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:Comédie-Française : ''Denise'', pièce en 4 actes, par M. Alexandre Dumas fils.
 
   
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Qu’est-ce que ''Denise'' ? Une tragédie bourgeoise et domestique. « Quand je le disais, s’écrie Diderot chez les morts, que cette sorte de tragédie, voisine de nous par les personnages et par le sujet, pourrait nous affecter aussi vivement que l’autre ! .. A peine six mois après mon centenaire, voici M. Dumas fils qui me donne raison. — Je n’en suis pas étonné, reprend avec bonhomie Corneille : avant vos ''Entretiens sur le fils naturel'' et votre opuscule ''de la Poésie dramatique'', j’avais écrit mes ''Trois Discours'' : j’avais reconnu au poète le droit de sortir de l’histoire pour inventer des tragédies ; j’avais déclaré que ce n’est pas une nécessité de ne mettre que les infortunes des rois sur le théâtre, et que celles des autres hommes y trouveraient place, pourvu qu’elles offrissent une action illustre, extraordinaire, sérieuse ; pourvu que cette action eût un commencement, un milieu et une fin… — Pourvu, interrompt Racine, que cette action fût simple, soutenue de la violence des passions, de la beauté des sentimens, et de l’élégance de l’expression… Voyez ma préface de ''Bérénice''. »
 
Qu’est-ce que ''Denise'' ? Une tragédie bourgeoise et domestique. « Quand je le disais, s’écrie Diderot chez les morts, que cette sorte de tragédie, voisine de nous par les personnages et par le sujet, pourrait nous affecter aussi vivement que l’autre ! .. A peine six mois après mon centenaire, voici M. Dumas fils qui me donne raison. — Je n’en suis pas étonné, reprend avec bonhomie Corneille : avant vos ''Entretiens sur le fils naturel'' et votre opuscule ''de la Poésie dramatique'', j’avais écrit mes ''Trois Discours'' : j’avais reconnu au poète le droit de sortir de l’histoire pour inventer des tragédies ; j’avais déclaré que ce n’est pas une nécessité de ne mettre que les infortunes des rois sur le théâtre, et que celles des autres hommes y trouveraient place, pourvu qu’elles offrissent une action illustre, extraordinaire, sérieuse ; pourvu que cette action eût un commencement, un milieu et une fin… — Pourvu, interrompt Racine, que cette action fût simple, soutenue de la violence des passions, de la beauté des sentimens, et de l’élégance de l’expression… Voyez ma préface de ''Bérénice''. »
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