Différences entre les versions de « Page:Maison rustique du XIXe siècle, éd. Bixio, 1844, I.djvu/63 »

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{{T6|§ III. — Du mélange du sous-sol avec la couche végétale.}}
 
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{{sc|M. Darblay}} a parfaitement expliqué comment le précepte que lorsqu’on ramène à la surface, par un labour profond, les terres d’un mauvais sous-sol, on rend la couche supérieure, anciennement cultivée, infertile pour quelques années, comment ce précepte, vrai dans le cas de mauvaises cultures, devient inexact dans le cas de bonnes cultures, où la rotation des récoltes est bien entendue. Si le cultivateur veut immédiatement obtenir une bonne récolte de céréales, sans s’embarrasser de l'amélioration progressive du sol, il n’y a pas de doute que le sous-sol non imprégné d’engrais et des influences atmosphériques, fût-il même de bonne qualité, ne nuise à la végétation de la céréale au lieu de lui être favorable ; il n’y a pas de doute qu’il ne diminue même considérablement la récolte s’il est de mauvaise qualité.
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{{sc|M. Darblay}} a parfaitement expliqué comment le précepte que lorsqu’on ramène à la surface, par un labour profond, les terres d’un mauvais sous-sol, on rend la couche supérieure, anciennement cultivée, infertile pour quelques années, comment ce précepte, vrai dans le cas de mauvaises cultures, devient inexact dans le cas de bonnes cultures, où la rotation des récoltes est bien entendue. Si le cultivateur veut immédiatement obtenir une bonne récolte de céréales, sans s’embarrasser de l’amélioration progressive du sol, il n’y a pas de doute que le sous-sol non imprégné d’engrais et des influences atmosphériques, fût-il même de bonne qualité, ne nuise à la végétation de la céréale au lieu de lui être favorable ; il n’y a pas de doute qu’il ne diminue même considérablement la récolte s’il est de mauvaise qualité.
   
 
Mais, ''si le cultivateur veut améliorer le fonds de sa terre'' ; si, au lieu de regarder à la récolte d’une seule année, il fait attention aux récoltes suivantes, alors les labours profonds deviennent les plus avantageux, parce qu’après quelques cultures ils ont augmenté l’épaisseur de la couche cultivable, ont ainsi donné aux racines la possibilité de s’enfoncer plus avant, et les ont mises en contact avec une plus grande étendue de matière qui les alimente. Par cette raison, la plante est mieux nourrie, les tuyaux sont plus gros, les végétaux tiennent plus au sol, et les pluies et les vents ne peuvent les renverser, les coucher que difficilement ; un autre avantage, c’est qu’un temps sec long-temps continué les fait moins languir, parce que la couche inférieure conserve plus long-temps de l’humidité que la surface. Enfin les labours profonds enfouissent à une grande profondeur et font périr une foule de graines qui, enterrées moins profondément, auraient encore végété et nui à la récolte.
 
Mais, ''si le cultivateur veut améliorer le fonds de sa terre'' ; si, au lieu de regarder à la récolte d’une seule année, il fait attention aux récoltes suivantes, alors les labours profonds deviennent les plus avantageux, parce qu’après quelques cultures ils ont augmenté l’épaisseur de la couche cultivable, ont ainsi donné aux racines la possibilité de s’enfoncer plus avant, et les ont mises en contact avec une plus grande étendue de matière qui les alimente. Par cette raison, la plante est mieux nourrie, les tuyaux sont plus gros, les végétaux tiennent plus au sol, et les pluies et les vents ne peuvent les renverser, les coucher que difficilement ; un autre avantage, c’est qu’un temps sec long-temps continué les fait moins languir, parce que la couche inférieure conserve plus long-temps de l’humidité que la surface. Enfin les labours profonds enfouissent à une grande profondeur et font périr une foule de graines qui, enterrées moins profondément, auraient encore végété et nui à la récolte.
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