Théorie de la musique (Danhauser, 1889)/II/3

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Lemoine et Fils, Éditeurs (p. 29).

3e Leçon.

DE L’ENHARMONIE.

76. L’enharmonie est le rapport, l’espèce de synonymie qui existe entre deux notes de noms différents, mais affectées toutes deux au même son[1] : « ut Dièse.svg et Bémol.svg, mi et fa Bémol.svg », forment donc une enharmonie.

Ex.

\relative c'' {
  \override Staff.TimeSignature #'stencil = ##f
  \cadenzaOn
  \textLengthOn
  cis1(^"enharmonie." des)
  \bar "||"
}

\relative c'' {
  \override Staff.TimeSignature #'stencil = ##f
  \cadenzaOn
  \textLengthOn
  e1(^"enharmonie." fes)
  \bar "||"
}

Les notes formant l’enharmonie se nomment notes enharmoniques[2] ; « ut Dièse.svg et Bémol.svg » sont par conséquent enharmoniques l’une de l’autre : ut Dièse.svg étant note enharmonique de Bémol.svg, et Bémol.svg étant note enharmonique d’ut Dièse.svg.

EXERCICE.

Écrivez, à côté de chacune des notes tracées ci-dessous, la note formant enharmonie avec elle.


\relative c'' {
  \override Staff.TimeSignature #'stencil = ##f
  gis1 fes c' es ais, dis des, b' dis 
  \break
  f e, bis' ces des eis, fis' ges, aes 
}


  1. Par suite du tempérament dont il a été parlé dans la leçon précédente.
  2. On les nomme aussi notes synonymes.