Poèmes et Sylves/Énone au clair visage et Sylves/Sylves/L’équitable balance
Apparence
Énone au clair visage et Sylves, Société du Mercure de France, , Poèmes et Sylves : 1886-1896 (p. 157).
L’ÉQUITABLE BALANCE
L’équitable balance a voué ma mollesse
Longtemps à l’Aquilon et les flots écumeux,
Lorsque je ne savais entendre la prêtresse
Criant : Énée, hélas ! tu tardes dans tes vœux.
Mais, pareil au Troyen, à présent je moissonne
Les prophétiques dons du feuillage écarté,
Et mon esprit prendra la charmante beauté
D’un éclatant soleil amorti par l’automne.