Différences entre les versions de « Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 10.djvu/233 »

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cru que vous le trouveriez bon ; il n`y fera pas grande
 
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cru que vous le trouveriez bon ; il n’y fera pas grande ordure, comme vous pouvez croire, par le soin que nous prendrons de ses journées. Adieu, ma très-adorable : quand une fois je vous écris, je ne puis finir. La maréchale de Villeroi n’est pas écriveuse<ref>4. Voyez ci-dessus, {{pg}}212. </ref> ; ainsi il faut tous tant que vous êtes, que vous soyez aussi contents de tous les compliments qu’elle m’a ordonné de vous faire de sa part, sans ménager aucuns termes, que si elle vous avoit écrit à tous en particulier ; elle est pour vous envers tous et contre tous, et parle très dignement de vous, et de tout ce que vous faites.
ordure, comme vous pouvez croire, par le soin que nous
 
prendrons de ses journées. Adieu, ma très-adorable :
 
quand une fois je vous écris, je ne puis finir. La maréchale
 
de Villeroi n`est pas écriveuse<ref>4. Voyez ci-dessus, p 212.</ref> ; ainsi il faut tous tant que
 
vous êtes, que vous soyez aussi contents de tous les compliments
 
qu`elle m`a ordonné de vous faire de sa part, sans
 
ménager aucuns termes, que si elle vous avoit écrit à tous
 
en particulier ; elle est pour vous envers tous et contre
 
tous, et parle très dignement de vous, et de tout ce que
 
vous faites.
 
   
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1399. -- DE MADAME DE COULANGES
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{{sc|Je}} vous remercie, mon amie, de m’avoir appris la conclusion de votre roman ; car tout ce que vous me mandez est romanesque. L’héroïne est charmante ; le héros, nous le connoissons ; ce qui me paroît, c’est que vous ne faites point de légers repas, comme faisoient tous ces princes et princesses. Je suis ravie que M.{{lié}}de Grignan se porte bien ; cette circonstance n’a pas été inutile pour l’agrément de la fête. J’appris hier votre mariage à {{Mme}} de Chaulnes qui est arrivée en très-bonne santé, et qui n’en dit pas moins : « Jésus Dieu ! ils sont donc mariés, » que si elle n’en avoit jamais entendu parler. Elle avoit couché à Versailles ; elle y avoit vu {{Mme}} de Chevreuse et toutes ses amies. On ne peut être plus remplie qu’elle l’est de tout ce qu’on lui a conté de la mort de M.{{lié}}de Luxemhourg<ref>{{sc|Lettre}} 1399. — 1. Le maréchal de Luxembourg mourut au {{tiret|châ|teau}}</ref> ; si vous étiez ici, mon amie, elle vous {{tiret|di|roit}}<section end="1399"/>
A MADAME DE SÉVIGNÉ.
 
 
A Paris, le 14è janvier.
 
 
Je vous remercie, mon amie, de m`avoir appris la conclusion
 
de votre roman ; car tout ce que vous me mandez
 
est romanesque. L'héroïne est charmante ; le héros, nous
 
le connoissons ; ce qui me paroît, c`est que vous ne faites
 
point de légers repas, comme faisoient tous ces princes et
 
princesses. Je suis ravie que M. de Grignan se porte
 
bien ; cette circonstance n'a pas été inutile pour l`agrément de la fête. J'appris hier votre mariage à Mme de Chaulnes qui est arrivée en bonne santé sante, et qui
 
n'en dit pas moins : « Jésus Dieu ! ils sont donc mariés, »
 
que si elle n'en avoit jamais entendu parler. Elle avoit
 
couché à Versailles ; elle y avoit vu Mme de Chevreuse et
 
toutes ses amies. On ne peut être plus remplie qu'elle
 
l'est de tout ce qu'on lui a conté de la mort de M. de Luxemhourg<ref>LETTRE 1399. -- 1 . Le maréchal de Luxembourg mourut au châ-</ref> ; si vous étiez ici, mon amie, elle vous di-
 

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