Aller au contenu

Poèmes et Sylves/Le Pèlerin passionné/Jonchée/Mon mal j’enchante

La bibliothèque libre.

MON MAL J’ENCHANTE

Toi, mauvais œil, ou stellaire
Malignité, toujours de travers sonnée heure, ou qui que tu sois,
Être vilain, çà, tu me veux encore malfaire.


Ne viens-tu pas, avec ta bouche d’autrefois,
Bruire et siffler ton antienne ?
Ne vas-tu pas, à l’allégresse de mes doigts
Mêler ton geste, afin que je me ressouvienne !



Depuis les jours, depuis ces jours on m’a tenu
Plus sûrement sur les fonts Aganippiques, ô gnome,
Et tu pourras savoir par le menu
Si j’ai l’âme gaillarde, et pour quel on me nomme ;
Car, même dans ta nuit, même battu à tes autans,
D’un gracieux délire :
Je dirai le soleil levé, et le printemps,
Sur la plus haute corde de la Lyre.