Seule dans la nuit

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Li Qingzhao Seule dans la nuit


La pluie tiède et le vent pur
Ont, pour la première fois, délivré de la glace les saules.
J'ai regardé les pêchers, et mes joues laissent déjà percevoir le printemps de mon coeur.
Mes pensées, comme troublées par e vin, mes sentiments poétiques,
Qui les partagera, unissant à mes larmes la sympathie de ses larmes?
Mes fards sont fanés, et mes ornements de tête sont trop lourds.
Encore enveloppée dans mes vêtements doublés,
Sur les amas de mes coussins brodés de fil d'or,
Je suis appuyée de biais, froissant les phoenix de mes épingles de tête.
Dans ma solitude, je renferme en mon coeur une mélancolie épaisse, sans un beau rêve,
Pendant que, dans la nuit qui s'avance, je coupe et j'arrange la floraison des flambeaux.