Différences entre les versions de « Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 7.djvu/150 »

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Un homme dit l’autre jour à Monsieur le chancelier<ref>14. Le chancelier le Tellier.</ref>de ma part, que je plaignois fort un roi conquérant qui ne vous avoit pas pour historien. Adieu, Monsieur : peu de gens sont dignes de vous admirer autant que le font les vrais honnêtes gens, encore moins autant que je le fais, et encore moins autant que vous le méritez.


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Un homme dit l’autre jour à Monsieur le chancelier<ref>.14 Le chancelier le Tellier.</ref>
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de ma part, que je plaignois fort un roi conquérant qui ne vous avoit pas pour historien. Adieu, Monsieur : peu de gens sont dignes de vous admirer autant que le font les vrais honnêtes gens, encore moins autant que je le fais, et encore moins autant que vous le méritez.
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876. DU COMTE DE BUSSY RABUTIN
{{t3mp|873. DU COMTE DE BUSSY RABUTIN À MADAME DE SÉVIGNÉ.}}
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{{centré|Trois mois<ref> 876. —
A MADAME DE SÉVIGNÉ.
1. Bussy avait d’abord écrit ''six semaines'', qu’il a effacé, pour y substituer ''trois mois''. Dans les deux manuscrits cette lettre est placée avant la précédente.</ref>après que j’eus écrit cette lettre ( ''du 17 janvier'', n° 874, p. 139) à {{Mme}} de Sévigné, je lui écrivis encore celle-ci.|fs=90%}}

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Trois mois<ref>LETTRE 876. 1. Bussy avait d’abord écrit ''six semaines'', qu’il a effacé, pour y substituer ''trois mois''. Dans les deux manuscrits cette lettre est placée avant la précédente.</ref>
{{droite|À Chaseu, ce 5{{e}} avril 1681.|2.5|fs=85%}}
après que j’eus écrit cette lettre ( ''du 17 janvier'', n° 874, p. 139) à Mme de Sévigné, je lui écrivis encore celle-ci.
{{sc|Je}} vois bien, Madame, qu’il faut que je vous fasse compliment sur un nouveau rhumatisme à vos mains ; car vous ne seriez pas sans cela trois mois sans me faire réponse, et même une réponse qui ne me paroissoit pas vous devoir être indifférente. Ce qui me fait pourtant encore un peu douter de la fluxion, c’est l’oubli à quoi je sais que vous êtes assez sujette les hivers à Paris, et je vous avoue que je suis fort embarrassé à choisir ce que j’aimerois mieux que vous eussiez, ou un rhumatisme, ou de la tiédeur pour moi. Ce seroit vous aimer bien en cette rencontre, ma chère cousine, que de vous souhaiter du mal, et je crois que je m’y résoudrois plutôt qu’à votre négligence<ref>2. Ces derniers mots : « plutôt qu’à votre négligence, » manquent dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale.</ref>. Mais venons aux nouvelles. Si je<section end="876"/>
A Chaseu, ce 5e avril 1681.

JE vois bien, Madame, qu’il faut que je vous fasse compliment sur un nouveau rhumatisme à vos mains ; car vous ne seriez pas sans cela trois mois sans me faire réponse, et même une réponse qui ne me paroissoit pas vous devoir être indifférente. Ce qui me fait pourtant encore un peu douter de la fluxion, c’est l’oubli à quoi je sais que vous êtes assez sujette les hivers à Paris, et je vous avoue que je suis fort embarrassé à choisir ce que j’aimerois mieux que vous eussiez, ou un rhumatisme, ou de la tiédeur pour moi. Ce seroit vous aimer bien en cette rencontre, ma chère cousine, que de vous souhaiter du mal, et je crois que je m’y résoudrois plutôt qu’à votre ngligence2. Ces derniers mots : « plutôt qu’à votre négligence, » manquent dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale.<ref>2. Ces derniers mots : « plutôt qu’à votre négligence, » manquent dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale.</ref>. Mais venons aux nouvelles. Si je

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