Sonnet vingt-six de vingt neuf

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Puisqu’ainsi sont mes dures destinées,
J’en soûlerai, si je puis, mon souci.
Si j’ai du mal, elle le veut aussi.
J’accomplirai mes peines ordonnées

Nymphes des bois qui avez étonnées,
De mes douleurs, je crois quelque merci,
Qu’en pensez-vous ? puis-je durer ainsi,
Si à mes maux trêves ne sont données ?

Or si quelqu’une à m’écouter s’incline,
Oyez pour Dieu ce qu’ores je devine.
Le jour est près que mes forces vaines

Ne pourront plus fournir à mon tourment.
C’est mon espoir, si je meurs en aimant,
Adonc, je crois, faillirai-je à mes peines.