphèse ; c’est le seul témoignage de l’antiquité sur un point assez curieux, XI, 26, N.
Lorium, petite ville d’Étrurie, où mourut Antonin le Pieux, à cinq ou six lieues de Rome, I, XVI, N.
Louange (la) dédaignée, idée qui n’est pas très-pratique pour tout le monde, III, 4, N. ; — (la) ne rend un objet ni pire ni meilleur, IV, 20.
Louanges (les) de la multitude ne sont qu’un vain bruit de langues, VI, 16.
Lucien, cité sur la description enthousiaste qu’il fait de la beauté de Panthée, dans le dialogue intitulé : « les Portraits », VIII, 37, N.
Lucille, fille de Marc-Auréle, femme de Lucius Vérus, associé à l’Empire, VIII, 25, N.
Lucius Lupus, ses jardins magnifiques, vantés par Marc-Aurèle, XII, 27.
Lucius Vérus, frère adoptif de Marc-Aurèle, peu digne des sentiments exprimés pour lui, I, 17, N.
Lumière (il n’y a qu’une) du soleil, bien qu’elle se divise à l’infini, XII, 30.

M

Magnanime, qualités que suppose ce mot, X, 8.
Magnanimité, sa définition exacte et profonde, X, 8, N.
Maï (M. Angelo) a retrouvé un recueil de lettres de Marc-Aurèle et de Fronton, qu’a traduites M. Cassan, I, 11, N.
Maintien du corps, son importance, VII, 60.
Maitre (le) intérieur, défini, IV, 1, N. ; — de son âme, comment on le devient, IX, 7 ; — (être) de ses pensées, XII, 17.
Mal (le) est supprimé, en supprimant l’opinion qu’on eu a, IV, 7 ; — (notre) est dans la partie de nous-même où se forme l’opinion concernant les maux, IV, 39 ; — il dépend de nous de ne le pas prendre pour tel, VII, 14 ; — (le bien et le), en quoi ils consistent, pour l’être raisonnable, IX, 16 ; — (le vrai), en quoi il consiste, IX, 42 ; — (le) fait par les méchants, malgré eux et par ignorance, XI, 18.
Maladie (la), la mort, la calomnie ; pensée de Marc-Aurèle, qui n’est peut-être pas très-juste, IV, 41, N.
Malheur (dans le), sens de ce mot, II, 8, N. ; — (le) ou le bonheur des hommes, IV. 49.
Manière de ne pas donner à des choses futiles plus d’attention qu’il ne convient, IV, 32 ; — (la meilleure) de se venger, VI, 6 ; — (la vraie) de prier Dieu, IX, 40, N.
Manuel (le) d’Épictète, distinction profonde par où il commence, V, 33, N. ; — distinction fondamentale par laquelle il commence, citée, VI, 41, N. ; — cité pour sa première maxime, VIII, 7, N. Voir Commentaires, d’Épictète.
Marâtre, ou belle-mère, comparée à la Cour, VI, 12.
Marc-Aurèle, année et maison de sa naissance ; perte de son père ; recueilli par son grand-père. I, 1, N. ; — à quel âge il devint orphelin, I, 2, N. ; — les vertus qu’il a pratiquées ; la beauté de son âme, à laquelle sa mère contribua, I, 3, N. : — n’a jamais eu de frère que par adoption, Lucius Vérus, I, 14, N. ; — est mort à soixante-deux ans, II, 2, N. ; — preuve qu’il a écrit ses réflexions adressées à lui-même, dans les derniers temps de sa vie, II, 7, N. ; — en se rangeant à la doctrine de Théophraste, sur la distinction des fautes, s’éloigne de celle des stoïciens, II, 10. N. ; — époque à laquelle il écrivit ses Pensées, II, 17, N. ; — vertu qu’il loue, parmi toutes celles de sa mère, III, 1, N. ; — exprime la même pensée que le Christ, dans le Sermon sur la montagne, III, 6, N. ; — a préparé sa propre fin ; sa mort ; ses tristes pressentiments sur son fils et successeur. Commode, III, 16, N. ; — a pris lui-même la mort, telle qu’il conseille de la prendre, quand elle est venue le saisir, à un âge peu avancé et au milieu des plus graves devoirs, IV, 48, N. ; — le destin, qu’il semble préparer à l’âme, ne paraît pas différer beaucoup du néant, quoi qu’il en dise, V, 13, N. ; — pense comme Pascal, sur la fragilité de l’être ; mais il ne se désole pas comme lui, V, 24, N. ; — expression par laquelle il distingue Dieu du monde aussi nettement que possible, VI, 1, N. ; — a exprimé, plus vivement peut-être qu’aucun stoïcien, le sentiment d’une parfaite piété, VI, 10, N. : — a montré, par sa propre vie, ce que la résignation à la volonté divine devait être, VI, 16, N. ; — sa juste gloire venue jusqu’à nous, VI, 59, N. ; — point essentiel, sur lequel il est moins avancé que Sénèque. VII, 69, N. ; — croyait aux songes ; faveurs que les Dieux lui avaient accordées par ce moyen ; voir liv. I, § 17 ; IX, 27, N. ; — sa foi philosophique est l’optimisme, IX, 35, N. ; — prend la République de Platon pour un idéal inaccessible, IX, 29, N. ; — temps qu’il avait passé à la cour d’Adrien et à celle d’Antonin, X, 27, N. ; — n’est pas misanthrope, XI, 15, N.
Marcien, ses leçons à Marc-Aurèle, I, 6 ; — cité par Marc-Aurèle. I, 6 ; — inconnu ; peut-être faut-il confondre Marcien avec Mœcien, ib. N.
Matérialisme (le) contemporain a obscurci toutes les grandes et claires idées de Marc-Aurèle, sur la destinée de l’homme, X, 26, N.
Matériel (le) de notre être disparaît dans la matière universelle, VII, 10.
Matière (la) est dans un flux perpétuel, II, 17 ; — (la) et la forme constituent l’être, V, 13 ; — (la) de l’univers est obéissante et propre à prendre toutes les formes, VI, 1 ; — (quantité de) qui nous a été assignée, VI, 49 ; — créée de la matière, VII, 25 ; — (la) et la forme à distinguer dans tout objet, VII, 29 ; — des objets, définie, IX, 36 ; — son infinité, X, 17 ; — (il n’y a qu’une) conunune, bien que disséminée en une infinité de corps particuliers, XII, 30.
Mauvais (le) et le bon pour l’homme, VIII, 1.
Maux et biens distribués indistinctement aux hommes de bien et aux méchants, parce qu’il n’y a dans ces maux rien d’honnête, ni rien de honteux, II, 11 ; — et biens, pour lesquels on peut se plaindre ou ne se plaindre pas des Dieux, haïr ou ne haïr pas les hommes, VI, 41.
Maxime morale, citée et améliorée par Marc-Aurèle, IV, 24 ; — populaire, propre à nous faire envisager la mort avec un calme profond, IX, 3 ; — (une dixième) morale, présent du Dieu qui conduit les Muses, XI, 18.
Maxime, ou Claudius Maximus, comme l’appelle Capitolin, philosophe stoïcien, qu’il ne faut pas confondre avec le rhéteur Maxime de Tyr, I, 15, N. ; — philosophe, qui, de l’école platonicienne, était probablement passé à celle de Zénon, VII, 55, N.
Maximes courtes et fondamentales, qui suffisent à rendre la sérénité à notre âme, IV, 3 ; — saintes ; ce qui contribue à les effacer de notre esprit, X, 9 ; — utiles chez les poëtes dramatiques, XI, 6 ; — (sottes) du vulgaire, appelées par Socrate des Lamies, ou des épouvantails pour les petits enfants, XI, 23.
Maximus, ou Maxime ; ses pensées, I, 15 ; — attitude d’Antonin le Pieux durant sa maladie, I, 16 ; — maître de Marc-Aurèle, I, 17, et N. ; — sans doute, le stoïcien, un des maîtres de Marc-Aurèle, et dont il a fait un magnifique éloge, VIII, 25, N.
Mécène, cité, VIII, 31, N.
Méchanceté (la), ce que c’est, VII, 1.
Méchant (le) ne peut faire que le mal. XII, 14.
Méchants (les) ne peuvent agir que comme ils font, V, 17 ; — (impossibilité de toujours empêcher les) d’agir comme ils le font ; Marc-Aurèle a donné des motifs graves pour tolérer nos semblables, y compris les méchants, V, 17, N. ; — (maxime sur les), qui sera le présent du Dieu qui conduit les Muses, XI, 18 ; — (les) font le mal par ignorance, XI, 18.
Mélange (le), ou chaos, produit par le hasard, sans cause modératrice dans le monde, XII, 14.
Mémoire (l’immortalité de notre) est une vanité, IV, 33 ; — (la) de toute chose est ensevelie dans l’oubli éternel, VII, 10 ; — (ce qu’il faut repasser sans cesse dans sa), XII, 27.
Mémoires de Marc-Aurèle, auxquels il fait allusion, III, 14 ; — de Xénophon, cités sur les sentiments respectueux de Socrate, pour le culte national et les croyances reçues, XI, 23, N.
Ménippe, philosophe cynique, fameux par ses satires, et dont le souvenir a fourni chez nous le titre de la Satire Ménippée, VI, 47, N.
Mentir est une impiété commise envers la plus ancienne des déesses ; mentir sciemment, mentir involontairement, IX, 1.
Mépris de la mort, ce qui peut surtout nous y exciter, XII, 34.
Mer (toute la) n’est qu’une goutte d’eau dans l’univers, VI, 36.
Mère de Marc-Aurèle ; ses qualités, ses vertus, imitées par son fils, I, 3. Voyez Domitia Lucilla ; — (la) de Marc-Aurèle se nommait Domitia Lucilla et non pas Domitia Calvilla ; briques qui portent son nom comme marque de fabrique ; ses vertus, I, 3, N. ; — de Marc-Aurèle, morte jeune, a passé ses dernières années près de son fils, I, 17 ; — parmi ses vertus, son fils a signalé sa constante attention à toujours écarter de son cœur toutes les pensées du mal, V, 16, N.
Mère (une) comparée à la philosophie, VI, 12.
Métaphore délicate et très-juste de Marc-Aurèle, qui mérite d’être remarquée pour la forme du style, IV, 15, N.
Métaphysique stoïcienne ; un de ses côtés faibles est de n’avoir jamais assez distingué Dieu et le monde, IV, 40, N.
Métier (s’en tenir au pauvre) que l’on a appris ; conseil bien sage, mais qui ne peut être entendu que des âmes les plus vigoureuses et les plus désintéressées, IV, 31, N.
Miller (M. E.), de l’Institut ; son article de la Revue archéologique, cité sur une inscription grecque, trouvée à Énos, IV, 4, N.
Milton, au début du Paradis perdu, dit la même chose que Marc-Aurèle sur les voies de Jupiter, ou de Dieu, V, 8, N.
Ministre (l’homme) des Dieux vit dans une intime familiarité avec eux, III, 4 ; — (le) et l’agent des Dieux, défini, III, 4, N.
Misanthropie (la) n’est souvent que le résultat de la vanité, X, 13, N.
Mœcien, confondu peut-être avec Marcien, I, 6, N.
Mœurs (les), en quoi consiste leur perfection, VII, 69 ; — des Césars ; prendre garde de n’y point tomber, VI, 30.
Monde (le), n’est qu’une transformation, IV, 3 ; — (le) est comme une vaste cité, IV, 4 ; — (réaliser en soi-même un certain), double sens du mot grec qui signifie Monde, IV, 27, N. ; — comparé à un animal composé d’une seule matière et d’une âme unique, IV, 40 ; — (le) ce grand corps, se compose de tous les corps, V, 8 ; — (le) subit de périodiques révolutions, réglées par la puissance qui le gouverne, V, 13 ; — (dans le), tout est, ou mélange confus, ou unité, ordre, providence, VI, 10 ; — (le) avait besoin de la résistance de l’homme, qui murmure contre sa coopération à une seule et même œuvre, VI, 52 ; — (un seul), qui comprend tout, VII, 9 ; — (le), toujours renouvelé, VII, 25 ; — ce qui s’y passe est une suite nécessaire du dessein de la nature dans l’univers, VII, 75 ; — (ce qu’est le), définition de ce mot et sens de cette définition, VIII, 52, N. ; — son mouvement défini, IX, 38 ; — le quitter pour jamais, quand on ne peut y rester homme vertueux, X, 8 ; — (dans le), il y a, ou une nécessité fatale, ou une Providence, ou un mélange produit par le hasard, sans cause modératrice, XII, 14.
Monime, philosophe cynique ; ses raisonnements sont de toute évidence, II, 15 ; — le Cynique ; on ne le connaît que par quelques passages fort courts de Sextus Empiricus, II, 15, N.
Morale à Nicomaque, ouvrage d’Aristote, cité sur le vrai but dans la vie, XI, 21, N.
Mort (la) est une opération utile à la nature, II, 12 ; — (la) n’est qu’une dissolution des éléments dont chaque être est composé, II, 17 ; — (de la), passer à une autre vie, ou, au contraire, ne plus rien sentir, III, 3 ; — (la) est un mystère de la nature, IV, 5 ; — (la), réglée par les décrets même de Dieu, doit toujours nous paraître un bienfait, IV, 44, N. ; — moyen trivial, efficace néanmoins, pour nous aider à ne pas la craindre, IV, 1 ; — (la), sa définition, VI, 28 ; — (réflexion sur la), et définition, VII, 32 ; — moyens par lesquels on essaie de la détourner, VII, 51 ; — (ce qui est) se dissout dans ses éléments propres, VIII, 17 ; — la craindre, ce que c’est, VIII, 58 ; — (la) est une fonction de la nature, IX, 3 ; — prématurée ; mort dans un âge avancé, IX, 33 ; — (la) définie, XII, 23, N. ; — (la) regardée par les Épicuriens comme l’anéantissement total de l’être, XII, 34, N. ; — (mépris de la) ; ce qui peut surtout nous y exciter, XII, 34.
Mortels (race des), comparée aux feuilles des bois, X, 34.
Morts (les) seraient-ils immortels ? VIII, 37.
Mot, sensé et noble, de Théophraste, sur les fautes que l’homme peut commettre, II, 10 ; — très-court, qui suffit à l’homme d’esprit, pour lui faire bannir la tristesse et la crainte, X, 34 ; — d’Épictète, sur le père qui embrasse son fils, XI, 34 ; — d’Épictète, sur le ravissement de notre libre volonté, XI, 36.
Motifs (un des) qui consolent le plus sérieusement Socrate de sa mort, IX, 3, N. : — de pardon et de tolérance, IX, 42, N.
Mots qui ont différentes significations, III, 15.
Mouche (une)… un lièvre… des Sarmates… épigramme sanglante dans la bouche d’un empereur faisant la guerre aux Barbares, X, 10, N.
Mourir sans murmures, forte maxime, que Socrate a sanctionnée de son admirable exemple, II, 3, N. ; — (qu’est-ce que) ? solution de cette question par la philosophie et par la religion, II, 12, N. ; — dans un grand nombre d’années, ou demain, doit nous être de peu d’importance, IV, 47 ; — est une des fonctions de la vie, VI, 2.
Mouvement (le propre du), qui part de la raison et de l’intelligence, VII, 55 ; — (le) d’une flèche et celui de l’esprit mis en parallèle, VIII, 60.
Mouvements (les) du monde sont des cercles, IX, 28.
Moyen trivial, efficace néanmoins, pour s’aider à mépriser la mort, IV, 1 ; — de satisfaire les vœux de l’univers, VI, 10 ; — de devenir homme de bien, XI, 5.
Moyens par lesquels les Dieux viennent au secours des hommes, pour leur faire posséder les biens qui sont l’objet de leurs soins, IX, 27.
Mystères (les solennels) de la puissance intime de l’âme ; explication des excès où le mysticisme se laisse emporter, III, 7, N. ; — de la nature, IV, 5 ; — nécessaires à contempler, malgré le voile qui les dérobe à nos regards, X, 26.

N

Naissance (la) est un mystère de la nature, IV, 5 ; — des êtres est l’effet d’un éternel dessein de la Providence, IX, 1.
Nature (toujours considérer la) de l’ensemble des choses ; pensée juste et profonde, sagement recommandée à l’homme, II, 9, N. ; — (la) contient, dans ses parties, les natures de chacun des êtres, II, 16 ; — (la) est forcée d’agir comme elle fait, et c’est pour un bien, IV, 9 ; — (la) nous impose les accidents de la vie ; elle nous a produits et elle nous détruira, IV, 29 ; — (la commune), que le Stoïcisme confond trop souvent avec Dieu, IV, 19, N. ; — (la) universelle n’aime rien tant que le changement de toutes choses, IV, 36 ; — (la) qui t’est propre, et celle qui est commune à tous, n’ont qu’une seule voie, V, 3 ; — (la) ne produit jamais rien, dans ce que nous voyons, qui ne concorde avec l’être qui vit selon sa loi, V, 8 ; — (la commune), en d’autres termes, la Providence, V, 8, N. ; — (la), tout ce qu’elle exige, c’est ce qu’exige la philosophie, V, 9 ; — (la vraie), de ce que le vulgaire regarde comme des biens ; à quoi on la peut reconnaître, V, 12 ; — (la) de l’homme est celle d’un être doué de raison et né pour la société, VI, 44 ; — (la) qui régit l’univers ; définition de cette expression, VII, V, N. ; — (la) de l’univers ; comment elle se sert de l’universelle matière, VII, 23 ; — (la) qui gouverne toutes choses, change aussi toutes choses, VII, 25 ; — (la) de l’univers s’est portée d’elle-même à faire le monde, VII, 75 ; — (la) de l’univers n’a rien en dehors d’elle ; ce qu’il faut admirer dans son art, VIII, 50 ; — (la) de l’univers ; sa tâche éternelle, VIII, 6 ; — (la) de l’homme, comparée à la feuille des bois, VIII, 7 : — (la) qui dirige vers un but et une fin notre commencement, et notre course dans cette vie, comparée avec le joueur qui dirige sa balle, VIII, 20 ; — (la) se propose toujours un but, c’est le grand principe qu’Aristote a énoncé et justifié de toutes les manières, VIII, 29, N. ; — (contempler la) universelle, c’est le propre de la philosophie, VIII, 26, N. ; — faculté qui lui est commune avec l’être raisonnable, VIII, 35 ; — universelle des êtres raisonnables ; définition de cette expression, VIII, 35, N. : — (la) de l’univers est la nature de tous les êtres ; on l’appelle encore la vérité ; comment l’homme combat contre elle, IX, 1 : — (la) qui gouverne l’univers ; définition de cette pensée, IX, 1, N. ; — de l’univers ; ce qu’elle aime, IX, 35 ; — (règles pour bien comprendre la) végétative, la nature animale et la nature d’être raisonnable dans l’homme, X, 2 ; — (la) animale dans l’homme, et dans son corps, X, 2, N. ; — (nécessité d’étudier la), X, 9 ; — de l’univers ; ce qu’elle apporte à l’homme, lui est utile, X, 20 ; — (la) n’est jamais inférieure à l’art, XI, 10 ; — (la) la plus parfaite, la commune nature ; définition de ces expressions, XI, 10, N. ; — (la), ou les atomes gouvernent l’univers, XI, 18 ; — des choses, manière de l’examiner, XII, 10 ; — (la) prescrit le temps convenable de notre naissance, et la limite pour la cessation de notre vie, XII, 23.
Natures, ce qui leur est commun à toutes, X, 6.
Navigation heureuse d’un homme parfait, IX, 2.
Néant (rien ne peut se perdre dans le), pensée juste dans sa généralité, mais qui n’est pas assez précisément rendue par Marc-Aurèle, V, 13, N. ; — (tout est) et fumée dans les choses humaines, X, 31.
Nécessité, sens dans lequel il faut entendre ce mot, VIII, 11, N. ; — (une) fatale semble dominer le monde, XII, 14 ; — (une) aveugle : définition de cette pensée, XII, 14, N.
Néron (la réprobation de), par Marc-Aurèle, protestait à l’avance contre les essais de réhabilitation qui ont été tentés de nos jours, III, 16, N. ; — fit mourir Thraséas, pour se débarrasser d’un silence accusateur, X, 36, N.
Nom (le) glorieux qu’on se fait dans la vie, n’est qu’un bruit et qu’un écho, V, 33 ; — (le) des rayons du soleil, en grec, vient de la racine qui veut dire : S’étendre, VIII, 57.
Nombre énorme des choses, et des phénomènes qui se passent dans notre corps et dans notre esprit, VI, 25, N.
Noms oubliés de ceux qui furent jadis illustres, IV, 33 ; — de gens illustres, mais vicieux, VI, 30, N.

O

Obéir est une nécessité que nous subissons tous, X, 28.
Objet (l’) perpétuel des pensées de l’homme vertueux, III, 4 ; — (l’) qui tombe sous l’action de la pensée doit toujours être défini ou décrit par nous, III, 11 ; — sur lequel il faut porter tous nos soins, IV, 33 ; — (l’) de nos respects, XI, 1 ; — (toujours réduire l’) de notre pensée à ses parties essentielles, XI, 2 ; — (premier) que la tragédie se soit proposé, XI, 6, N. ; — qui fait naître en nous l’opinion, comment il faut le considérer, XII, 18.
Objets qu’admire la foule ; Marc-Aurèle distingue trois degrés successifs dans l’admiration que les hommes peuvent ressentir pour les divers objets, VI, 14, N. ; — subsistent hors de notre âme ; faculté qui, en nous, prononce sur eux, IX, 15 ; — qui changent à l’infini, IX, 28 ; — qui sont perçus par nos sens ; comment il faut se les représenter, X, 18 ; — à représenter devant notre mémoire, XII, 27.
Observation sur le maintien du corps et du visage, VII, 60.
Observations que nous devons nous appliquer à nous-mêmes sur les obstacles que nous rencontrons pour nos sensations, pour la satisfaction de nos désirs, et pour notre intelligence, VIII, 41.
Obstacle (tout) qui arrête une œuvre peut devenir l’objet même de l’œuvre, V, 20 ; — (l’) qui gêne la sensation, et qui s’oppose à la satisfaction du désir, est un mal pour la nature animale ; l’obstacle qui arrête l’intelligence est un mal pour la nature intelligente, VIII, 41.
Obstacles qui ne sont fâcheux que pour le corps, X, 33.
Occasions d’exercer la raison, X, 31.
Occupation et réflexions de l’homme, en attendant l’instant où il va s’éteindre, V, 33.
Odyssée d’Homère, Marc-Aurèle se sert rl’une expression qu’emploie Homère dans l’Odysseée, chant I, vers 242, IV, 33, N. ; — (l’) d’Homère, citée pour le discours d’Anticlée à Ulysse, son fils ; mot très-spécial dont se sert Marc-Aurèle en parlant de l’Évocation des morts, IX, 24, N.
Œil malade, qui cherche la couleur verte, X, 35.
Œuf (le blanc d’) et l’éponge étaient des remèdes usités contre l’ophthalmie, V, 9, N.
Œuvre (une seule et même) à l’accomplissement de laquelle nous concourons tous, VI, 42 ; — (une) conforme à la raison, qui est commune aux dieux et aux hommes ; en l’accomplissant, on n’a rien à redouter, VII, 53 ; — (l’) de la philosophie est chose simple et modeste, IX, 29.
Œuvres (les) des Dieux sont pleines de providence, II, 3 ; — de la nature que comporte chacune des saisons de la vie, IX, 3.
Offenseur (l’) ne nous a fait aucun tort ; argument à l’usage du Stoïcisme, VII, 22, N.
Olive (l’) mûre qui tombe en bénissant la terre sa nourrice, comparée à l’homme qui part de la vie avec résignation, IV, 48.
Olympe « (remontant vers (l’) ont déserté la terre » ; vers d’Hésiode, les Œuvres et les Jours, cité par Marc-Aurèle, V, 33, N.
Opérations (les) de la pensée sont toutes en son pouvoir, VI, 32.
Ophthalmie, remèdes usités contre cette maladie, V, 9, N.
Opinion, ce qu’il faut entendre par ce mot, II, 15, N. ; — (la vaine) des hommes ; Pascal n’est pas plus dédaigneux de l’opinion commune que ne l’est Marc-Aurèle, IV, 3, N. ; — (l’) sur la respiration des plantes devait être fort répandue parmi les savants, pour que Marc-AVurèle l’ait recueillie, VI, 16, N. ; — fausse, sa puissance, VI, 57 ; — (si l’on supprime l’), qu’on a du mal, on supprime le mal ; une des théories les plus importantes du Stoïcisme, quoiqu’elle puisse à première vue paraître paradoxale, VIII, 40, N. ; — erronée du monde, IX, 35 ; — qu’ont de nous ceux qui nous voient mourir, X, 36 ; — (l’) d’autrui, plus redoutée par nous que la nôtre propre, XII, 4 : — ce que l’on trouve en la faisant disparaître, XII, 22 ; — (tout git dans l’), XII, 26.
Opinions que nous avons des actions d’autrui, comment il les faut effacer en nous, XI, 18.
Optimisme (l’) est la foi constante de Marc-Aurèle, II, 16 ; III, 2 ; III, 11 ; III, 26 ; V, 8 ; IX, 35, N., et passim ; — son solide fondement, X, 1, N. ; — (l’) stoïcien ne peut voir de mal dans les changements que le monde subit et qu’a réglés l’éternelle Providence, XI, 17, N.
Oracles (les), secours des dieux pour les hommes auxquels ils accordent les biens qui sont l’objet de leurs soins, IX, 27.
Orateurs éloquents, philosophes vénérables, VI, 47.
Ordonné, signification de ce mot, V, 8.
Ordre (l’) universel dont nous faisons partie, grande et féconde maxime trop souvent oubliée, II, 3, N. ; — de la nature, IV, 6.
Organes (les) du corps, comparés à une doloire, X, 38.
Organisation (l’) générale des choses ; variante de quelques traducteurs sur ce passage, VII, 53, N.
Orgueil (ce qui fait notre), XII, 23 ; — (l’) de la modestie est le plus insupportable de tous, XII, 27.
Origanion, Phœbus, Philistion, noms inconnus, et que Marc-Aurèle ne paraît pas tenir en grande estime, VI, 17, N.
Oubli, rapidité avec laquelle il enveloppe toutes choses, IV, 3 ; — (pensée de Marc-Aurèle très-modeste, mais pas très-juste sur l’), VII, 21, N. ; — de soi-même à éviter ; sentiments de Marc-Aurèle au moment de sa mort, IX, 3, N.
Ouvriers concourant à l’accomplissement d’une seule et même œuvre, VI, 12.
Ovide, cité, X, 26, N.

P

Pancrace (le), espèce de lutte, où les adversaires n’ayant que leurs poings, ne pouvaient perdre ces armes naturelles, et s’en servaient jusqu’à la fin du combat, XII, 9, N.
Panégyrique (le) et l’objet célébré passent également bien vite, IV, 35.
Panthée, maîtresse de Lucius Vérus, qui l’avait ramenée de Smyrne à Rome, et qui la traitait en véritable impératrice ; description enthousiaste qu’a faite Lucien de sa beauté, dans le dialogue intitulé : « les Portraits », VIII, 37, N.
Panthéisme, dont l’école stoïcienne n’a pas toujours su se défendre, XII, 30, N.
Paradoxes (un des) favoris des stoïciens et un des plus étranges, quoiqu’il découlât très-logiquement de leurs principes, II, 10, N.
Parcelle détachée de Dieu même ; sens dans lequel cette expression doit être entendue, V, 27, N.
Parenté sainte, qui unit chaque homme avec tout le genre humain, XII, 16 et passim.
Parma, petit bouclier, étroit et court, porté par les gladiateurs thraces, I, 5, N.
Parole (la), ce qu’elle doit être, VIII, 30.
Paroles (nos) et nos actions doivent être conformes à la nature, V, 3 ; — que notre front doit porter écrites, dès le premier instant que nous ouvrons la bouche, XI, 15.
Parque, la laisser filer notre vie, avec les événements qu’il lui plaira d’y tisser, IV, 34.
Partie (la) de nous-mêmes, où se forme l’opinion concernant les maux ; jugement qu’elle en doit faire, IV, 39 ; — (une) d’un tout n’a pas le droit de se plaindre ; maxime magnanime, et une des principales de la doctrine stoïcienne, IX, 39, N. ; — (une) du tout que gouverne la nature, c’est l’homme, X, 6 ; — de notre être, qui, seule, est désobéissante, XI, 20 ; — intelligente de notre être ; sa définition, XI, 20, N.
Parties (les) du corps, faites dans un certain but, comparées à l’homme, né pour faire le bien, IX, 42 ; — (les) de l’univers, comprises dans le monde visible ; leur transformation, X, 7.
Pascal ; ses Pensées, citées sur l’infirmité de l’homme, II, 13, N. ; — Pensées, citées sur la durée de la vie, II, 14, N. ; — Pensées, citées sur le mot Imagination, II, 15, N. ; — Pensées, citées sur l’inanité presque complète du temps accordé à l’homme ; sur la recherche de la renommée, III, 10, N. ; — son dédain de l’opinion commune, IV, 3, N. ; — Pensée de Marc-Aurèle, digne de lui, IV, 35, N. ; — Pensée de Marc-Aurèle, digne de lui, sur la totalité de l’être, V, 24, N. ; — Pensées, citées sur la recherche de la louange, et dont l’idée est la même que celle de Marc-Aurèle, VI, 18, N. ; — Pensées, citées sur la recherche de la gloire, VI, 59, N. ; — cité sur l’apparente contradiction de Marc-Aurèle, relativement à l’opinion des autres, XII, 4, N. ; — seul a retrouvé, depuis Marc-Aurèle, des accents aussi solennels sur l’abime du temps insondable et infini, XII, 32, N.
Passage de Marc-Aurèle, qui suffirait à prouver qu’il n’a pas toujours confondu Dieu et le monde, à l’imitation du Stoïcisme, V, 10, N. : — profondément altéré dans le texte, V, 36, N.
Passages de poëtes dramatiques, cités, XI, 6.
Passé (le) et l’avenir, nous ne saurions les perdre, II, 14.
Passions (les) pénétrant, par une sympathie dont la cause est ailleurs, jusqu’à la raison, il ne faut point s’efforcer de lutter contre un sentiment naturel, V, 26.
Patrie (une), une cité, choisie par Marc-Aurèle ; le monde est la patrie de l’homme, VI, 44.
Paul (saint), cité sur ce qui appartient en propre à l’homme, XII, 26, N.
Pausanias affirme à diverses reprises que les Athéniens sont le peuple le plus religieux de la Grèce ; cite une statue remarquable à Athènes ; semble indiquer que la prière des Athéniens avait lieu en faveur de la Grèce entière, V, 7, N.
Peines éprouvées par les hommes, et pour quelle raison, IX, 26.
Penchant qui fait commettre des fautes, XI, 18 ; — (le) de la pensée, qui dépend d’elle tout entier, XII, 30.
Pensée (la) ; ses opérations sont toutes en son pouvoir, VI, 32 ; — (une belle) de Platon, ne se retrouve plus dans les œuvres du philosophe ; le ton de cette pensée ne rappelle guère le style habituel de Platon, VII, 48, N. ; — qui ajoutera à notre tranquillité, VII, 75 ; — qui doit nous faire quitter plus volontiers la vie, X, 36 ; — (conformer sa) à celle de Dieu, XII, 23 ; — (la) tend, par sa nature propre, à s’unir à ce qui lui ressemble, XII, 30 ; — (la dernière) de Marc-Aurèle termine noblement son très-noble ouvrage, XII, 36, N.
Pensées (nos) et nos actions doivent être réglées par la réflexion, II, 14 ; — (Marc-Aurèle écrivit ses) vers l’an 178 ou 179 après J.-C., II, 17, N. ; — de Marc-Aurèle, qui ont la grandeur de Pascal, sans en avoir l’incurable tristesse, II, 17, N. ; — (emploi de nos) pendant le reste de notre vie, III, 4 ; — (les) et les actions inutiles sont à supprimer, IV, 24 ; — (nos) habituelles, ce qu’elles doivent être, V, 16 ; — (veiller sur nos) habituelles ; nécessité d’écarter de l’âme les pensées mauvaises, V, 16, N. ; — qui vont au fond des choses, et font voir quelle est leur nature, VI, 13 ; — (nos) occupées d’une seule chose qui en soit digne, VI, 47 ; — (nos) ; ce qu’elles doivent être, XII, 7 ; — à méditer, afin de ne nous mettre uniquement dans l’esprit que ce qu’il y a de grand, XII, 32.
Penser souvent à l’heure suprême ; l’avertissement des Chartreux, mis en parallèle avec la maxime de Marc-Aurèle, VII, 19, N.
Perception (la) des objets qui tombent sous l’action des sens, est une faculté qu’ont les brutes mêmes, III, 16.
Perceptions des sens ; les ranimer, ou ne les ranimer pas, est en notre pouvoir, VII, 2.
Perdiccas, son reproche à Socrate de ne pas vouloir dîner chez lui, XI, 25 ; — ce n’est pas à lui, mais à Archélaüs, que Socrate fit cette réponse ; voir Aristote, Rhétorique, II, xxiii, 13, de ma traduction, et Sénèque, Traité des Bienfaits.
Père (le grand-) de Marc-Aurèle, du coté de son père, se nonnnait M. Annius Vérus ; ses qualités, ses emplois ; adopta Marc-Aurèle, I, 1, N. ; — de Marc-Aurèle ; souvenir qu’il a laissé à son fils, I, 2 ; — (le) de Marc-Aurèle, est Publius Annius Vérus, fils de M. Annius Vérus, I, 2, N. ; — (le) adoptif de Marc-Aurèle, est l’empereur Antonin le Pieux, I, 2, N. ; — adoptif de Marc-Aurèle ; ses grandes et merveilleuses qualités, comme homme, comme ami, comme souverain, I, 16 ; — (le) adoptif de Marc-Aurèle était l’empereur Antonin le Pieux ; ressemblance du portrait qu’en fait Marc-Aurèle avec la biographie écrite par Capitolin, I, 16, N. ; — adoptif de Marc-Aurèle ; son commerce ; soin qu’il prenait de sa personne ; sa conduite avec les hommes de mérite ; son esprit ; ses secrets ; simplicité dans ses aliments, ses vêtements, ses esclaves, son habitation, I, 16 ; — complément de ce premier portrait, VI, 30.
Pères (les) de l’Église ; préjugé qu’ils ont partagé avec les Anciens sur la nature de l’âme, IV, 21, N. : — (les) ont poussé l’analyse de la théorie de la grâce et de l’intervention divine dans les actes libres de l’homme, aussi loin qu’elle peut être poussée, IX, 40, N.
Perfection (la) des mœurs ; en quoi elle consiste, VII, 69.
Pergame, affranchi de Lucius Vérus, VIII, 37, N.
Périr ne signifie pas autre chose que changer ; axiome vrai pour la matière proprement dite, mais non pour la forme, X, 7, N.
Personnages plus ou moins dramatiques, cités par Marc-Aurèle, IX, 29.
Personne ne se lasse de recevoir du bien, VII, 74 ; — (il y a des) qui, sans le savoir, se montrent braves, V, 18.
Persuasion à essayer sur les hommes, selon la justice et la raison, malgré tous les obstacles, VI, 50.
Perte (la) de la vie n’est rien qu’un changement, IX, 35.
Peste pour les hommes, peste pour les animaux, IX, 2.
Petite (combien est) notre part du temps, de l’universelle matière, et de l’âme universelle, XII, 32.
Phédon, de Platon, cité sur la résignation de Socrate, VIII, 66, N. : — cité sur cette pensée : Ne plus rien sentir, VIII, 68, N. : — cité sur un des motifs qui consolent le plus sérieusement Socrate de sa mort, IX, 3, N. : — cité sur la doctrine du Spiritualisme, XI, 19, N.
Phèdre, de Platon, traduction de M. V. Cousin, citée, II, 13, N. ; — cité sur des superstitions effrayantes, dont se moque Socrate, XI, 23, N.
Phénomènes (nombre de) qui se passent dans notre corps et dans notre esprit, VI, 25, N.
Philippe, admiré par Marc-Aurèle, IX, 29 ; — cité par Marc-Aurèle comme personnage dramatique, IX, 29, N. ; — sa cour, X, 27.
Philistion, Phœbus, Origanion, noms inconnus et que Marc-Aurèle ne paraît pas tenir en grande estime, VI, 17, N.
Philosophe, cité par Marc-Aurèle, et qui parait être Démocrite, d’après différents passages de Stobée, IV, 24, N. ; — (le véritable), IV, 30 ; — (le), pour désigner Platon, qui a soutenu l’optimisme, dans le Protagoras, dans les Lois, et dans plusieurs autres dialogues, VII, 63, N. ; — (un des premiers devoirs du), vis-à-vis de lui-même d’abord, et ensuite vis-à-vis de ses semblables, X, 8, N. ; — son profond dédain pour tout ce qui est extérieur, XII, 2, N.
Philosophes (les) ; ustensiles dont se compose leur discipline, I, 6, et IV, 30, N. ; — ironie de Marc-Aurèle contre les philosophes ; elle n’est pas déplacée dans la bouche d’un philosophe, qui se comprend lui-même dans la critique qu’il fait des autres, IV, 48, N. ; — (bien des), et qui n’étaient pas des moins habiles, ont été d’avis que nous ne pouvions rien comprendre, ni de la matière, ni des mouvements des objets sensibles, V, 10 ; — indiqués d’une manière générale ; il s’agit évidemment des Sceptiques et des Pyrrhoniens, qui niaient la possibilité de la science, V, 10, N. ; — vénérables, orateurs éloquents, VI, 47 ; — spiritualistes ; question la plus ardue que la morale et la théologie puissent se poser ; la plupart d’entre eux l’ont négligée ou ignorée ; elle a été soulevée parle Stoïcisme, IX, 40, N.
Philosophie (la) stoïcienne de Marc-Aurèle exprime, sous une autre forme, la même pensée et les mêmes conseils que le Christ, dans le Sermon sur la montagne, II, 1, N. ; — et la religion, grande et éternelle question, qu’elles se posent tous les jours ; solution qu’elles en donnent, II, 12, N. ; — (la) seule peut nous servir de guide, durant notre vie et jusqu’à notre mort, II, 17 ; — (la), sauf le Stoïcisme et Sénèque, a généralement négligé la grande question de la naissance et de la mort, IV, 5, N. ; — tout ce qu’elle exige, c’est ce qu’exige la nature, V, 19 ; — (la), dans son appréciation sur le prix de la vie, donne les mains à la doctrine chrétienne et biblique, V, 23, N. ; — comparée à une mère, VI, 12 ; — (la) et la religion ; un des conseils les plus pratiques qu’elles peuvent donner à l’homme, VI, 19, N. ; — (influence de la) sur Marc-Aurèle ; reconnaissance profonde qu’il gardait à ses maîtres, VI, 30, N. ; — (la), son œuvre, IX, 19 ; — il ne faut jamais lui faire défaut, IX, 41 ; — matérialiste ; fondement plus spécieux que solide sur lequel elle s’appuie, X, 7, N.
Philosophies (parmi toutes les), il n’en est pas une qui ait affirmé plus énergiquement le libre arbitre de l’homme, que l’école stoïcienne, X, 32, N.
Phocion, sa conduite généreuse envers ses ennemis, si toutefois ce n’était pas une feinte, XI, 13 ; — (mot de), cité sur le fils de Chabrias, qu’il avait sous ses ordres, XI, 13, N.
Phœbus, Philistion, Origanion, gens inconnus, et que Marc-Aurèle ne paraît pas tenir en grande estime, VI, 47, N.
Piété, vertu qui contribue au salut de la société, XI, 20.
Pitié (sorte de), que méritent les hommes qui ignorent les vrais biens et les vrais maux, II, 13.
Plaisir que cause l’image des vertus éclatantes de ceux qui vivent avec nous, VI, 48 ; — (le) n’est ni une chose utile, ni un bien, VIII, 10 ; — en quoi il consiste, VIII, 43.
Plan (le) général de l’univers, décrété par les Dieux, VI, 44.
Plantes, observation la plus ancienne qu’on puisse citer sur leur respiration, VI, 16, N.
Platon ; son Criton, traduction de M. V. Cousin, cité sur cette pensée : Qu’il ne faut ni dire, ni faire aucun mal à personne, V, 31, N. ; — dans le Timée, exprime la même pensée que Marc-Aurèle sur la perfection de Dieu, VI, 1, N. ; — passage du Criton, cité sur le devoir ; la pensée de Marc-Aurèle en est comme un écho, VI, 2, N. : — les Lois, Xe livre ; ses admirables démonstrations pour établir, comme le fait Marc-Aurèle, que les Dieux s’occupent de nous, VI, 44, N. ; — (pensée de), citée sur l’estime que fait de la vie celui qui a l’âme noble et élevée, VII, 35 ; — (extrait de), fragment emprunté à la République, de Platon, par Marc-Aurèle, VII, 35, N. ; — (extraits de), Apologie de Socrate, traduction de M. V. Cousin, VII, 44 et 45, N. ; — (pensées de), citées, VII, 44, 45 et 46 ; — citation du Gorgias, traduction de M. V. Cousin, VII, 46, N. ; — (belle pensée de), citée, sur les choses qu’il faut envisager, en discutant sur l’homme, VII, 48 ; — (une belle pensée de), ne se retrouve plus dans les œuvres du philosophe ; le ton de cette pensée ne rappelle guère le style habituel de Platon, VII, 48, N. ; — cité sur le sens qu’il entendait donner à cette expression : La philosophie est l’apprentissage de la mort, VII, 56, N. ; — et Xénophon, cités comme témoins des faits attestés sur Socrate, auxquels Marc-Aurèle fait allusion, VII, 66, N. ; — sa doctrine citée, et qu’il a soutenue dans le Protagoras, dans les Lois et dans plusieurs autres Dialogues, VII, 63, N. ; — avait déjà donné ces conseils sur la séparation de l’âme et de son enveloppe corporelle, VIII, 28, N. : — son Phédon, cité sur cette pensée : Ne plus rien sentir, VIII, 58, N. ; — (une république de), inutile de songer à son existence, IX, 29 : — (la République de) est un idéal inaccessible, selon Marc-Auréle ; appréciation de ses principes et de ses combinaisons politiques, IX, 29, N. ; — le Théétète, cité, X, 23 ; — passage cité par Marc-Aurèle et tiré du Théétète, X, 23, N. ; — son Criton et son Phédon, cités sur la doctrine du Spiritualisme, XI, 19, N. : — sa République, ses Lois, citées sur les sentiments respectueux de Socrate pour le culte national et les croyances reçues, XI, 23, N.
Platonicienne (doctrine), les quatre parties de la vertu, III, 6, N. ; — (doctrine), différente de la pensée de Marc-Aurèle, sur la nature du bien, IX, 16, N. ; — (la doctrine), peut s’appliquer très-utilement au pardon des offenses, IX, 57, N. ; — (la doctrine) fait de la philosophie l’apprentissage de la mort, X, 11, N.
Platonisme ; solution de cette question : Qu’est-ce que mourir ? II, 12, N. ; — (le) a fait le premier la distinction des vrais et des faux biens, V, 12, N. ; — (le) ne pourrait distinguer mieux les deux principes dont l’homme est composé, que ne le fait Marc-Aurèle, V, 26, N. ; — (selon le), l’idée du bien est la plus haute de toutes les idées, V, 31, N. ; — réaction du Stoïcisme contre quelques-unes de ses exagérations, X, 16, N. ; — ce qui fait l’immense supériorité de sa doctrine, X, 34, N. ; — (le) avait déjà assez nettement distingué les deux principes dont notre nature se compose, X, 38, N. ; — (le) avait recommandé un examen constant de soi-même, XI, 3, N.
Plutarque (traité de) contre Épicure, cité sur la doctrine épicurienne relative à la mort, XII, 24, N.
Poëte (comme dit le), Pindare, à ce qu’on suppose, II, 13, N. : — (le mot du), poëte inconnu, qui a quelque chose de la crudité d’Aristophane, V, 12, N.
Poëtes dramatiques ; citations de quelques-unes de leurs plus utiles maximes, XI, 6.
Point (un seul) que les Dieux ont négligé envers les hommes d’une nature éprouvée, XII, 5.
Points (neuf) dont il faut se souvenir, comme si c’étaient autant d’inspirations des neuf Muses, XI, 18.
Politique d’Aristote, citée sur cette théorie : Que l’homme est un être essentiellement sociable, V, 16, N. ; — (la) d’Aristote, traduction citée sur l’homme, qui est un être essentiellement sociable, VIII, 59, N., et IX, 9, N.
Politiques qui prétendent régler les affaires sur les maximes de la philosophie ; leur valeur, IX, 29.
Pompée et Alexandre, qui avaient si souvent détruit de fond en comble des villes entières, et massacré des multitudes innombrables d’hommes dans les batailles, sont sortis de la vie à leur tour, III, 3 ; — César et Alexandre, cités, et opposés par Marc-Aurèle à Diogène, à Héraclite, à Socrate, VIII, 3 ; — sa race est éteinte, VIII, 31 ; — (la famille de) ne paraît pas avoir été aussi nombreuse que celle de César et d’Auguste, VIII, 31, N.
Pompéi, ville disparue, IV, 48 ; — (la catastrphe de) et d’Herculanum est à un siècle de distance, quand Marc-Aurèle écrit ses Pensées ; découvertes qu’on y fait tous les jours, IV, 48, N.
Porc (un), comparé à l’homme qui s’afflige ou se fâche, X, 28.
Portique (le sage tel que le) essayait de le concevoir, peut se tromper, mais il ne se déshonore jamais, III, 1, N.
Portrait moral d’Antonin le Pieux, II, 16, et VI, 30 ; — (second) d’Antonin le Pieux, tracé par son fils adoptif, complète l’éloge du premier, VI, 30, N.
Poste qu’on nous a fixé ; on y doit rester, malgré le danger, VII, 45.
Pouvoir qui nous a été accordé par la nature, et dont nous devons nous souvenir, VIII, 29 ; — que l’âme possède en elle-même, XI, 160 : — (le grand) de l’homme, XII, 11.
Pratique des principes ; comment on doit s’y conformer, XII, 9.
Préambule inutile dans un discours, XI, 15.
Précaution à prendre pour que l’âme mène une vie heureuse, XI, 16.
Précepte propre à nous faire envisager la mort avec un calme profond, IX 3 ; — que Marc-Aurèle a vingt fois donné et qu’il a pratiqué lui-même durant toute sa vie, IX, 3, N. ; — commun à toutes les sectes de philosophes, IX, 41 ; — (l’antique) de l’oracle de Delphes, que Socrate s’était approprié, X, 21, N.
Préceptes dont l’observation suffit pour assurer à notre existence un cours paisible ; ils sont peu nombreux, II, 5 ; — (petit nombre de) dont on a besoin ; un des préceptes les plus clairs et les plus utiles, II, 5, N. ; (un des) les plus essentiels et les plus pratiques du Christianisme ; la foi stoïcienne fait les mêmes recommandations, III, 8, N. ; — nécessaires pour connaître les choses divines et les choses humaines, et dont nous devons être munis, III, 13 ; — (deux) excellents, d’une application très-difficile, surtout pour un homme revêtu de la toute-puissance, IV, 12, N. ; — (les) de Marc-Aurèle ne s’adressent qu’au sage, ou du moins qu’à celui qui veut le devenir, V, 18, N. ; — (un des) principaux de la sagesse pratique, XII, 1, N.
Préface à la traduction de la Logique d’Aristote, citée sur l’enseignement de la logique, V, 14, N.
Préjugé est un mal, V, 36.
Prérogative que Dieu, dans sa bonté, a accordée à l’homme sur les autres parties de l’univers, VIII, 34.
Prescriptions que la raison nous impose, III, 9 ; — (une des) les plus essentielles du Stoïcisme, est de conserver à tout prix la paix de l’âme, VII, 75, N.
Présent (le) seul est à nous, et il se perd à tout instant, II, 14 ; — (le) est le seul temps qu’on vit, III 10 ; — seul nous appartient, VI, 32, N. ; — qui le voit a tout vu, VI, 37 ; — (le) nous offre toujours une matière à pratiquer la vertu, VII, 68 ; — (le) seul est toujours un fardeau pour nous, VIII, 36 : — (s’occuper du seul), XII, 4 ; — (le) seul est ce que l’homme peut perdre, XII, 26.
Préservatif efficace, qui garantira l’esprit de toute opinion contraire à la nature, III, 9.
Prétention mauvaise que l’homme doit éviter, VIII, 19.
Preuve que les réflexions que Marc-Aurèle s’adresse à lui-même ont été écrites dans les derniers temps de sa vie, II, 7, N.
Prière simple et noble des Athéniens, V, 7 ; — seul passage d’un auteur de l’antiquité où il soit parlé de cette prière ; ce qu’elle a de remarquable, V, 7, N. ; — recommandée par Marc-Aurèle ; c’est comme une réminiscence du Sermon sur la montagne, IX, 10, N.
Prières, telles qu’elles doivent être adressées aux Dieux, IX, 40.
Principe qui commande en nous et auquel il faut appliquer tous nos soins, II, 2 ; — (le) directeur de tout le reste, distinction toute spiritualiste des deux principes dont notre nature est composée, II, 2, N. ; — (le) directeur, la raison, l’intelligence, III, 4, N. ; — (le) qui met toutes choses en œuvre ; définition de cette pensée, V, 21, N. ; — (le) commun qui gouverne les êtres, et duquel tout est sorti, VI, 36 ; — (grand) de Marc-Aurèle ; les moins bonnes choses sont faites en vue des meilleures, cent fois proclamé par Aristote, VII, 55, N. ; — d’Épicure sur la douleur, VII, 61 ; — (le grand) des causes finales éclate dans l’homme lui-même bien plus encore que dans la nature, VIII, 19, N. ; — (le grand) qu’Aristote a énoncé et justifié de toutes les manières, VIII, 20, N. ; — (le) qui nous gouverne est absolument invincible ; c’est le fondement du Stoïcisme et comme la pierre angulaire de toute la doctrine, VIII, 18, N. ; — (le) qui met tes fibres en mouvement ; définition de cette expression, X, 38, N.
Principes (deux) qui sont communs, et à l’âme de la divinité, et à celle de l’homme, V, 34 ; — (deux) purement animaux, VII, 55 ; — qui règlent nos désirs et nos actions, VIII, 1 ; — (immuables), d’où nos actes découlent, à enseigner à l’homme ; c’est ce que fait la religion à l’aide de la foi ; c’est aussi ce que fait la philosophie, à l’aide de la raison, VIII, 1, N. ; — (les) qui règlent la nature, les passions et le raisonnement, et qu’il faut appliquer à chaque idée qui vient nous frapper, VIII, 13 ; — (un des premiers) du Stoïcisme, si ce n’est peut-être le premier de tous, VIII, 29, N. ; — (deux) rentrant dans le sein de la puissance universelle, X, 7 ; — (les) qui concernent et la nature de l’univers, et la condition particulière de l’homme, indiquent le moyen de devenir homme de bien, XI, 5 ; — (deux) dans lesquels il faut rester ferme, XI, 9 ; — ce qu’on doit faire en les pratiquant, XII, 9 ; — (les trois) qu’il faut avoir sans cesse sous la main, XII, 24.
Privilège accordé aux hommes par Jupiter, XI, 8.
Prix à attacher aux choses que l’on possède, ou que l’ou ne possède pas, VII, 27.
Problème qui consiste a bien distinguer ce que l’ordre exige, II, 9, N. ; — de l’intervention des Dieux, dont la doctrine chrétienne s’est très-particulièrement occupée, IX, 40, N.
Productions (pour les) de la nature, il y a une sorte de grâce et d’attrait, jusque dans les accidents qui les affectent, III, 2.
Projet (le) de bien vivre, V, 29.
Propos inutiles, qu’on tient trop souvent, V, 8.
Propre (le) d’un œil sain, X, 35 ; — (le) d’une âme raisonnable, XI, 1 ; — (le) de l’homme ; comment il y arrive, VII, 22 : — (le) de l’homme, défini, VIII, 26.
Propriétés de l’âme raisonnable, XI, 1.
Protagoras, de Platon, cité, VII, 63, N.
Provenance de toutes choses, IX, 39.
Providence (de la), découlent toutes choses, II, 3 ; — (existence d’une), ou existence des atomes, IV, 3 ; — (la) soumet à certaines lois la production des êtres, IX, 1 ; — (il y a, dans le monde, une) qu’on peut fléchir, XII, 14 ; — miséricordieuse ; croyance du Stoïcisme, au temps de Marc-Aurèle, et surtout croyance de Marc-Aurèle lui-même, XII, 14, N. ; — ne pas se plaindre d’elle pour les accidents extérieurs, XII, 23 ; — (accuser la), aberration que le Stoïcisme n’a jamais commise, XII, 24, N.
Prudent, signification de ce mot, X, 8.
Pseudo-Plutarque, cité sur la sentence d’Antisthéne, qu’il attribue à Alexandre, VII, 36, N.
Psychologie (la) moderne n’a rien à ajouter à l’analyse de l’âme par Marc-Aurèle, XI, 1, N.
Publius Annius Vérus, père de Marc-Aurèle et fils de M. Annius Vérus, I, 2, N.
Puissance de l’opinion fausse, VI, 57 ; — (la) modératrice fait subir au monde de périodiques révolutions, V, 13.
Pythagore, cité, par Marc-Aurèle comme orateur éloquent et philosophe vénérable, VI, 47 ; — père de Télaugès, VII, 76, N. ; — cité sur la manière dont il a compris le rôle de là philosophie, IX, 29, N.
Pythagoriciens (les) nous engagent à porter le matin les yeux au ciel ; et pourquoi ? XI, 27.

Q

Quades (chez les) sur les bords du Granoua, Marc-Aurèle a écrit le premier livre de ses Pensées, I, 17 ; — (les) occupaient une partie de la Hongrie, I, 17, N.
Qualités qu’on prisait dans le père de Marc-Aurèle, I, 2 ; — morales que nous pouvons tous acquérir, et pour lesquelles nous n’avons aucune excuse d’inaptitude et d’insuffisance, V, 5 ; — morales, à conserver toujours en nous, VI, 30 ; — de ceux qui vivent avec nous, et dont nous devons nous rappeler pour nous procurer un sérieux plaisir, VI, 48 ; — dont il faut nous embellir toujours, VII, 31 ; — qu’il faut examiner dans le caractère de Socrate, VII, 66 ; — auxquelles il ne faut pas renoncer sous le prétexte qu’on ne peut pas devenir savant, VII, 67.
Question (grande et éternelle) que le Christianisme et la philosophie se posent tous les jours sur la naissance et la mort, II, 12, N. : — (la grande) de la naissance et de la mort n’a guère été traitée que par les religions, IV, 5, N. ; — (se poser cette) sur chaque chose : « Cette chose est-elle nécessaire ? », sens dans lequel il faut entendre cette maxime, IV, 24, N. ; — à s’adresser dans chaque occasion sur l’usage que l’on fait de son âme, V, 11 ; — (la) de la grâce et du libre arbitre, la plus ardue que la morale et la théologie puissent se poser ; soulevée par le Stoïcisme, approfondie par le Christianisme, surtout par saint Augustin, IX, 40, N. ; — à se faire à chaque action d’autrui, et à soi-même, X, 37.
Questions à s’adresser à chaque action que l’on fait, VIII, 2 ; — à nous adresser à nous-mêmes quand nous rencontrons quelqu’un, VIII, 14 ; — (les) de la théorie de la grâce et de l’intervention divine dans les actes libres de l’homme ; la doctrine chrétienne s’en est très-particulièrement occupée ; examinées par le Stoïcisme, et analysées par les Pères de l’Église aussi profondément qu’elles peuvent l’être, IX, 40, N. ; — adressées à l’âme sur le contentement qu’elle doit avoir de sa condition présente et future, X, 1 ; — à s’adresser à soi-même en sortant du sommeil, X, 13.
Questions naturelles, ouvrage de Sénèque, sa Préface citée, V, 32, N. et passim.

R

Raison (notre) doit comprendre que tout, dans le monde, est dégoût, corruption et mort, et elle doit se demander ce que c’est que la mort, II, 12 ; — (la droite) nous guidant dans l’exécution de l’affaire qui nous occupe actuellement, nous mènerons toujours une vie de bonheur, III, 12 ; — (la) est commune à tous, IV, 4 ; — (la) doit nous suffire, IV, 13 ; — (obéissance aux ordres de la), à quelle condition elle ne sera plus pour nous un supplice, V, 9 ; — (la) et la logique se suffisent à elles-mêmes, V, 14 ; — (la) et l’art qui enseigne à raisonner, V, 14, N. ; — répandue dans la création entière ; définition de cette pensée, V, 32, N. ; — (la) qui gouverne la matière de l’univers ne peut avoir aucune malice, VI, 1 ; — (la) qui gouverne l’univers sait quelle est sa propre nature, VI, 5 ; — pour laquelle nous devons avoir un respect profond pour la force qui anime la nature, VI, 40 ; — (la) et le fruit qu’elle produit, IX, 10 ; — cas extrême où elle nous recommande de ne plus vivre, X, 32 ; — sa facilité à passer à travers toutes choses, X, 33 ; — (la droite), de quelle façon elle ne diffère en rien de la règle de justice, XI, 1 ; — décider si nous l’avons perdue ou si nous ne l’avons pas perdue, XI, 38.
Raisonnement à se faire le matin quand on s’éveille, II, 1.
Raisonnements (les) de Monime, le Cynique, sont de toute évidence, ainsi que leur utilité, II, 15.
Raisons (deux) pour lesquelles il faut toujours aimer ce qui nous arrive, V, 8.
Rapport d’union qu’ont entre eux les membres du corps, comparé à celui qu’ont entre eux les êtres raisonnables, VII, 13 ; — (premier) des sens, comment il faut toujours s’en tenir à l’impression simple ; veiller attentivement à ce qu’on peut y ajouter, VIII, 19.
Rapports (nos trois), l’un avec le corps qui nous enveloppe, l’autre avec la cause divine, le troisième avec les hommes qui vivent en même temps que nous, VIII, 27 ; — qui nous lient avec les autres hommes, XI, 18.
Rassemblements innombrables ; sens général de ce mot, IX, 30, N.
Rat (le) des champs et le rat de ville, XI, 22 ; — voir sur cette fable, Horace, Satires, livre II, Sat. 6 : XI, 22, N.
Rayon de soleil, comparé à l’âme, VIII, 57.
Rechercher si les hommes vertueux revivent après leur mort, ou s’ils sont éteints pour jamais, c’est disputer avec Dieu sur son droit, XII, 5.
Recommandations (une des) les plus ordinaires et les plus essentielles du Stoïcisme, a donné à la charité son plus solide fondement, XI, 1, N.
Réflexion sur laquelle doivent être réglées nos actions et nos pensées, II, 11 ; — à faire le matin, lorsque l’on sent de la peine à se lever, V, 1 ; — sur la rapidité avec laquelle est emporté et disparaît tout ce qui est, et tout ce qui vient au monde, V, 23 ; — et occupation de l’âme en attendant l’instant où nous allons nous éteindre, V, 33 ; — en pensant à ceux qui ont déjà disparu de la vie, VIII, 25 ; — à faire sur le néant des choses, X, 31.
Réflexions à faire sur notre vie et notre existence future, III, 1 ; — qui doivent toujours nous être présentes, II, 9 ; — sur l’infirmité de l’homme, II, 13, N.
Regard (d’un seul) embrasser l’univers tout entier, IX, 32.
Regarder au dedans de soi, c’est, sous une autre forme, l’axiome de la sagesse antique : « Connais-toi toi-même », VII, 59, N.
Règle importante à ajouter à toutes les autres sur les devoirs de l’homme, III, 11 ; — (la) constante de chacune de nos actions, IV, 10 ; — à appliquer toutes les fois que nous nous imaginons qu’on nous a fait tort, V, 22 ; — (la) de l’homme lui est commune avec les dieux, VI, 35.
Règlement (bon) de toutes nos actions, VIII, 32.
Règne (le) d’Antonin le Pieux et celui de Marc-Aurèle différaient beaucoup des règnes précédents, VI, 37, N.
Relations (trois) que nous avons à soutenir avec Dieu, le monde et nos semblables ; doctrine essentiellement spiritualiste, VIII, 27, X.
Religion (la) et la philosophie, grande et éternelle question, qu’elles se posent tous les jours, sur la naissance et la mort ; solution qu’elles donnent de ces questions, II, 12, N. ; — (la) et la philosophie ; un des conseils les plus pratiques qu’elles puissent donner à l’homme, VI, 19, X.
Remarques qu’il faut faire sur les objets de la nature et sur tous les incidents de la vie, III, 3.
Remèdes indiqués à Marc-Aurèle par une inspiration divine, contre ses crachements de sang et ses vertiges, pendant son séjour à Gaëte et à Chryse, I, 17.
Rencontres (dans toutes les) de la vie, il faut se conduire suivant la raison et la nature, VI, 20.
Renommée (la) la plus durable qu’on laisse après soi, est toujours bien courte, III, 10 ; — (la) s’éteint bientôt tout entière, IV, 14 ; — (la) qu’on doit laisser après soi ; dédain énergique et sincère de la gloire, IV, 19, N. ; — ne mérite nullement nos soins, IX, 30.
Repentir (le) défini, VIII, X.
Replier (se) souvent sur soi-même ; conseil admirable et pratique fort utile, mais ne pas le pousser à l’excès, de crainte de tomber dans le mysticisme, VII, 28, N.
Réponse à faire à une hypothèse sur la persistance des âmes, IV, 21.
Repos (le) qu’il faut bien distinguer de l’inertie, VII, 28, N. ; — (dans un) éternel, y a-t-il rien de terrible ? IX, 21.
Reposer (se) en tombant, expression qui n’implique ni n’exclut la croyance à une autre vie, V, 4, N.
Réprimande et exhortation, IX, 37.
Réprobation de Néron ; Marc-Aurèle ; protestait à l’avance contre les essais de réhabilitation qui ont été tentés de nos jours, III, 10, N.
Reproche adressé aux chrétiens par Marc-Aurèle, XI, 3, N.
Reproches adressés à l’âme, IX, 39 ; — à se faire sur les erreurs de l’esprit, XI, 19.
République de Platon ; il est inutile de songer à la réaliser, IX, 29 ; — est un idéal inaccessible pour Marc-Aurèle ; appréciation de ses principes et de ses combinaisons politiques, IX, 29, N. ; — citée sur les sentiments de respect qu’on doit au culte national et aux croyances reçues, XI, 23, N.
Réputation (la) est une chose de peu d’importance, II, 17.
Résider, où réside le vrai mal pour l’homme, IX, 42.
Résignation de l’homme et sa soumission à la nature, pour les biens qu’elle donne et qu’elle reprend, X, 14 ; — à la volonté de Dieu sur ce qui nous arrive dans la vie et après notre mort, XII, 5.
Résigné (être sincèrement) à quoi nous oblige cette vertu, X, 8, et passim.
Résolution que nous remettons de jour en jour, II, 4, N. ; — qui nous délivrera de mille chagrins, de mille combats, de toute dissimulation et de toute vanité, IX, 51.
Respect des dieux, vertu qui contribue au salut de la société, XI, 20.
Restitution de l’air que nous aspirons ; en quoi elle consiste, VI, 15.
Résumé de doctrine et sorte de catéchisme que se trace Marc-Aurèle, XI, 18, N.
Retraite (quelle est la) la plus tranquille, et la moins troublée par les affaires, IV, 3.
Retraites lointaines que l’on cherche à se faire ; pensée juste au fond, mais qu’il ne faut pas exagérer, IV, 3, N.
Réunion (la) des parties du corps n’est qu’un ensemble sujet à la corruption, II, 17.
Revenir, définition de cette expression, VIII, 34, N.
Revivre, ce que c’est, à proprement parler, VII, 2.
Rhétorique d’Aristote, citée sur la réponse que Socrate fit à Archélaüs et non à Perdiccas, XI, 25, N.
Rien ne vient de rien, IV, 4.
Roc (ferme comme le), comparaison toute pareille dans l’Iliade d’Homère, IV, 49, N.
Romain (comme) et comme homme ; les devoirs de l’homme sont les plus universels de tous, ceux du citoyen ne viennent qu’en seconde ligne, II, 5, N.
Romains, leur juste orgueil, III, 5, N.
Rome ; pour les modernes, c’est Paris, c’est Londres, etc., etc., VI, 44, N.
Route (la seule) que nous indique la nature et qui nous soit propre, est celle qui est commune il tous, V, 3.
Rusticus, un des maîtres de Marc-Aurèle ; ses conseils à Marc-Aurèle sur son caractère et sur ses études scientifiques ; lui prêta un livre d’Épictète, I, 7.
Rusticus Junius, philosophe stoïcien, très-particulièrement aimé et estimé de Marc-Aurèle, I, 7, N. ; — maître de Marc-Aurèle, I, 17, N.

S

Sage (le) tel que le Portique essayait de le concevoir, III, 1, N.
Sages (les), ce qu’ils évitent et ce qu’ils ambitionnent, IV, 38.
Sagesse (la) consiste dans les actions justes, IV, 37 ; — (la), la tempérance, la justice et le courage, sont les quatre parties essentielles de la vertu, selon Socrate, V, 12, N. ; — (la), la vérité, la justice, définies, XII, 15, N.
Salamine (l’homme de), que Socrate refusa d’arrêter au péril de sa vie, VII, 66 ; — s’appelait Léon ; Socrate, en refusant de l’arrêter, s’exposait à la mort, VII, 66, N.
Salut (le) de notre vie, ce que c’est, et en quoi il consiste, XII, 29.
Santé (la) du monde, expression très-belle et très-noble, V, 8, N.
Sarmates, prisonniers de guerre, X, 10.
Satyron, Eutychès, Hymen, cités par Marc-Aurèle, X, 31 ; — noms inconnus, ib., N.
Sauvages (les) et les barbares savent en général mourir avec une impassibilité que le Stoïcisme n’a point dépassée, IV, 50, N.
Scepticisme (le), soutenu et propagé par quelques philosophes, V, 10, N.
Science (l’aliment de la), métaphore de Marc-Aurèle lui-même, IV, 30, N. ; — (la) de l’homme comparée à l’infini, et comparée à elle-même, V, 10, N.
Scipion l’Africain, d’un siècle environ postérieur à Alexandre, IV, 33, N.
Scutum (le), grand bouclier oblong, était en général porté par l’infanterie, I, 5, N.
Sécunda, probablement femme de Maximus, VIII, 25, N.
Semence (la) des choses ; comment il faut comprendre cette expression, IV, 36.
Sénat (conseil sur la façon de parler dans le), VIII, 32, N.
Sénèque, cité sur l’égalité d’âme, II, 1, N. : — cité sur la vie éternelle, II, 4, N. ; — cité sur la puissance de l’imagination, II, 15, N. ; — cité sur l’obéissance à Dieu, II, 16, N. ; — cité sur les bienfaits de la philosophie, II, 17, N. ; — cité sur le suicide, III, 1, N. ; — cité sur les plaisirs de la science, III, 2, N. ; — cité sur la présence de Dieu en nous, III, 4, N. ; — cité sur la pensée de la mort, III, 8, N. ; — cité sur la nature et sur Dieu, III, 9, N. ; — cité sur Dieu, la première des causes, III, 11, N. ; — cité sur la présence de Dieu dans l’homme, IV, 1, N. ; — cité sur les deux républiques, IV, 4, N. ; — cité sur l’action de Dieu dans l’univers, IV, 13, N. ; — ses deux traités, le Repos du sage et la Tranquillité de l’àâme, IV, 25, N. ; — cité sur la résignation en face de la mort, IV, 48, N. ; — a su mourir avec un courage inébranlable, quoique sa conscience ne fut peut-être pas absolument tranquille à ce moment suprême, IV, 49, N. ; — cité sur l’amour et le mépris de la vie, IV, 50, N. ; — cité sur la cause du monde, V, 8, N. ; — cité sur la manière de vivre, V, 11, N. ; — Préface de ses Questions naturelles, citée V, 32, N. ; — cité sur la sensation, V, 26, N. ; — cité sur la doctrine de l’émanation, V, 27, N. ; — cité sur la considération des choses, VI, 3, N. ; — cité sur l’estime que nous avons de nous-mêmes, VI, 16, N. ; — se sert fréquemment, avant Marc-Aurèle, d’une expression employée par celui-ci, et qui a une apparence chrétienne, VI, 28, N. ; — cité sur le respect dû à la vertu des grands hommes, VI, 48, N. ; — cité sur la dernière heure, VII, 18, N. ; — son traité de la Clémence et celui des Bienfaits, cités sur le pardon des offenses, VII, 22, N. ; — n’a jamais hésité à affirmer l’immortalité de l’âme, VII, 59, N. ; — cité sur la brièveté nécessaire de la vie, VIII, 2, N. ; — cité sur l’ingratitude et les bienfaits, VIII, 8, N. ; — la Préface de ses Questions naturelles, citée sur la haute idée que le Stoïcisme s’était faite de la nature, de l’univers et de Dieu, VIII, 26, N. ; — cité sur le premier rapport de nos sens quand un soudain malheur vient nous frapper, VIII, 49, N. ; — cité sur l’intelligence répandue dans l’univers et que notre raison respire en quelque sorte, VIII, 54, N. ; — (solution à laquelle incline le stoïcisme de) comme Marc-Aurèle, VIII, 58, N. ; — cité sur l’accueil qu’on doit faire à la mort ; langage qu’il prête à Dieu lui-même, IX, 3, N. ; — cité sur une multitude d’actes que nous dicte la raison, IX, 10, N. ; — cité sur la résignation à la destinée, IX, 17, N. ; — cité sur le terme de la vie entière, IX, 21, N. ; — cité sur les souffrances de la vie, ses conseils au nom même de Dieu, IX, 26, N. ; — cité sur la grandeur de l’homme, IX, 34, N. ; — cité sur la souffrance, IX, 35, N. ; — cité sur le sens qu’on doit donner à ses prières, IX, 40, N. ; — cité sur la mort d’Épicure, IX, 41, N. ; — cité sur l’image de la vie, X, 34, N. ; — cité sur l’âme prête à quitter la vie, XI, 3, N. ; — cité sur les nobles études de l’homme, XI, 5, N. ; — cité sur la définition du mot Indifférent, XI, 10, N. ; — Traité de la Tranquillité de l’âme, cité sur le beau portrait qui y est tracé de la constance de Socrate sous le règne des Trente, XI, 16, N. ; — cité sur la piété et le respect envers les Dieux, XI, 20, N. ; — nomme Archélaüs et non Perdiccas, auquel Socrate fit une célèbre réponse, Traité des Bienfaits, XI, 25, N. : — cité sur les astres et leur ministère, XI, 27, N. ; — cité sur la résignation qu’on doit montrer à la mort d’un enfant, XI, 31, N. ; — avant Marc-Aurèle, avait recommandé la résignation et la confiance à la bonté de Dieu, XII, 11, N. ; — cité sur la cessation d’un bien, XII, 23, N. ; — cité sur la plus puissante consolation dans tout ce qui nous arrive, et sur la grandeur et la mansuétude de Dieu, XII, 26, N.
Sensation (la) est un phénomène obscur, II, 17.
Sentence d’Antisthène, que le Pseudo-Plutarque attribue à Alexandre ; Épictète et Diogène de Laërte l’attribuent à Antisthène, VII, 36, N. ; — d’Épicure, citée par Marc-Aurèle ; il est remarquable que le Stoïcisme puisse invoquer l’autorité d’Épicure, VII, 61, N.
Sentiments qu’il ne faut pas avoir même contre les gens inhumains, VII, 65 ; — dans lesquels on doit sortir pour jamais de ce monde si l’on ne peut y rester en homme vertueux, X, 8.
Séparation, ce qu’elle doit être quand on quitte ceux qui ont partagé la vie avec nous, X, 36.
Serment qu’on faisait prêter aux soldats ; formule employée par Marc-Aurèle, III, 5, N.
Services à rendre à nos semblables ; maxime très-sage, qui pourrait éviter dans la vie bien des mécomptes et bien des dissensions, VII, 72, N.
Servitude de la chair, expression qui a une apparence chrétienne et que Sénèque emploie avant Marc-Aurèle, VI, 28, N.
Sévérus, appelé Frère par Marc-Aurèle, exemples qu’il a donnés à l’empereur ; ses réflexions sur les grands hommes et sur un État vraiment libre, I, 14.
Sévérus Claudius, philosophe péripatéticien, maître de Marc-Aurèle, qui le nomme son Frère comme témoignage d’affection, I, 14, N. ; — cité par Marc-Aurèle à titre de simple souvenir, X, 31.
Sextus, modèle de bienveillance, l’homme qui comprenait le mieux ce que c’est que vivre selon la nature, I, 9 ; — de Chéronée et petit-fils de Plutarque, éloge qu’en fait son élève Marc-Aurèle, I, 9, N.
Silvanus, cité par Marc-Aurèle, X, 31.
Sinuesse, ville de Campanie, au nord-est de Rome, I, 7, N.
Sociabilité, premier attribut de la nature humaine, VII, 55.
Société (la) des êtres raisonnables, ses liens sont les mêmes pour tous, IV, 29 ; — (la) est le bien propre de l’être doué de raison, préoccupation la plus ordinaire de Marc-Aurèle, V, 16, N. ; — (l’idée de la) dans les doctrines Stoïciennes, VII, 5, N.
Socrate (louange adressée à) dans les Mémoires de Xénophon sur son maître, I, 16, N. ; — a été capable de s’abstenir et de jouir des choses dont la plupart des hommes ne peuvent ni souffrir l’abstinence, ni jouir sans en abuser, I, 17 ; — a sanctionné de son admirable exemple cette forte maxime : Mourir sans murmures, II, 3, N. ; — sa pensée sur la mort est la même que celle de Marc-Aurèle, II, 11, N. ; — son admiration pour le précepte de l’oracle de Delphes : Connais-toi toi-même, II, 13, N. ; — tué par une autre sorte de vermine que celle dont mourut Démocrite, III, 3 ; — cité sur le combat de la vie, III, 4, N. ; — ses paroles citées sur le génie qui habite en nous, III, 6 ; — sculpteur de son métier ; son mince talent lui donnait tout juste ce qu’il fallait pour vivre ; sa pauvreté, IV, 31, N. ; — établit comme un principe inébranlable qu’il ne faut jamais faire mal, sous quelque prétexte que ce puisse être, même au prix de la vie, V, 31, N. ; — dans le Criton, ne fait pas plus de compte de l’opinion vulgaire, quand il s’agit du devoir, que ne le conseille une des pensées de Marc-Aurèle, VI, 2, N. ; — (la foi de) que Platon a exprimée dans le Criton et dans le Phédon est celle de Marc-Aurèle, VI, 10, N. ; — cité par Marc-Aurèle comme orateur éloquent et philosophe vénérable, VI, 47 ; — (le génie, le démon de), c’est sa conscience, VII, 17, N. ; — (le nombre des hommes comparables à) n’est jamais aussi grand que Marc-Aurèle peut sembler le croire, VII, 19, N. ; — cité sur le sens dans lequel il entendait cette expression : « Le combat de la vie est le plus beau des combats », VII, 61, N. ; — rappelle lui-même dans son Apologie les principales actions, auxquelles Marc-Aurèle fait allusion, et où il a montré tant de courage, et tant de vertu de tout genre, VII, 65, N. ; — qualités qu’il faut examiner en lui, VII, 66 ; — sa méthode ; sa résignation, VII, 66, N. ; — Diogène, Héraclite, opposés à Alexandre, César, Pompée, VIII, 3 ; — ceci ne veut pas dire que Marc-Aurèle mette ces philosophes sur la même ligne, ib., N. ; — cité sur la véritable forteresse morale qu’il possédait dans sa conscience, quand il démontrait l’immortalité de l’âme après avoir bu la ciguë, VIII, 48, N. ; — un des motifs qui le consolent le plus sérieusement de sa mort, IX, 3, N. ; — cité sur la manière dont il a compris le rôle de la philosophie, IX, 19, N. : — et Jésus-Christ, leur destin, X, 15, N. ; — avant l’École stoïcienne, avait recommandé la fermeté de l’âme qui s’élève au-dessus de l’opinion, XI, 16, N. ; — noms qu’il donnait par raillerie aux superstitions du vulgaire, XI, 23 ; — dans le Criton, dédaigne l’opinion du vulgaire, mais ce n’est pas en fait de croyances religieuses, XI, 23, N. ; — sa réponse au reproche de Perdiccas, de ne vouloir pas dîner chez lui, XI, 25 ; — sa résignation lorsque sa femme Xanthippe, étant sortie, avait emporté son manteau, XI, 28 ; — trait de sa vie qui n’est connu que par le témoignage de Marc-Aurèle, XI, 28, N. ; — son argumentation sur les différentes âmes que l’homme peut posséder, XI, 39 ; — son profond dédain pour tout ce qui est extérieur, XII, 2, N. ; — (combien y en a-t-il de) au moment de la mort, XII, 31, N.
Sœur de Marc-Aurèle, s’appelait Annia Cornificia, I, 17, N.
Soin (le) qu’on donne à chaque action doit être proportionné à son importance et avoir une mesure, IV, 32.
Soleil (le) et les autres astres, faits eu vue de quelque chose, VIII, 19 : — (le) se répand partout, mais ne s’épuise pas, VIII, 57.
Solides (dispersion des), entrés par notre alimentation de chaque jour dans notre corps, X, 7.
Solution sur l’immortalité de l’âme, à laquelle Marc-Aurèle incline comme le Stoïcisme de Sénèque, VIII, 58, N.
Sommeil (dans le) nous nous imaginons aussi parler et agir, IV, 46 ; — réflexion à faire, lorsque l’on s’en arrache avec peine, VIII, 12.
Songes (les) sont un secours des dieux pour les gens auxquels ils désirent assurer les biens qui sont l’objet de leurs vœux, IX, 27 ; — (Marc-Aurèle croyait aux) IX, 27, N.
Sorciers (les) et les Charlatans, abusaient de la crédulité populaire ; Marc-Aurèle, devenu empereur, fit des lois contre eux, I, 6, N.
Sort (le) est une énigme, II, 17 ; — heureux ou malheureux des hommes, IV, 19.
Sortir définitivement de la vie ; conseil terrible dans le Stoïcisme, X, 8, N.
Sots (les), tout ce qui les réjouit ou les afflige, IV, 44.
Souffle vital défini, II, 2 ; — (le) qui fait notre vie, sa nature, IX, 36 ; — une des trois parties essentielles qui nous constituent, XII, 3.
Soumissions que les courtisans se font les uns aux autres, en cherchant réciproquement à se supplanter, XI, 14.
Source (la) véritable de toutes choses, VI, 36 ; — du bien est au dedans de nous, VII, 59 ; — intarissable dans le cœur de l’homme, non un puits croupissant, VIII, 11 ; — universelle, d’où procèdent toutes choses dans leur intime connexion, VIII, 23 ; — unique, qui est intelligente ; définition de cette expression, IX, 39, N. : — (la) des vertus, XI, 10.
Spartiates, admiration et estime que leurs mœurs inspiraient au Stoïcisme et à Marc-Aurèle, XI, 24, N.
Spectacles auxquels nous devons assister avec un sentiment de bienveillance et sans un mépris trop altier, VII, 3.
Sphærus (le) dans la doctrine d’Empédocle est l’ensemble de l’univers, jouissant d’un éternel repos, VIII, 41, N.
Sphère (la) de l’âme, son étendue ; splendeur de sa lumière, XI, 12.
Spiritualisme de Marc-Aurèle, V, 26, N. ; — doctrine professée nettement par Marc-Aurèle ; développée et précise, liv. VII, 55, et XI, 19, N.
Spirituelle (la partie) du monde, dont Marc-Aurèle ne parle point assez, X, 7, N.
Stertinius, à Baïes, cité par Marc-Aurèle, XII, 27.
Stoïcienne (la Métaphysique), un de ses côtés faibles, IV, 40, N. ; — (l’école) a recueilli l’héritage du Platonisme sur la distinction des vrais et des faux biens, V, 12, N. ; — (résultat dernier de la doctrine), VII, 9, N. ; — (l’école) a toujours soutenu l’unité de matière sous la variété infinie des transformations, VII, 23, N. ; — (l’école) n’avait pas toujours pris un soin suffisant de l’extérieur dans l’individu, VII, 60, N. ; — (l’école) a été plus modérée sur la séparation de l’âme et de son enveloppe corporelle, que ne l’ont été les ascètes de l’Hellénisme ou les ascètes chrétiens, VIII, 28, N. ; — (l’école), un de ses axiomes, X, 32, N. ; — (l’école) n’a pas su se défendre assez du panthéisme, XII, 30, N.
Stoïciennes (dans les doctrines), l’idée de société s’étend jusqu’à l’ordre universel des choses, VII, 5, N.
Stoïciens (les), un de leurs paradoxes favoris et un des plus étranges, quoiqu’il découlât très-logiquement de leurs principes, II, 10, N. ; — le suicide dans leur doctrine, III, 1, N. ; — pensent qu’on ne peut comprendre sans difficulté la matière et les mouvements des objets sensibles, V, 10 ; — donnaient au mot indifférent un sens spécial, V, 20, N. ; — (les) laissent dans le doute le problème de la création ; leur doctrine, V, 21, N.
Stoïcisme (le), en quoi il a été plus éclairé que tout ce qui l’a suivi, II, 9, N. ; — (le) a, sous un autre forme, une idée aussi haute de la personne humaine que le Christianisme, III, 6, N. ; — (le) confond trop souvent Dieu avec la commune nature, IV, 29, N. ; — point sur lequel il est aussi spiritualiste qu’il est possible de l’être, IV, 37, N. ; — (le) sous les empereurs despotiques qui avaient précédé Marc-Aurèle, avait préparé au martyre bien des âmes, qui ne fléchirent pas, IV, 49, N. ; — (le) n’a point dépassé l’impassibilité avec laquelle les sauvages et les barbares savent en général mourir, IV, 50, N. ; — un de ses plus grands cotés est d’avoir tant présumé des forces de l’âme de l’homme, V, 19, N. ; — point sur lequel il est impossible d’être plus spiritualiste qu’il n’a été, VI, 8, N. ; — (le) a appris à l’homme la soumission à la volonté divine et la résignation, VI, 16, N. ; — (le) a recueilli la distinction du corps et de l’âme d’après Socrate et Platon, VI, 32, N. ; — (le), une de ses grandes maximes est : S’abstenir de jugements trop prompts, VI, 52, N. ; — (le) n’exclut pas une quiétude ascétique, VII, 28, N. ; — (il est assez remarquable que le) puisse invoquer l’autorité d’Épicure, VII, 64, N. ; — (le) l’idée du bonheur ne tient qu’une place très-secondaire dans toutes ses théories, VII, 67, N. ; — ne demande à son élève, pour braver l’opinion, même quand elle est inique, et pour supporter les tortures et les supplices du corps que le courage montré par les martyrs chrétiens, VII, 68, N. ; — (le) une de ses prescriptions les plus essentielles, VII, 75, N. ; — haute idée qu’il s’était faite de la nature, de l’univers et de Dieu, passage cité de Sénèque, Préface des Questions naturelles, VIII, 26, N. ; — reproche injuste qu’on lui a adressé trop souvent, VIII, 28, N. ; — un de ses premiers principes, si ce n’est le premier de tous, VIII, 29, N. ; — une de ses théories les plus importantes, quoiqu’elle puisse à première vue paraître paradoxale, VIII, 40, N. ; — (le fondement du) inébranlable de sa nature, VIII, 48, N. ; — (le) avait examiné les questions si délicates et si profondes de la théorie de la grâce et de l’intervention divine dans la conscience de l’homme, IX, 40, N. : — fondement inébranlable de sa morale, X, 3, N. ; — sa morale soutint, surtout sous l’Empire romain, les âmes et les fortitia plus que ne pouvait le faire aucune autre doctrine, X, 16, N. ; — (le) permettait au sage le suicide, X, 22, N. ; — (le), ce qui fait l’immense supériorité de sa grande doctrine morale, X, 34, N. : — une de ses recommandations les plus ordinaires et les plus essentielles, qui a donné à la charité son solide fondement, XI, 1, N. ; — avait énergiquement pratiqué l’examen constant de soi-même, XI, 3, N. : — (le), une de ses maximes fondamentales, XI, 11, N. ; — un de ses préceptes principaux et des plus utiles, et que Socrate déjà avait mis en pratique, XI, 16, N. ; — (le), une de ses maximes favorites, vraie à certains égards, mais excessive, XII, 22, N. ; — (le), ses croyances générales au temps de Marc-Aurèle, XII, 14, N.
Stoïque (la philosophie), en plein accord avec l’humilité chrétienne sur la vanité de la gloire, IV, 19, N.
Style (le) de Marc-Aurèle est sans aucune prétention, éloge qu’on ne peut pas tout à fait appliquer à ses lettres, à son maître Fronton, I, 7, N.
Substance (unité de la) universelle, théorie très-contestable, XII, 30, N.
Succube, municipe de la Bétique en Espagne, patrie de M. Annius Vérus, bisaïeul de Marc-Aurèle, I, 1, N.
Suicide (le), permis par la sagesse stoïcienne, et autorisé par de nombreux et illustres exemples dans le monde romain, avant l’Empire et après la République, III, I, N. ; — (le), le Stoïcisme le permettait au sage ; sa définition, X, 22, N. ; — autorisé par le Stoïcisme, peut avoir quelque chose de honteux, XII, 23, N.
Sujet (dans un) quelconque distinguer toujours deux parties, la cause et la matière, VII, 19.
Supériorité de certaines doctrines morales, comme le Platonisme et le Stoïcisme, X, 34, N.
Supporter (se) réciproquement, maxime aussi pratique que profonde, qui n’est à l’usage que des cœurs les plus magnanimes et les plus désintéressés, IV, 3, N.

T

Tâche (la) de la nature de l’univers, c’est un changement perpétuel, VIII, 6 ; — (accomplir sa), avant de mourir, X, 22.
Tandasis, ses leçons à Marc-Aurèle, I, 6 ; — cité par Marc-Aurèle, 1, 6 ; — inconnu sous tout autre rapport, ib., N.
Télaugés était-il supérieur à Socrate par le caractère ? VII, 66 ; — fils de Pythagore ; son nom sert ici de simple exemple à Marc-Aurèle, VII, 66, N.
Témoignage de reconnaissance, adressé par Marc-Aurèle aux Dieux, pour tous les bienfaits qu’il doit à leur assistance, I, 17.
Témoignages, avant de les accepter, examiner quels sont ceux qui les donnent, VII, 62.
Tempérance (la), la justice, la vérité, le courage, sont les quatre parties de la vertu dans la doctrine platonicienne, III, 6, N. ; — (la), la sagesse, la justice et le courage sont les quatre parties essentielles de la vertu, selon Socrate, V, 12, N. ; — opposée à la volupté, VIII, 39.
Temps (le), sa perte est irréparable, II, 1 ; — (le) que dure la vie de l’homme n’est qu’un point ; pensées qui ont la grandeur de Pascal, sans en avoir l’incurable tristesse, II, 17, N. ; — (le seul) qu’on vive est le présent ; rapprocher de cette pensée une pensée de Pascal, dont le fond est identique, III, 10, N. ; — (le) comparé à un fleuve, IV, 43 ; — (le) présent n’est qu’un point dans la durée, VI, 36 ; — (le) qui est fixé à notre vie, VI, 49 ; — (le) engloutit toutes choses, VI, 59 ; — modernes, temps anciens, époques intermédiaires ; les mêmes choses remplissent leur histoire, VII, 1 ; — (le) fait que nous oublions et que nous serons oubliés, VII, 21 ; — (le) qui nous est donné ; le mettre à profit, VIII, 44 ; — (le) convenable pour la cessation de notre vie, XII, 23.
Terre (la) tout entière n’est qu’un point, IV, 3 ; — (la), ce qu’on lui doit et ce qu’on lui rend, V, 4 ; — ce qui en vient y retourne, VII, 50 ; — (ce que la) enfante, et le vers d’Euripide, dans la tragédie perdue de Chrysippe, VII, 50, N. : — (la) tout entière n’est qu’un point, VIII, 21 ; — (une seule) pour les choses terrestres, IX, 8 ; — (la) aime la pluie, citation de quelque poëte, X, 21, N.
Théâtre (le) grec, arrivé très-vite à la perfection, XI, 6, N.
Théétète, de Platon, passage cité par Marc-Aurèle, X, 23, N.
Théodote, Bénédicta, noms d’un homme et d’une femme attachés au service intérieur du Palais, I, 17, N.
Théophraste, son mot sensé et digne d’un philosophe sur la concupiscence, II, 10 ; — sa doctrine sur la distinction dos fautes, différente de celle des stoïciens, II, 10, N.
Théories (une des) les plus importantes du Stoïcisme, quoique à première vue elle puisse sembler paradoxale, VIII, 40, N.
Thraséas, cité par Marc-Aurèle, I, 14 ; — sa mort dans Tacite, I, 14, N. ; — son silence, crime prétendu pour lequel Néron le fit mourir, X, 36, N.
Tibère, à Caprée, cité par Marc-Aurèle, XII, 27 et N.
Timée, dans Platon, exprime la même pensée que Marc-Aurèle, sur la perfection et la bonté de Dieu, VI, 1, N.
Titres de l’homme de bien sont en petit nombre ; savoir les mériter et s’y maintenir, X, 8.
Tombeaux (les), ce qu’on y inscrit d’ordinaire, VIII, 31.
Tourment de la conscience, VIII, 22.
Tragédie, cause de son institution, XI, 6.
Trait de caractère, fort touchant de la part d’un empereur, VI, 12, N.
Traités de Sénèque : le Repos du sage et la Tranquillité de l’âme, et autres, cités, IV, 25, N.
Trajan, événements survenus pendant son règne, IV, 32 ; — mourut en 117, après vingt ans de règne, IV, 32, N.
Transformation des choses à l’infini, IX, 28 ; — de toutes les parties de l’univers, comprises dans le monde visible, X, 7.
Transpirer comme les plantes, observation la plus ancienne de la respiration des plantes, qu’on puisse citer, VI, 16, N.
Travail (un) contre nature, VI, 33 ; — (le but qu’il faut se proposer dans le), IX, 12.
Travailler, comment il faut considérer le travail, IX, 12, N.
Tristesse (la) dénote de la faiblesse, XI, 18.
Tropéophore, nom propre, cité par Marc-Aurèle, X, 31.
Trouble (le) naît en nous de la seule opinion que nous nous sommes formée des choses dans notre esprit, IV, 3.
Troubler (ne pas se), un des premiers préceptes du Stoïcisme, VIII, V, N.
Troupeaux, sens exact dans lequel il faut entendre ce mot, VII, 3, N.
Tunique, vêtement de dessous ; il n’y avait que les gens les plus pauvres qui ne la portassent pas, IV, 30, N.
Typhon, monstre compliqué et furieux, selon Socrate, II, 13, N.
Tyrans, qui ont usé avec une affreuse arrogance du droit de vie et de mort, comme s’ils eussent été immortels, IV, 48.

U

Union avec nos semblables, que comportait notre nature, dont nous nous sommes retranchés nous-mêmes, et dans laquelle il nous est permis de rentrer, par la bonté de Dieu, VIII, 34 ; — qui existe entre les êtres, IX, 8.
Unité (l’) de la matière relie et enchaîne toutes choses dans le monde, VI, 38 ; — dans les choses de la nature, IX, 28.
Univers (l’) comparé à une cité bien gouvernée, II, 16 ; — (la matière de l’) est obéissante, VI, 1 ; — vrai moyen qu’ait l’homme de comprendre le vaste ensemble des choses qu’il a été admis à contempler, VI, 40, N. ; — (notre mot d’) ; sa vraie signification, VII, 9, N. ; — (l’) est de même nature que les corps qu’il renferme, VII, 19 ; — (l’) tout entier, embrassé d’un seul regard, IX, 32 ; — ce qui distingue sa nature, X, 6 ; — (l’) ne peut pas être mal gouverné, X, 7.
Usage (l’) du raisonnement s’éteint en nous, lorsqu’on tombe en enfance, III, 1 ; — que l’âme peut faire d’elle-même, XII, 33.
Utile (l’) est le bien suprême, selon quelques philosophes, III, 6 ; — (l’) pour chacun est ce qui convient à son organisation, VI, 44 ; — sens de ce mot, pris dans son acception vulgaire, VI, 45.
Utilité et convenance que les hommes trouvent dans des choses qu’il serait dur de ne pas leur permettre, VI, 27 ; — de la société universelle doit être le but de notre vie, XI, 21 et passim.

V

Valeur (la) de chaque homme est en raison de celle des objets qu’il affectionne, VII, 3 ; — (mince) de ces politiques, qui prétendent régler les affaires sur les maximes de la philosophie, IX, 29.
Vanité de ceux qui s’imaginent nuire aux autres par leurs critiques, ou les servir par leurs louanges, IX, 34.
Variante proposée par quelques éditeurs, dans le texte de Marc-Aurèle, IV, 18, N.
Vélius Rufus, cité par Man-Aurèle, XII, 27.
Vent (le) jette à terre les feuilles des bois, vers cités par Marc-Aurèle, et tirés de l’Iliade d’Homère, X, 34, N.
Vérité (la), la justice, la tempérance, le courage, sont les quatre parties de la vertu, dans la doctrine platonicienne, III, 6, N. ; — à laquelle il faut recourir à chaque événement qui peut provoquer notre tristesse, IV, 49 ; — (la) n’a jamais nui à personne ; il faut la chercher sans cesse, VI, 21 ; — la cultiver est la seule chose qui soit digne d’occuper nos pensées, VI, 47 ; — qu’il faut toujours avoir devant les yeux, sur la ressemblance et l’uniformité des choses, X, 23 ; — (la), la justice, la sagesse, définies, XII, 15, N.
Vérités (seules) utiles à connaître, II, 3 ; — (deux) qu’il faut se rappeler sans cesse, au sujet du passé et de l’avenir, II, 14 ; — (deux) à ajouter entre les plus usuelles, IV, 3 ; — (deux) desquelles il faut se souvenir toujours, à chaque événement de la vie, VII, 58 ; — éclatantes, sur l’organisation physique et morale de l’homme, voilées pour un instant, ne reparaîtront parmi nous que plus puissantes et plus belles, X, 26, N.
Vers plat et ridicule, dans la comédie dont Chrysippe a parlé ; rang qu’il y occupe, VI, 42 et N.
Vert, dès le temps de Marc-Aurèle, on avait remarqué que la couleur verte fatigue le moins la vue, X, 35, N.
Verts (les) et les Bleus ; origine de ces factions ; leur rôle politique. I, 5, N.
Vertu louée par Marc-Aurèle dans sa mère, I, 3, et III, 4, N. ; — ses quatre parties essentielles, selon Socrate, V, 12, N. ; — en quoi elle consiste, V, 15, N. ; — (la) que le Stoïcisme a surtout apprise à l’homme, c’est la soumission à la volonté divine, VI, 16, N. ; — son mouvement, sa route, VI, 17 ; — opposée à la volupté, VIII, 39 ; — (la) et le vice chez l’être raisonnable ; en quoi ils consistent, IX, 16 ; — une de ses premières conditions, XII, 1, N.
Vertus que Marc-Aurèle attribue à sa mère et qu’il a lui-même le mieux pratiquées, I, 3, N. ; — dont la pratique est le caractère propre de la nature humaine, IV, 49 ; — qui sont en notre pouvoir, V, 5 ; — dans lesquelles il y a un attrait supérieur, V, 9 ; — qui doivent toujours nous être présentes, quand on veut se donner le plaisir de se rappeler ses amis, VI, 48 : — dont l’âme est privée malgré elle, VII, 43 ; — propres à l’âme raisonnable, XI, 1 : — (deux) qui contribuent au salut de la société, XI, 20.
Vérus (M. Annius), aïeul paternel de Marc-Aurèle ; exemples qu’il lui a donnés, I, 1 : — ses qualités, ses emplois, son père ; dirigea l’éducation de Marc-Auréle, I, 1, N. ; — le bisaïeul de Marc-Aurèle ; sa patrie, sa charge, I, 1, N.
Vérus, Lucius, frère adoptif de Marc-Aurèle, à qui il avait marié sa fille, VIII, 25, N.
Vespasien, événements survenus pendant son règne, IV, 32 ; — le premier de la famille Flavienne, mort quarante et un ans avant la naissance de Marc-Aurèle, IV, 32, N.
Vice (le), pris en général, pris dans l’individu, pris dans un être doué de la faculté de s’en délivrer, VIII, 55 ; — (le) et la vertu chez l’être raisonnable ; en quoi ils consistent, IX, 16.
Vices (les) sont en eux-mêmes des effets de l’ignorance, II, 1.
Vicieux (nécessité de l’existence d’êtres) dans le monde, IX, 42.
Vie (la) est fugitive pour tous les hommes, II, 6 ; — (la) la plus longue et la plus courte reviennent au même, II, 14 ; — (la durée de la) humaine est un point, II, 17 ; — (s’éconduire soi-même de la), c’est le suicide permis par la sagesse stoïcienne, III, 1, N. ; — (la) est surtout soumise à l’opinion, IV, 3 ; — (la) de chaque homme définie, VI, 15 ; — (la) humaine, fragile et de courte durée, VI, 17 ; — son uniformité, VII, 49 ; — (la) de cour, ni celle que tu mènes, ne doit être critiquée par toi, VIII, 9 ; — (chaque portion de notre) comparée à un bain, VIII, 24 ; — mal appréciée par Marc-Aurèle ; le tableau qu’il en trace n’est pas très-juste, VIII, 21, N. ; — (l’autre), attestée nettement par Marc-Aurèle, VIII, 25, N. : — (notre) doit être réglée action par action, VIII, 32 ; — (la) de Marc-Aurèle mise en contraste avec celle de son frère adoptif, Lucius Vérus, IX, 33, N. ; — (la perte de la) n’est qu’un échange, IX, 35 ; — d’un citoyen qui marque chaque pas de son existence par des actions utiles à ses concitoyens, X, 6 ; — (la) humaine n’est qu’un instant imperceptible, XI, 18 ; — (la) comparée à une action qui finit en son temps, XII, 23 ; — (le salut de notre) ; en quoi il consiste, XII, 29 ; — (il n’y a qu’une) universelle, bien qu’elle se partage entre une infinité de natures et de corps séparés, XII, 30 ; — (dans la), trois actes suffisent pour faire que la pièce soit entière, XII, 36.
Vigne (la) qui porte son fruit, comparée à l’homme qui fait le bien, V, 6.
Villes mortes tout entières, IV, 48.
Virgile, son « Dabit deus his quoque finem », cité, V, 23, N.
Visage (un) irrité est contre nature, VII, 14.
Vivre exempt d’attachement et de répugnance pour la vie ; rester indifférent à la longueur ou à la brièveté du temps, pendant lequel l’âme sera enveloppée du corps ; c’est le bien suprême de celui qui met au premier rang son intelligence, III, 7 ; — (projet de) bien durant cette vie, V, 29 ; — selon la loi de ta nature, VI, 58 : — comme si déjà tu étais mort, VII, 56 ; — (manière de), X, 15 ; — (cesser de), en cessant d’être homme de bien, X, 32 ; — (ne pas continuer de) ; il semble que Marc-Aurèle veut parler du suicide, X, 32, N. ; — (il faut avoir appris l’art de), avant de l’enseigner, XI, 19.
Voies (les) de Jupiter, V, 8, N.
Volésus, Céson, personnages illustres pour Marc-Aurèle ; ils sont à peu près inconnus pour nous, IV, 33, N.
Volonté (ce qui dépend de notre seule), fondement inébranlable de la morale stoïcienne, X, 3, N.
Volupté (la) opposée à la tempérance, VIII, 39.
Voluptés savourées par des brigands, des débauchés infâmes, des parricides, des tyrans, VI, 34.
Voluptueux, en quoi il fait consister son bien, VI, 51.
Vouloir, absolue résignation à la volonté de Dieu, IV, 13, N.
Vu (on a tout), quand on a vécu quelque temps ; expression qui dépasse la pensée véritable de Marc-Aurèle, VI, 37, N.
Vulgaire (le) ; l’idée qu’il se fait des biens et des maux, V, 12 ; — ce qu’il admire, VI, 14.

X

Xanthippe, femme de Socrate, emporte, en sortant, le manteau de son mari, XI, 28.
Xénophon, Platon, cités comme témoins des actes de la vie de Socrate, auxquels Marc-Aurèle fait allusion, VII, 66, N. ; — cité par Marc-Aurèle, X, 31 ; — ses Mémoires, cités sur les sentiments respectueux de Socrate pour le culte national et pour les croyances reçues, XI, 23, N.

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES.