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Poèmes et Sylves/Le Pèlerin passionné/Le Bocage/Gentil esprit, l’honneur des Muses

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Gentil esprit, l’honneur des Muses bien parées,
La Tailhède, les bandelettes sacrées
Ceignent ton front. Bien que tu passes parmi nous,
Que la cendre à tes pieds de cette vie reste
Comme aux flancs de Délos la mousse du Géreste,
Ta soif s’étanche aux flots Dircéens, et d’un doux
Murmure le laurier frémit quand tu parais,

Et sur le vil Python ta main vire les traits
Indubitables, et tes vœux appendent des prémices
Au bord de l’Acragas où meuglent les génisses.