Théorie de la musique (Danhauser, 1889)

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Lemoine et Fils, Éditeurs.
CONSERVATOIRE NATIONAL DE MUSIQUE


ET DE DÉCLAMATION




RAPPORT
DU
CONSEIL D’ENSEIGNEMENT
DES
ÉTUDES MUSICALES
DU CONSERVATOIRE
SUR LA
THÉORIE DE LA MUSIQUE DE M. DANHAUSER



Paris, le 19 Juillet 1872.


Il est intéressant d’observer le travail qui s’opère aujourd’hui dans l’art musical. Quelques compositeurs, entraînés par ce besoin de changement qui caractérise notre époque, cherchent à tout prix des combinaisons nouvelles et semblent vouloir s’affranchir des lois qui ont présidé jusqu’à présent à la création de tant de chefs-d’œuvre.

Chose singulière, au milieu de ce trouble des esprits, la théorie musicale est restée debout, et jusqu’à présent les compositeurs les plus excentriques en ont respecté les règles. Elle se confirme même tous les jours par la création d’ouvrages nouveaux qui perfectionnent les méthodes anciennes. C’est parmi ces ouvrages qu’il faut placer la Théorie de la Musique que M. Danhauser soumet au conseil d’enseignement des études musicales du Conservatoire. L’ouvrage de M. Danhauser est divisé en cinq parties. La première partie traite des signes ; la seconde, de la gamme et des intervalles ; la troisième, de la tonalité ; la quatrième, de la mesure, et la cinquième, des principes généraux de l’exécution musicale. Cette division est excellente. Elle donne un classement logique à chaque fait musical et le grave ainsi plus facilement dans la mémoire des élèves. Chaque leçon est suivie d’un exercice pratique dont la réalisation apporte aux études une solidité qu’il serait difficile d’obtenir autrement. Plusieurs points importants de la théorie musicale sont élucidés d’une manière remarquable. Il faut citer particulièrement le chapitre qui traite des gammes chromatiques. On sent que cet ouvrage est le fruit d’une longue et féconde expérience. En effet, M. Danhauser dirige depuis plusieurs années une classe de solfège au Conservatoire de Paris. En lisant sa Théorie de la Musique, on peut lui appliquer justement ces paroles de Montaigne : « C’est tousjours plaisir de veoir les choses escriptes par ceulx qui ont essayé comme il les fault conduire. »


En conséquence, le conseil d’enseignement approuve la Théorie de la Musique de M. Danhauser et l’adopte pour l’usage des classes du Conservatoire.



Signé : Ambroise THOMAS, Membre de l’Institut,
DIRECTEUR-PRÉSIDENT DU CONSEIL.



Charles BLANC, Membre de l’Institut, Directeur des Beaux-Arts ; A. de BEAUPLAN, Chef du Bureau des Théâtres ; Henri REBER, Membre de l’Institut, Professeur de Composition musicale ; Charles GOUNOD, Membre de l’Institut ; Félicien DAVID, Membre de l’Institut ; Victor MASSÉ, Membre de l’Institut, Professeur de Composition musicale ; François BAZIN[1], Professeur de Composition musicale ; BARBEREAU, Chargé du Cours d’esthétique musicale.



Pour copie conforme
Émile RÉTY,
SECRÉTAIRE

TABLE DES MATIÈRES.


Pages.
 1.

PREMIÈRE PARTIE.

SIGNES EMPLOYÉS POUR ÉCRIRE LA MUSIQUE.


1re Leçon. 
 4.
5e Leçon. 
 9.
8e Leçon. 
 13.
10e Leçon. 
 17.
12e Leçon. 
 19.
 20.
15e Leçon. 
 24.

DEUXIÈME PARTIE.

LA GAMME. — LES INTERVALLES.


3e Leçon. 
 29.
 31.
 33.

TROISIÈME PARTIE.

LA TONALITÉ.


 45.
3e Leçon. 
 46.
8e Leçon. 
 57.
11e Leçon. 
 66.
12e Leçon. 
 67.
14e Leçon. 
 72.

QUATRIÈME PARTIE.

LA MESURE.


1re Leçon. 
 79.
2e Leçon. 
 81.
4e Leçon. 
 83.
5e Leçon. 
 85.
 94.
 98.

CINQUIÈME PARTIE.

PRINCIPES GÉNÉRAUX DE L’EXÉCUTION MUSICALE.


1re Leçon. 
 101.
2e Leçon. 
 102.
3e Leçon. 
 105.
4e Leçon. 
 106.

COMPLÉMENT.

ORNEMENTS. — ABRÉVIATIONS.


 116.


FIN.
  1. Depuis, Membre de l’Institut.