Sur l’état thermométrique du globe terrestre/Chapitre 25
CHAPITRE XXV
— étés mémorables
S’il est difficile de bien fixer l’intensité d’un froid sans l’emploi d’un thermomètre, l’embarras est bien plus grand quand on veut préciser une chaleur exceptionnelle ressentie à une époque où tout instrument de mesure faisait défaut. Pour les froids, excessifs, la congélation des rivières, des fleuves, des bras de mer, sont un signe certain sur lequel les historiens ne peuvent se tromper ; il n’en est pas de même d’une forte chaleur dont les effets peuvent souvent se confondre avec ceux d’une sécheresse, d’un grand vent méridional, etc. Aussi, nous n’aurons dans ce chapitre, une grande précision que pour les indications recueillies depuis l’invention des thermomètres, et surtout depuis que ces instruments sont devenus comparables entre eux par les soins apportés dans leur construction.