Pilate haiti

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher

Economie de Pilate au tournant de 1900 Au tournant des années 1900, Pilate comme la plupart des communes d'Haïti, fut essentiellement agricole. Il y avait quatre usines caféières fonctionnaient périodiquement d'Octobre à Février, c'est-à dire seulement pendant la récolte. Elles n'employaient pas des techniciens de la localité, parce qu'il n'a guère, seuls les manœuvres, la main-d'œuvre non spécialisés étaient recrutés sur place. En effet, toute l'économie de la commune reposait sur le café. A cause du système de prêt ou d'escompte, le paysan était facilement dépossédé de sa terre caféière, ce crime est si commun que rares étaient les grands vedettes de finances de la ville. Chaque gouvernement local avait son coquin, qui sur d'être acquitté prolongent comme des faucons sur le sol de l'habitat..Aussi la plupart des paysans de la campagne étaient des fermiers, des tenanciers dépossédés, travaillant à enrichir une poignée de grands et à payer les frais d'études primaires, secondaires du Cap, des Gonaïves, ou de Port-au- prince, les facultés de la capitale ou de l'étranger. Le paysan se livrait à une agriculture de subsistance et ses « jardins » de pois, de bananes, d'ignames, de riz, occupaient les plantons et les fonds très souvent au bord d'un ruisseau, ou sur les flancs déboisés d'une colline. Car les vallons ombragés étaient consacrés au café. Ils écoulaient ses vivres sur le marché de Pilate, de Rivière Laporte, de Gros-morne, de Port-margot ou Limbé. Les revenus étaient très maigres et permettaient seulement de vivoter pendant la morte saison de Mars à Octobre, après la récolte du Café. A cause de son sous sol calcaire et la couche lettrique du sol, de l'abondance de ses cours d'eau et la fraicheur de ses campagnes, Pilate occupe la première place dans la production du département du Nord. Moyenne annuelle de la production caféière en sacs de 60 kilos du département du Nord et des six principales régions : exercice 1951-52 à 1961. Pilate était toujours à la tête. Au niveau l'élevage, le paysan pilatois, avant tout grand planteur de caféier, réserve son au précieux arbuste et accorde une importance secondaire à l'élevage à cause du peu d'espace disponible. Cependant chaque propriétaire entretenait au moins un porc, quelques volailles, un animal de charge en l'occurrence un mulet ou un âne, indispensable au transport du café. Le bovin, restait la propriété de certains grands dons. Et les bouchers l'achetèrent ordinairement à la soufrière, la section rurale de l'acul du Nord. Comptons sur nos propres forces Lys Carmeleau Junior François Apparition de Voitures A Pilate En 1920, il n'y avait qu'une petite Ford à Pilate propriété de M. Charité Jean. Puis un, deux, trois camions de spéculateurs de la ville assurèrent le transport. En 1928, le premier char à bancs y fit son apparition. La camionnette avec des sièges un peu confortable n'a jamais semblé économique aux commerçants qui se préoccupèrent avant tout d'évacuer le café et d'approvisionner la ville en ballots d'étoffe, en tonneaux de tafia, caisse de savon et en sac de riz etc. Cinq Camions relient la ville aux zones métropolitaines. Pendant la récolte, des camions étrangers viennent leurs prêter concours. Lys Carmeleau Junior François pour la cause de Pilate Pilate autrefoisFeuilles brûlées(Histoire Inedite) J.B Roumain dans : Noms des lieux d'époque colonial en Haïti, nous rapport que Pilate hérite son nom de Monsieur Pilate de la Coupe, Propriétaire et procureur au conseil supérieur du cap. Son Habitation n'était alors qu'une sucrerie. Pilate était encore connu sur le nom de” bas de Plaisance” a cause de sa position par rapport les trios rivières; se partageait : en Ravine a Beaudin, en Piment et Rivières Laporte. Les nouvelles sections comme: Joly et de Du bourg étaient des caféières appartenant a Mme veuve Jubelin, née Victoire JOLY et a Louis Dubourg. Margot une sucrerie de Mme Armand Vincent Timothée MARGOT. Des produits éminemment rentables couvraient toutes ses habitations : cacaos, Indigo, café, canne-a sucre. Tout Pilate n'était qu'un immense champ colonial ou vivaient de riches planteurs au milieu de leurs ateliers, sur des terres extrêmement fertile, bien ombrageuses et humidifies. Pilate connut une certaine notoriété, tout d'abord a la fertilité de son sol, puis sa position au nœud des chemins coloniaux reliant l'Artibonite du Nord et au Nord-ouest, enfin de sa topographie accidentée constituent un excellent repaire aux marrons et révolutionnaires. A proximité de Puilboreau relativement proches du chemin colonial d'Ennery ou des Gonaïves afin d'assaillir l'ennemi. En 1793, les ateliers de Pilate, par méprise, se soulevèrent contre la proclamation de la liberté générale des esclaves du Nord. Antoine Chanlatte en fut victime et fut sauve par Sonthonax. En 1802, Pilate Participa a l'insurrection générale contre les français. Comme les chefs de bande occupaient ce Carrefour, Pétion fut charge de le nettoyer .Source(SEMEXANT ROUZIER Dictionnaire géographique d”Haiti Page 416 Au temps de l'érection de la citadelle Christophe, les réquisitions de l'Artibonite et surtout du Nord-ouest passèrent par ce Carrefour Pilate et gagnèrent Milot par Maloeuvre. C'était un Carrefour ou passaient les chemins reliant Plaisance, Port-de Paix, port-Margot, Limbe, Gros-morne, Gonaïves par La branle et BoucanRichard. Pendant les révolutions, la ville de Pilate était le chemin favori des cacos en route pour Port-au-Prince, saccageaient les maisons pillaient tout ce que les pilatois n'avaient pas enferme. (Moreau de St Mery opucit P.643) Pilate Devint, après 1804 un quartier de la neuvième section rurale de Plaisance. C'était un simple hameau ou fonctionnait une petite éclore rurale. L'essor de Pilate commença, après la chute de Salomon en 1889, avec l'avènement du gouvernement provisoire lorsque celui l'éleva au rang de la commune, le 10 septembre 1889.d'autres institutions s'ajoutèrent a celles déjà existantes, la mairie, la justice de paix, un corps de gendarmerie établie par cette loi. C'est ainsi qu'on retrouve dans toute la première administration communale les aïeuls de certaines grandes familles d'aujourd'hui: Damus Jean Baptiste, maire (un aieul de David Troy Pradieu) Fils Aime Belony ,Dameus Jean,Myrtil Jean Baptiste, Membres. Une trentaine maison de chaume groupees en partie a l'ouest. Par ailleurs des difficultés gardaient le peuple pilatois ferme et ignorant la ville de Pilate comptait a peine une dizaine de gens sachant lire et écrire. Les commandants de Place, les directeurs, d'école, les autorités civiles, les juges de paix et autres venaient du limbe de Plaisance ou Port-margot.. On vivait en vase clos, s'amure de superstition. En cas de maladie, il fallait neuf cents gourdes pour déplacer le médecin des Gonaïves. Comme le trajet se faisait a dos de cheval, parfois le médecin arrivait après le décès du malade ou diagnostiquait un cas désespère'. Il n'y pas avant des activites commerciales actuelle. En dehors du marche du samedi, on ne trouvait a acheter a Pilate que “Ti mezi farin,ti kola, ti pake tabak.”l'unique instituteur venait de Plaisance, pour la petite ecole fondee sous Floville Hypolite, ne suscitait aucun interet. Il fouettait et faisait chanter ses rares eleves plus qu'il leur montrait a lire. L'ere du progress social commencer avers 1900 et se cristalisa autour du Reverand Pere Julio Jean Baptiste,arrive a Pilate cette annee la comme Cure. Homme eminemment social partisan de l'evolution,il poussa les familles pilatoises les plus aisees a envoyer leurs enfants dans les grandes ecoles du cap et de la capital.Il paya de sesPropres fonds des bourses d'etudes a plusieurs enfants de la paroisse. D'autre sous son instigation allaient dans les grandes villes apprendre les métiers indispensables a cette nouvelle communauté: la coupe, la cordonnerie, la menuiserie etc. Bientôt viennent l'appuyer soit de leurs derniers ou de leur savoir faire des émigrés, en général des marchands. Citons : Mme Raoul Delaleau, figure proéminente du groupe dont le mari avait etudie a Paris, grande marchande des Gonaïves..Decius St Louis Placentin, grand speculateur, Ocide Jean grand speculateur originaire de Pilate mais marie et etabli a Gonaives qui reintegra le lieu natal au moment. Ces personage autour de pere Julio, Mme Decius St Louis dont le dévouement a la cause de la cite rappelle celle des sœurs charite. Pilate se divisait en six Quartiers le haut du bourg a l'est et a l'entrée principale, le centre dubourg au Nord-ouest, Cyclette et Frosine au Nord enfin Pied Boeuf au sud-est. La population du centre ville se chiffrait a 2,240 personnes dans 451 ménages. Alors des maisons commencèrent a sortir de terre, tandis que d'autres changeaient leur coiffe de chaume pour du metal. M. Occide Jean etait de cecommerce de tôle qui lui servaient de monnaie d'échange contre le café. M Raoul Delaleu fit venir ses frères, Emmanuel comme commerçant et Louis comme Instituteur et Directeur d'école. Louis sera le premier maitre vraiment intéresse a l'education des jeunes pilatois. Entre 1900 et 1910, commenca la 1ere emigration scolaire vers le Cap surtout,puis vers Port-au-prince et Gonaives avec un effectif total une douzaine de jeunes gens. Au Cap, ils fréquentèrent le Collège Notre Dame du Perpétuel Secours dirige en ce temps la par les prêtes séculiers. Ces jeunes furent les premiers a animer la cite, a la grande fierté de leur parents, d'un cercle littéraire et a le doter d'un petit Orchestre. A la visite pastorale de Mgr Kersuzan en Avril 1917, un mouvement connu sous le nom de “jeunesse Catholique” compose de ces mêmes élèves, offrit une soirée récréative qui laissa l'auditoire sur sa faim. Le discours d'ouverture a été prononcé par M. Cassiani Jean. Cette première génération d'émigrants scolaires fournit les premiers dirigeants originaires de Pilate, parmi lesquels de grands commerçants M. Charité Jean, par exemple, fut maire pendant 20 ans et devint député a la législature de 1946. Laurant St Louis représenta la commune a la chambre sur l'occupation americaine,Cassiani Jean y siégea a son tour sous le gouvernement de Vincent les autres devinrent maire, juges de Paix prépose des contributions, officiers d'état civil etc. La 2eme génération, celle de 1922, fut plus nombreuses encore; car déjà commença la proportion géométrique. Alors apparurent des Blemur, des Péan, des Pradieu a cote des Jean. C'est la ruee vers les grands centres d'Education comme le Collège des Frères du Cap ou encore le Lycée, le pensionnat des Sœurs St Joseph de Cluny qui format la plupart des dames de l'élite actuelle, puis Port-au prince, en plus du Séminaire Collège St Martial ou du Lycée Pétion, le pensionnat d'Elie Dubois ou du Bel Air, etc. Il y a eu une véritable engouement pour la lecture intellectuelle, d'autant plus vers ce même temps, l'Ecole Nationale de Garçons connut ses premiers succès aux examens du CEP Cette 2eme génération donna une pléiade d'élite et de grands citoyens M. Lafontant Jean, médecin devint ministre de la santé publique, au premier cabinet du gouvernement du 22 Septembre 1957, puis Ambassadeur de Londres et Occupa un siège au grand conseil technique d”Haiti. M. Belotte Blemur, avocat enseigna, devint officier d'etat civil et finalement député en 1957. M Lebreton Jean , devint colonel des Forces Armées d'Haïti. M. Alcestre Péan, notaire, dirigea la mairie de Pilate sous le gouvernement Estime. M. Francillon Jean, normalien diplôma, dirigea l'école Nationale de Garçons. M. Marceau Louis, avocat fut inspecteur des écoles et devint plus tard Directeur General adjoint à l'Education Nationale. M. Carmeleau Francois, poète et dramaturge, directeur de la mairie, musicien et organiste de la paroisse près de 35 ans, connut la gloire de de l'enseignement dans son propre patelin. Il faudrait citer encore M. Pradel Péan, avocat, juge de la cour d'appel Cap. Plusieurs d'entre eux écrivent : M Lafontant Jean souvenirs de faculté M. Marceau Louis Marie Louise d'Haiti,etc. M. Francillon Jean correspondait assez régulièrement avec certains journaux de Cap et de la capital. Mais le plus prolifique de tous est sans contre dit M. Carmeleau François, ce poète a l'imagination débordante qui, outre ses riches cahiers de poèmes inédits, ecrivit des pièces très applaudies a travers la république : La Déportation de Toussaint Louverture , Capitaine Chichi qui fut joue pour la première fois devant le Président Vincent en visite a Pilate,, Corine et Jeantilus, Juge débrouillé etc