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Dico10

L’ensemble de ce monument a occasionné une dépense de 535,000 fr.

Victor (place Saint-).

Située rue Saint-Victor, derrière la halle aux Vins. Pas encore de numéro. — 12e arrondissement, quartier du Jardin-du-Roi.

Elle a été formée en 1838, sur les terrains provenant de l’ancienne abbaye Saint-Victor et vendus par la ville de Paris. L’alignement de cette place avait été déterminé par une ordonnance royale du 22 juin 1837. — Cette voie publique dénommée en vertu d’une décision ministérielle du 21 juin 1844, est ornée d’une plantation d’arbres. Les propriétés sont alignées. — Conduite d’eau.

Victor (rue des Fossés-Saint-).

Commence à la rue Saint-Victor, nos 77 et 79 ; finit aux rues Mouffetard, no 1, et Descartes, no 53. Le dernier impair est 41 ; le dernier pair, 38. Sa longueur est de 375 m.12e arrondissement, quartier du Jardin-du-Roi.

Cette rue a été ouverte sur l’emplacement des fossés qui entouraient les murs de clôture de Philippe-Auguste. Au fond des cours des maisons portant les nos 18, 20, 26 et 28, on distingue encore quelques vestiges de ces murs bâtis de 1190 à 1212. — Au XVIIe siècle, de la rue Clopin à celle Fourcy, elle portait le nom de rue des Prêtres-de-la-Doctrine-Chrétienne. En 1793, la rue des Fossés-Saint-Victor prit le nom de rue Loustalot, qui rappelait l’auteur des Révolutions de Paris, ouvrage publié par Prudhomme. — Une décision ministérielle du 2 thermidor an X, signée Chaptal, a fixé la largeur de cette voie publique à 12 m. Les propriétés nos 11, 35, 39, 41 ; de 2 à 18, partie du no 22, et de 24 à 32 ne sont pas soumises à retranchement. — Égout entre les rues Saint-Victor et Clovis. — Éclairage au gaz (compe Parisienne).

Au no 23 était la principale entrée du couvent des Religieuses-Anglaises. Ces chanoinesses réformées de l’ordre de Saint-Augustin, vinrent en France en 1633. Elles obtinrent, au mois de mars de cette année, des lettres-patentes registrées le 31 août 1635, par lesquelles le roi leur permettait de s’établir à Paris ou dans les faubourgs. Elles se rendirent d’abord au faubourg Saint-Antoine, ensuite sur les fossés Saint-Victor. Marie Tresdurai, leur abbesse, obtint de nouvelles lettres-patentes au mois de mars 1655, qui les autorisaient à recevoir des religieuses françaises. Les bâtiments de ce monastère avaient appartenu à Jean-Antoine Baïf, poète et musicien célèbre au XVIe siècle. Le roi Charles IX, passionné pour la musique, assistait une fois par semaine aux représentations de Baïf, qui avait été autorisé à donner à son spectacle le nom d’Académie de Musique. — Le couvent des Anglaises qui contenait 12,978 m. 60 c. de superficie, fut supprimé en 1790. Les bâtiments ont été vendus en trois lots le 17 vendémiaire an VIII. Ces religieuses ayant racheté, vers 1815, une partie de leur ancien couvent, l’occupent encore aujourd’hui.

Aux nos 25 et 27 était situé le collége des Écossais. David évêque de Murray, en Écosse, avait placé, en 1323, quatre boursiers écossais au collége du cardinal Lemoine. Jean, évêque de Murray, par acte du 8 juillet 1633, lui succéda dans ses droits à cette pieuse fondation. Il retira ces boursiers du collége du cardinal Lemoine, et les plaça dans une maison rue des Amandiers, qui fut aussi érigée en collége. Dans la suite, par l’effet du schisme d’Angleterre, on vit arriver en France un grand nombre de jeunes Écossais. Touché de leur situation, Jacques de Bethown, archevêque de Glascow et ambassadeur d’Écosse en France, forma une communauté de prêtres écossais. Il sut intéresser en leur faveur la reine Marie Stuart. Cette princesse ne cessa de les protéger, même pendant sa longue captivité, et leur fit un legs considérable. Jacques de Bethown y ajouta le don de tous ses biens. Le 29 août 1639, l’archevêque de Paris réunit cette communauté au collége de la rue des Amandiers. En 1662, Robert Barclay qui en était principal, acheta un emplacement sur les fossés Saint-Victor et y fit bâtir une maison qui a réuni la double destination de séminaire et de collége. Dans la chapelle de ce séminaire, on voyait une urne en bronze doré qui contenait la cervelle de Jacques II, roi d’Angleterre. C’était un monument de l’attachement et de la reconnaissance du duc de Perth. Ce collége, et celui des Irlandais, furent supprimés en 1792. Par arrêtés des 19 fructidor an IX, 24 vendémiaire et 3 messidor an XI, et 24 floréal an XIII, ils ont été établis dans la maison no 3 de la rue des Irlandais, et placés sous la surveillance de l’Université, par décision du gouvernement du 11 décembre 1808.

Le spirituel auteur des Essais Historiques sur Paris, Saint-Foix, demeura dans une maison de la rue des Fossés-Saint-Victor, située en face du collége des Écossais.

Au no 37 on voyait le couvent des Prêtres de la Doctrine Chrétienne. César de Bus avait institué, dès 1562, cette congrégation. Pusieurs établissements de cette règle existaient déjà dans les provinces, lorsque Jean-François de Gondy, archevêque de Paris, reçut en 1628, dans cette capitale, quelques religieux de cet ordre. Antoine Vigier, supérieur de la communauté, ayant, le 16 décembre 1627, acheté de Julien Joly, une maison spacieuse appelée l’hôttel de Verberie, y fit construire le bâtiment qu’on nommait la maison de Saint-Charles. Cette congrégation, qui était anciennement unie à celle des Somasques en Italie, avait pour objet de former des séminaires pour l’instruction des jeunes gens qui se destinaient au sacerdoce. L’église était dédiée à Charles Borromée. Cette maison, qui contenait en superficie 11,143 m, fut supprimée le 5 avril 1792. Devenue propriété nationale elle a été vendue le 19 messidor an IV.

Victor (rue Saint-).

Commence aux rues Cuvier et Copeau, no 2 ; finit aux rues de la Montagne-Sainte-Geneviève, no 1, et de Bièvre. Le dernier impair est 169 ; le dernier pair, 132. Sa longueur est de 821 m.12e arrondissement, quartier du Jardin-du-Roi.

Elle doit son nom à la célèbre Abbaye Saint-Victor, fondée vers la fin du XIe siècle. Jusqu’en 1760, cette voie publique ne s’étendait sous ce nom que jusqu’aux rues des Fossés-Saint-Victor et Saint-Bernard ; le surplus de la rue, jusqu’à celles Copeau et de Seine (aujourd’hui rue Cuvier), était désigné sous la dénomination de rue du Faubourg-Saint-Victor. On nommait aussi quelquefois cette partie rue du Jardin-du-Roi, parce qu’elle en fait la prolongation. Elle fut élargie en vertu de deux arrêts du conseil des 22 avril 1679 et 4 novembre 1684. Vers 1760, cette voie publique fut appelée rue Saint-Victor dans toute son étendue. — Une décision ministérielle du 26 juin 1809, signée Cretet, avait fixé sa moindre largeur à 9 m. Cette moindre largeur a été portée à 13 m. en vertu d’une ordonnance royale du 6 juillet 1831. — Conformément au plan joint à l’ordonnance du 22 juin 1837, relative à la vente des terrains Saint-Victor, la largeur de cette rue a été fixée à 23 m. depuis la rue Cuvier jusqu’à la place Saint-Victor.

Les propriétés ci-après ne sont pas soumises à retranchement : no 13, bâtiment no 19, de 21 à 31, de 39 à 45, 55, de 79 à 85, 119 ; de 2 à 24 (construites sur l’emplacement des terrains provenant de l’ancienne abbaye Saint-Victor) et encoignure gauche de la rue de Pontoise. — Égout depuis la rue des Boulangers jusqu’à la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève. — Conduite d’eau dans toute l’étendue. — Éclairage au gaz entre les rues des Fossés-Saint-Victor et Saint-Bernard et celles de la Montagne-Sainte-Geneviève et de Bièvre (compe Parisienne).

La Porte Saint-Victor était située dans l’espace compris entre les nos 68 et 70, 83 et 85 ; elle avait été construite vers l’année 1200 pour faire partie des murs de clôture de Philippe-Auguste. Rebâtie en 1570, elle fut abattue en 1684.

Vide-Gousset (rue).

Commence à la place des Victoires, nos 12, et à la rue des Fossés-Montmartre, no 1 ; finit aux rues des Petits-Pères, no 18, et du Mail, no 2. Le seul impair est 1 ; le dernier pair, 4. Sa longueur est de 28 m.3e arrondissement, quartier du Mail.

Avant la construction de la place des Victoires, elle faisait partie de la rue du Petit-Reposoir. Cette voie publique doit sa dénomination de Vide-Gousset aux vols qui s’y commettaient autrefois. Au mois de mars 1770, à l’époque où la France se plaignait des exactions de l’abbé Terray, un plaisant substitua au nom de Vide-Gousset celui de rue Terray. — Une décision ministérielle du 9 fructidor an XI signée Chaptal, a fixé la largeur de cette rue à 10 m. Les constructions du côté gauche sont alignées. Celles du côté des numéros pairs devront reculer de 2 m. — Égout. — Conduite d’eau. — Éclairage au gaz (compe Anglaise).

Vieillesse-Femmes (hospice de la).

Situé place de l’Hôpital. — 12e arrondissement, quartier Saint-Marcel.

Le magnifique établissement que nous voyons aujourd’hui est l’imitation d’un hospice créé par la bienfaisance particulière. Un bourgeois de Paris, qui appréciait dignement la constante charité de Vincent de Paul, vint trouver le saint homme, et lui remit une forte somme, en le priant d’en faire tel usage qui lui conviendrait. Ce généreux citoyen désira que son nom fût ignoré. Avec cette somme, Vincent de Paul fonda, rue du Faubourg-Saint-Martin, un établissement composé de quarante pauvres, tant hommes que femmes, qu’il appela hospice du nom de Jésus.

À l’aspect du bien-être des quarante vieillards renfermés dans cette maison, la pensée d’ouvrir un asile à tous les malheureux qui parcouraient les rues de Paris, vint à l’esprit de plusieurs magistrats.

L’accroissement de la capitale sous le règne de Louis XIII, les troubles qui survinrent pendant la minorité de Louis XIV, multiplièrent le nombre des mendiants. Tous nos historiens le font monter à quarante mille. Les meilleurs esprits étaient d’accord sur la nécessité d’apporter un prompt remède à un pareil état de choses, mais ils étaient presque tous convaincus de l’impossibilité de l’exécution. Il faut convenir, en effet, qu’il n’était pas facile de dissiper une foule de vagabonds qui, ne connaissant de loi que leur cupidité, ne demandaient qu’avec arrogance, et se portaient souvent aux plus grands excès pour se maintenir dans leur indépendance. Un magistrat, supérieur encore à sa haute dignité par ses lumières, par ses vertus, Pomponne de Bellièvre, premier président du parlement, se proposa d’enlever cette écume. Il communiqua ses vues au roi, et bientôt fut promulgué l’édit qui est, à notre avis, l’un des plus beaux titres de Louis XIV à la reconnaissance de la nation.

« 27 avril 1656. Louis, etc. Les roys nos prédécesseurs ont fait, depuis le dernier siècle, plusieurs ordonnances de police sur le fait des pauvres en notre bonne ville de Paris, et travaillé par leur zèle, autant que par leur autorité, pour empescher la mendicité et l’oisiveté, comme les sources de tous leurs désordres, et bien que nos compagnies souveraines ayent appuyé par leurs soins l’exécution de ces ordonnances, elles se sont trouvées néanmoins, par la suite des temps, infructueuses et sans effet, soit par le manquement des fonds nécessaires à la subsistance d’un si grand dessein, soit par le défaut d’une direction bien établie et convenable à la qualité de l’œuvre, de sorte que dans les derniers temps et sous le règne du déffunt roy, le mal s’étant accru par la licence publique, et par le dérèglement des mœurs, l’on reconnut que le principal déffaut de l’exécution de cette police provenoit de ce que les mendiants avoient la liberté de vaguer partout, et que les soulagements qui étoient procurez n’empeschoient pas la mendicité secrette, et ne faisoient point cesser leur oisiveté ; sur ce fondement fut projetté et exécutté le louable dessein de les renfermer dans la Maison de la Pitié et lieux qui en dépendent, et lettres-patentes, accordées pour cet effet en 1612, registrées, suivant lesquelles les pauvres furent renfermez, et la direction commise à de bons et notables bourgeois qui successivement, les uns après les autres, ont apporté toute leur industrie et bonne conduitte pour faire réussir ce dessein, et toutesfois, quelques efforts qu’ils ayent pu faire, il n’a eu son effet que pendant cinq ou six années, et encore très imparfaitement, tant pour le déffaut d’employ des pauvres dans les œuvres publiques et manufactures, que parce que les directeurs n’étoient point appuyez des pouvoirs et de l’autorité nécessaire à la grandeur de l’entreprise, ou que par la suite des désordres et malheur des guerres, le nombre des pauvres soit augmenté au-delà de la créance commune et ordinaire, et que le mal se soit rendu plus grand que le remède de sorte que le libertinage des mendiants est venu jusqu’à l’excès par un malheureux abandon à toutes sortes de crimes qui attirent la malédiction de Dieu sur les États quand ils sont impunis ; l’expérience ayant fait connaître, aux personnes qui se sont occupées dans ces charitables emplois, que plusieurs entr’eux, de l’un et de l’autre sexe, habitent ensemble sans mariage, beaucoup de leurs enfants sont sans baptême et ils vivent presque tous dans l’ignorance de la religion, le mépris des sacrements et dans l’habitude continuelle de toutes sortes de vices ; c’est pourquoi, comme nous sommes redevables à la miséricorde divine de tant de grâces, et d’une visible protection qu’elle a fait paraître sur notre conduite à l’avènement, et dans l’heureux cours de notre règne par le succès de nos armes et le bonheur de nos victoires, nous croyons être plus obligez de luy en témoigner nos reconnaissances par une royalle et chrétienne application aux choses qui regardent son honneur, et son service ; considérant ces pauvres mendiants comme membres vivants de Jésus-Christ, et non pas comme membres inutiles de l’État, et agissant en la conduitte d’un si grand œuvre, non par ordre de police, mais par le seul motif de la charité. À ces causes après avoir fait examiner toutes les anciennes ordonnances et règlements sur le fait des pauvres, par grands et notables personnages et autres intelligents et expérimentez en ces matières, ensemble les expédients plus convenables dans la misère des temps pour travailler à ce dessein, et de faire réussir avec succès à la gloire de Dieu, et au bien public, de notre certaine science, pleine puissance et autorité royalle, voulons et ordonnons que les pauvres mendiants valides de l’un et de l’autre sexe soient enfermez pour être employez aux ouvrages, travaux ou manufactures selon leur pouvoir, et ainsi qu’il est plus amplement contenu au règlement signé de notre main que nous voulons être exécutté selon sa forme et teneur : pour réussir avec succès à l’établissement d’un si grand dessein, avons nommé d’autres et plus grand nombre de personnages les plus notables et expérimentez et pour enfermer les pauvres qui seront de la qualité d’être renfermés suivant le règlement, nous avons donné, et donnons par ces présentes la maison et hôpital, tant de la Grande et Petite Pitié, que du Refuge, scis au faubourg Saint-Victor, la maison et hôpital de Scipion, et la maison de la Savonnerie, avec tous les lieux, places, jardins, maisons et bâtiments qui en dépendent, ensemble maisons et emplacements de Biscestre, circonstances et dépendances que nous avons ci-dessus donnez pour la retraite des enfants trouvez, en attendant que les pauvres fussent renfermez, à quoy les lieux, et bâtiments de Biscestre ont esté par nous affectez, révoquant en tant que de besoin seroit, tous autres brevets et concessions qui pourroient en avoir été obtenus en faveur des pauvres soldats estropiez, ou par quelqu’autres causes, ou prétextes que ce soit.

« Voulons que les lieux servant à enfermer les pauvres soient nommez l’Hôpital Général des pauvres ; que l’inscription en soit mise avec l’écusson de nos armes sur le portail de la maison de la Pitié et membres qui en dépendent, entendons être conservateur, et protecteur dudit Hôpital Général, et des lieux qui en dépendent, comme étant de notre fondation royalle, et néanmoins qu’ils ne dépendent en façon quelconque de notre grand aumônier, ni d’aucuns de nos officiers, mais qu’ils soient totalement exempts de la supériorité, visite et juridiction des officiers de la générale réformation et autres auxquels nous en interdisons toute connaissance et juridiction en quelque manière que ce puisse être, nous avons en ce faisant éteint, et supprimé, éteignons et supprimons par ces présentes la direction et administration des directeurs de la maison et hôpital de la Pitié, scis au faubourg Saint-Victor et lieux qui en dépendent, des soins et intégrité desquels nous sommes satisfaits, faisons expresses inhibitions et défenses à toutes personnes de tous sexe, lieux, âge, qualité, naissance, et état qu’elles puissent être, valides ou non valides, curables ou incurables, de mendier dans la ville et faubourgs de Paris, ny dans les églises, ny aux portes d’icelles de quelque manière ou quelque cause et prétexte que ce soit, à peine du fouet contre les contrevenants pour la première fois, et pour la deuxième, des galères, les hommes et garçons ; et du bannissement contre les femmes et les filles. Pourront les directeurs avoir dans notre dite ville et fauxbourgs telles maisons, et lieux que bon leur semblera pour la garde des pauvres jusqu’à ce qu’il en ait été par eux ordonné pour les admettre en l’Hôpital-Général, ou pour les conduire en d’autres lieux, faisons expresses inhibitions et défenses à toutes personnes quelles qu’elles soient, de donner manuellement aux mandiants dans les lieux cy-dessus, nonobstant tous motifs, ou autres prétextes que ce soit, à peine de quatre livres Parisis d’amende applicable au profit de l’Hôpital-Général. Donné à Paris, le 27e jour d’avril 1656, signé : Louis. »

« Réglement, 27 avril 1656. — Article 1er. Deffenses sont faites à toutes personnes généralement quelconques de mandier dans la ville et fauxbourgs de Paris sous les peines de droit. — Art. 2e. Les pauvres mandians mariez ne seront admis dans l’hôpital général, mais s’ils ne peuvent gagner leur vie, leur sera donné du fonds de l’hôpital, l’aumosne nécessaire pour leur subsistance, avec deffenses aux d. mariez de mandier sous peine du fouet, et à la charge que ceux qui recevront l’aumosne du d. hospital seront tenus de s’employer et appliquer aux choses qui concerneront le service au profit d’iceluy, quand ils le trouveront plus expédient pour le bien du d. hospital. — Art. 3e. Ne seront reçus au d. hospital les pauvres mandians affligez de lèpres ou de maladie contagieuse ou mal vénérien, mais seront renvoyez à ceux qui en doivent avoir le soin, de sorte qu’ils ne puissent mandier. — Art. 4e. Tous les pauvres mandiants, valides ou non, de l’un et l’autre sexe, de quelque âge qu’ils soient, qui se trouveront dans la ville et fauxbourgs de Paris lors de l’établissement du d. hospital général, qui ne pourront gagner leur vie, seront enfermez dans le d. hospital pour estre employez aux œuvres publiques et service du d. hospital. — Art. 5e. Les femmes mandiantes abandonnées de leurs maris seront reçues dans le d. hospital. — Art. 6e. Les mandiants aveugles et incurables seront aussi reçus au d. hospital jusqu’à ce qu’il y ait place pour les admettre aux hospitaux des Quinze-Vingts et des Incurables. — Art. 7e. Sera donné aux passants l’aumosne de passade, sauf leur retraite aux hospitaux Saint-Gervais et Sainte-Catherine, durant le temps porté par les fondations et sans pouvoir mandier. — Art. 8e. Ceux qui sont affligez du mal des escrouelles pourront demeurer en cette ville et fauxbourgs, auparavant les festes solennelles, aux quelles le roi a coutume de les toucher, avec deffenses de mandier pendant ce tems, à peine d’estre chassez, et seront tenus de sortir trois jours après la cérémonie, sur les mêmes peines ; leur sera cependant donné l’aumosne du fonds du d. hospital, s’il est jugé qu’ils en aient besoin. — Art. 9e. Les pauvres ne sortiront de l’hospital et lieux en dépendant que par l’ordre des directeurs. — Art. 10e. Les lieux du d. hospital et de tous les membres qui en dépendent, seront distinguez en places séparées, selon la diversité des sexes, des sains et des infirmes, du travail et service. — Art. 11e. Seront les heures du lever et du coucher, des prières, du travail et des repas des pauvres enfermez, assignez par les directeurs, sans qu’il y puisse estre contrevenu par les d. pauvres. — Art. 12e. Pour tenir les pauvres chacun en leur devoir, pourront les directeurs choisir les personnes qu’ils jugeront plus capables d’avoir le soin et direction en chacune salle ou dortoir, en qualité de maîtres selon le sexe et âge de ceux qui seront ès d. salles ou dortoirs auxquels il est enjoint d’obéir, et y apporteront les directeurs telle autre conduite qu’ils jugeront convenable pour le bien du d. hospital et des pauvres. — Art. 13e. Pour exciter les pauvres renfermez de travailler aux manufactures avec plus d’assiduité et d’affection, ceux qui auront atteint l’âge de 16 ans auront le tiers du profit de leur travail, sans qu’il leur soit rien diminué, et à l’égard des deux autres tiers, ils appartiendront à l’hôpital. — Art. 14e. Les lits, couvertures, nourriture et habits, ne seront point donnez par faveur et recommandation, ni ostez par aversion ni haine, mais seront distribuez à tous les pauvres indistinctement à proportion de leur âge, sexe, besoins, employ, ou infirmitez, si ce n’est par ordre des directeurs pour motif de récompense ou de correction. — Art. 15e. Pourront les directeurs faire recueillir le reste des tables des particuliers et communautés de la ville et fauxbourgs pour aider à la nourriture et subsistance des pauvres. — Art. 16e. Pourront les enfants et autres pauvres du d. hospital aller aux enterremens, lorsqu’ils y seront mandez, en tel nombre qu’on advisera. — Art. 17e. Seront tenus les prestres qui desserviront au dict hospital, y conduire les enfans et sera le droit de rétribution pour assistance reçu par le receveur de l’hôpital. — Art. 18e. Seront les d. enfans et pauvres du d. hospital, appellés les enfans et pauvres du d. hospital général et vestus de robes grises, avec bonnets gris, et auront chacun sur leurs robes une marque générale, avec un chiffre particulier. — Art. 19e. Pourront les directeurs ordonner tous les chastimens et peines publiques ou particulières contre les pauvres en cas de contravention, même en cas de désobéissance, insolences ou autres scandales, les chasser mesme, avec deffenses de mandier et en cas de récidive de telles autres peines qu’il sera avisé. — Art. 20e. Les pauvres du d. hospital lorsqu’ils seront malades de maladie formée, seront envoyez à l’Hostel-Dieu pour y estre traitez, et après leur convalescence ramenez au d. hospital, et sera fait mention sur le registre de leur sortie et rentrée. — Art. 21e. Il y aura au d. hospital général, un lieu particulier d’infirmerie, pour les indispositions communes des pauvres, et un autre pour les officiers et domestiques malades du d. hospital. — Art. 22e. Les directeurs s’assembleront au moins deux fois la semaine pour délibérer et résoudre pour le bien général du d. hospital, et seront outre ce tenus de veiller incessamment à ce que les pauvres et les biens du d. hospital soient toujours entretenus et administrez avec assiduité et économie. — Art. 23e. Il sera tenu un registre des délibérations de chaque séance, signé et paraphé par celui qui présidera, et par trois des plus anciens présens, sans qu’il en puisse estre donné copie ou extraits, que par ordre de la compagnie. — Art. 24e. Pourront les directeurs choisir un receveur et un greffier du d. hospital, soit bourgeois ou à gages, restituables à volonté. — Art. 25e. Pour la plus grande facilité de la direction, soulagement et bien des pauvres, les employs et commissions seront partagez et distribuez à chacun selon leurs talents dont ils tâcheront de s’acquitter avec zèle pour en rendre compte à chaque séance… Donné à Paris le 27 avril 1656. Signé, Louis. »

L’édit du roi fut enregistré au parlement le 1er septembre suivant. Le cardinal Mazarin donna 1,000 livres, et par son testament, une somme de 60,000 livres. Le président de Bellièvre fit présent à l’Hôpital-Général de 20,000 écus par contrat sur la ville.

Les établissements indiqués dans l’édit du roi n’étant pas suffisants pour loger le grand nombre de malheureux qui affluaient dans la capitale, Libéral Bruant, architecte, fut chargé d’élever de vastes constructions sur l’emplacement de la maison de la Salpêtrière, que le roi avait destinée aux pauvres. De tous les immenses bâtiments de cet hôpital, l’église, dédiée à saint Louis, est sans contredit le plus remarquable. Cet édifice, couvert d’un dôme, consiste en un plan circulaire de 30 m. de diamètre. L’intérieur est percé de huit arcades qui communiquent à quatre nefs et à quatre chapelles dédiées à la Vierge, au bon Pasteur, à saint Vincent de Paul et à sainte Geneviève. Ces nefs et ces chapelles, disposées en rayons, aboutissent au centre de l’église, où s’élève l’autel principal. La disposition est si heureuse, que, du milieu du dôme, l’œil embrasse à la fois tout l’édifice sous huit côtés différents.

En sortant de l’église, à droite et à gauche, se développe un bâtiment d’une grande étendue. Deux voûtes ou passages conduisent dans les différentes divisions de la Salpêtrière ; mais les constructions élevées à diverses époques ne présentent point à l’œil un plan régulier. La façade seule de l’établissement est d’une architecture uniforme.

« Le 16 mai 1657, dit un historien contemporain, les magistrats firent publier aux prônes de toutes les paroisses de Paris, que l’Hôpital-Général seroit ouvert pour tous les pauvres qui voudroient entrer de leur propre volonté, et défense fut faite à cri public à tous les mendiants de demander l’aumône dans Paris. La messe du Saint-Esprit fut chantée le 13 dans l’église de la Pitié, et le lendemain les pauvres furent enfermés. »

Notre-Dame-de-Pitié, Saint-Louis-de-la-Salpêtrière, Saint-Jean-de-Bicêtre et Sainte-Marthe-de-Scipion, reçurent environ cinq mille pauvres, et quelque temps après leur nombre s’éleva jusqu’à dix mille, en y comprenant les Enfants-Trouvés.

Dans la Salpêtrière furent enfermées, outre les enfants au-dessous de quatre ans, les femmes caduques, aveugles, estropiées, paralytiques, écrouellées, insensées, etc…

Lors de la fondation de l’Hôpital-Général, un recteur et vingt-deux prêtres y étaient attachés. Cette direction du spirituel avait été offerte aux missionnaires de Saint-Lazare ; mais ils la refusèrent par l’organe de saint Vincent-de-Paul, leur supérieur général. En l’absence de l’archevêque de Paris, ses grands-vicaires nommèrent pour recteur Louis Abelly, qui devint plus tard évêque de Rhodez. Sa majesté désigna, de son côté, pour la gestion de l’établissement, vingt-six personnes, avec le titre de directeurs perpétuels, et pour chefs de la direction, le premier président du parlement et le procureur-général. Par une déclaration expresse du roi, en date du 29 avril 1673, l’archevêque de Paris fut adjoint comme chef ; et en 1690, le premier président de la chambre des comptes, celui de la cour des aides, le lieutenant-général de police et le prévôt des marchands furent aussi nommés chefs. Indépendamment de ces magistrats, on créa un receveur et un secrétaire.

Avant 1789, cet hospice contenait des femmes indigentes et des détenues à titre de correction ou de sûreté ; des femmes et des filles enceintes, des nourrices avec leurs nourrissons, des enfants mâles depuis l’âge de sept à huit mois jusqu’à celui de quatre à cinq ans, des vieillards, des folles furieuses, des imbéciles, des épileptiques, des aveugles, des paralytiques, des teigneuses, des estropiées, des incurables de toute espèce, des enfants scrofuleux, etc.

Les documents suivants, que nous devons à l’obligeance de M. Censier, directeur actuel, compléteront l’article que nous avons consacré à l’hôpital de la Salpêtrière, connu aujourd’hui sous le nom d’hospice de la Vieillesse (femmes).

Destination de l’établissement.

L’hospice de la Vieillesse (femmes) est destiné à recevoir :

1o Sous le titre de reposantes, les surveillantes, sous-surveillantes et filles de service admises à la retraite après trente ans de service et à soixante ans d’âge ;

2o Les indigentes valides âgées de soixante-dix ans au moins, ou bien atteintes d’infirmités incurables ;

3o Les aliénées et les épileptiques.

L’établissement se partage en cinq divisions et quinze

sections.
Nombre des lits.

Le nombre des lits d’administrées (non compris ceux du personnel) est de 4,969, savoir :

Reposantes, environ. 
 150 lits.
Indigences valides. 
 3,018 lits.
Indigences malades. 
 293 lits.

 
3,461 lits.
Aliénées et épileptiques. 
 1,508 lits.

___________Total général 
 4,969 lits.

Les services généraux comprennent :

La cuisine ;
Le magasin aux vivres ;
La sommellerie ;
Le magasin aux métaux ;
La pharmacie ;
La lingerie ;
L’habillement ;
Le service des écuries ;
La buanderie ;
Le chantier ;
Le parloir ;
Un atelier de couture destiné à procurer de l’ouvrage aux administrées ;
La cantine.

Il existe dans l’intérieur de l’établissement un marché pour l’usage des administrées.

Personnel.

Il se compose de 489 personnes, savoir :

Bâtiments.
1 directeur.
14
1 économe.
10 employés des bureaux.
1 garçon de bureau.
1 commissionnaire.
Culte.
4 aumôniers.
6
1 sacristain.
1 organiste.
Service médical.
8 médecins.
35
1 chirurgien.
1 pharmacien en chef.
8 élèves internes en médecine.
1 élève interne en chirurgie.
7 élèves internes en pharmacie.
9 élèves externes.
Services généraux et services des salles.
20 surveillantes.
404
45 sous-surveillantes.
3 surveillants.
4 sous-surveillants.
3 portiers.
1 cuisinier.
27 hommes de service.
301 filles de service, y compris la ventouseuse.
Travaux.
1 piqueur.
18
17 ouvriers.
Atelier de couture.
1 surveillante.
9
3 sous-surveillantes.
1 caissier.
3 femmes de service.
1 commissionnaire.
Cantine.
1 distributeur.
2
1 aide.
Chant.
1 maître de chant pour les aliénées.
1

Total général 489
Bâtiments.

L’hospice se compose de quarante-cinq grands corps de bâtiments occupant une superficie de 29,162 m. L’église, l’une des plus vastes de Paris, est formée d’un chœur et de huit nefs dont la disposition a eu pour but le classement de la population.

Voici quelques autres renseignements propres à donner une idée de l’importance de cet établissement, que Tenon appelait une ville d’hospices.

La superficie générale des cours, jardins et bâtiments est d’environ 30 hectares.

Longueur linéaire des murs d’enceinte, environ 
 2,047 m.
Superficie de la couverture 
 63,130 m.
Superficie du pavé. 
 30,500 m.
Nombre des croisées 
 4,682 m.

Parmi les anciennes constructions, on remarque le bâtiment Mazarin et le bâtiment Lassay, au centre desquels se trouve l’église, et qui forment la façade principale de l’hospice. Parmi les constructions nouvelles on distingue les deux sections affectées aux aliénées en traitement. L’une de ces deux sections, appelée Rambuteau, a vue sur des champs cultivés qui sont situés dans l’enceinte de l’hospice.

Dépense.

La dépense générale de l’établissement, pour l’année 1843, a été de 1,853,406 fr 59 c., savoir :

Dépense ordinaire 
 1,779,277. 08
Dépense extraordinaire 
 74,129. 51
________Total 
 1,853,406. 59

La consommation des principales denrées a été, savoir :

Pour le plain blanc, de 
 399,733 kil.
Pour le pain moyen, de 
 652,108 kil.
________Total 
 1,051,841 kil.
Pour le vin, de 
 381,420 litr.
Pour la viande, de 
 359,506 litr.

Le nombre des journées s’est élevé, savoir :

Pour les administrées, à 
 1,774,948
Pour les employés, nourris et non nourris, à 
 150,353
________Total 
 1,925,301

La dépense moyenne de chaque administrée, non compris les dépenses extraordinaires, a été par journée, de 99 cent. 77 dix-millièmes, et pour l’année, de 364 fr. 16 c.

Vienne (rue de).

Commence aux rues du Rocher, et de Stockolm ; finit à la place d’Europe. Le dernier impair est 21 ; pas encore de numéro pair. Sa longueur est de 201 m.1er arrondissement, quartier du Roule.

Cette rue a été ouverte en 1826, sur les terrains appartenant à MM. Jonas Hagerman et Sylvain Mignon. — L’ordonnance royale autorisant l’ouverture de cette rue est à la date du 2 février 1826. On n’a commencé à y bâtir qu’en 1832. Le nom qu’elle porte est celui de la capitale de l’Autriche. Sa largeur est de 15 m. (Voyez rue d’Amsterdam.)

Vierge (rue de la).

Commence au quai d’Orsay ; finit à la rue Saint-Dominique, nos 210 et 212. Le dernier impair est 27 ; le dernier pair, 8. Sa longueur est de 402 m.10e arrondissement, quartier des Invalides.

1re Partie comprise entre la rue de l’Université et la rue Saint Dominique. — Ouverte au milieu du XVIIIe siècle, elle doit son nom à une statue de la Vierge. — Une décision ministérielle du 18 pluviôse an X, signée Chaptal, a fixé la largeur de cette voie publique à 10 m. Les propriétés nos 1 bis, 3, 5, 7, 21 ; 2, 4 et second no 4 sont alignées. Le surplus est soumis à un retranchement de 1 m. 20 c. — Conduite d’eau.

2e Partie comprise entre le quai d’Orsay et la rue de l’Université. — Elle a été ouverte en 1833, sur les terrains dépendant de l’île des Cygnes et appartenant à la ville de Paris. Cette partie qui a 15 m. de largeur n’est point pavée.

Vigan (passage du).

Commence à la rue des Vieux-Augustins, no 63 ; finit à la rue des Fossés-Montmartre, no 14. — 3e arrondissement, quartier du Mail.

Ce passage, qui existe depuis 1815, doit son nom à l’hôtel du Vigan.

Vignes (impasse des).

Située dans la rue des Postes, no 26 bis. Le dernier impair est 3 bis ; le seul pair, 2. Sa longueur est de 131 m.12e arrondissement, quartier de l’Observatoire.

C’était anciennement la rue des Vignes, en raison d’un clos de vignes sur lequel on l’avait ouverte. Cette voie publique traversait la rue des Postes et s’étendait jusqu’à la rue Neuve-Sainte-Geneviève. En cet endroit se trouvait un cimetière destiné aux pestiférés. La situation de la rue des Vignes, dans un lieu écarté, lui fit donner le nom de coupe-gorge. — Les dames de la Providence, dont nous avons parlé à l’article de la rue des Postes, obtinrent en 1691 des lettres-patentes qui les autorisèrent à supprimer une partie des deux voies publiques, appelées rues des Marionnettes et des Vignes. Par un contrat passé le 2 juillet 1694, ce terrain leur fut accordé. Des lettres-patentes du 26 mars 1695 confirmèrent cette concession pour quatre-vingt-dix-neuf années. La communauté des dames de la Providence ayant été supprimée en 1790, les bâtiments et terrains qui en dépendaient furent vendus par le domaine de l’État le 1er prairial an V. On comprit dans cette aliénation le sol de la partie de la rue des Vignes qui avait été concédée temporairement en 1694. — Il n’existe pas d’alignement pour l’impasse des Vignes, dont la largeur actuelle varie de 3 m. 50 c. à 9 m.

Au no 3 était située la maison des orphelines du saint Enfant-Jésus et de la Mère de pureté. Cet établissement fut fondé vers l’année 1700. Les orphelines firent l’acquisition, en 1711, d’une maison voisine de leur communauté, à l’effet de construire des classes, un réfectoire et une chapelle. Cet établissement fut confirmé par lettres-patentes de 1717. Plusieurs personnes charitables y fondèrent des places qui restèrent à la nomination de leurs familles. Outre les filles que la charité faisait entrer dans cette maison, on en recevait d’autres moyennant une pension modique. Il suffisait pour avoir droit d’admission dans cet établissement, qu’une fille fût privée de son père ou de sa mère. Reçues à l’âge de sept ans, les orphelines pouvaient y demeurer jusqu’à leur vingtième année. Cette communauté, confiée à des femmes pieuses, formait une société purement séculière. En 1754, on leur substitua des filles de la communauté de saint Thomas de Villeneuve. Cette maison est occupée maintenant par une communauté de dames de Charité.

Dans la même impasse, et presqu’en face de la maison des orphelines, était une pension pour les femmes ou filles tombées en démence, à laquelle on avait donné le titre de communauté de Saint-Siméon-Salus. On y voyait une petite chapelle construite en 1696 sous l’invocation de ce saint, qui cacha, par excès d’humilité, de grandes vertus sous les apparences de la folie. On ignore l’époque précise de l’extinction de cet utile établissement qui existait encore en 1782.

Vignes-à-Chaillot (rue des).

Commence à la rue de Chaillot, nos 105 ter et 107 ; finit au chemin de ronde de la barrière de l’Étoile. Le dernier impair est 23 ; le dernier pair, 8. Sa longueur est de 450 m.1er arrondissement, quartier des Champs-Élysées.

Sur un plan levé par Jean Beausire, le 6 avril 1729, elle est appelée ruelle ou chemin des Vignes. Elle aboutissait alors au chemin de Versailles et se prolongeait depuis la rue de Chaillot jusqu’au grand égout, sous le nom de ruelle aux Fouetteurs. Dans la plus grande partie de son étendue, la rue des Vignes longe les terrains dits le Promenoir de Chaillot, formé en vertu d’un arrêt du conseil du 21 août 1777. — Les propriétés riveraines de la rue des Vignes sont presque toutes établies d’après un alignement qui assigne à cette communication une largeur de 12 m. La rue des Vignes n’est point pavée.

Vignes de l’Hôpital (rue des).

Commence à la rue du Banquier, nos 17 et 19 ; finit au boulevart de l’Hôpital, nos 46 bis et 48. Le dernier impair est 3 ; le dernier pair, 10. Sa longueur est de 211 m.12e arrondissement, quartier Saint-Marcel.

À la fin du XVIIIe siècle c’était un chemin bordé de vignes. — Une décision ministérielle du 28 prairial an IX, signée Chaptal, et une ordonnance royale du 24 avril 1837, ont fixé la largeur de cette voie publique à 10 m. — La maison située sur le côté des numéros impairs à l’encoignure du boulevart et les deux bâtiments situés entre les nos 8 et 10, sont alignés. Cette rue n’est point pavée.

Villars (avenue de).

Commence à la place de Vauban, nos 1 et 3 ; finit au boulevart des Invalides et à la rue d’Estrées, no 2. Le seul impair est 1 ; le seul pair, 2. Sa longueur est de 153 m.10e arrondissement, quartier des Invalides.

Cette avenue, qui n’est point reconnue voie publique, a été formée vers 1780. (Voyez avenue de la Bourdonnaye.) Sa largeur est de 38 m. 50 c. Elle n’est point pavée.

Louis Hector, duc de Villars, pair et maréchal de France, naquit à Moulins, en 1653. À l’âge de 19 ans, sa brillante valeur lui avait concilié l’estime et l’amitié de Turenne et du grand Condé. Le courage et le sang-froid qu’il déploya à la bataille de Sénef, lui valurent un régiment de cavalerie. En 1690, Villars fut nommé maréchal de camp, et lieutenant-général en 1692. Vers 1702, il reçut le commandement d’un corps chargé d’opérer en Bavière. Le grand capitaine s’annonça par la victoire d’Huningue, et les soldats émerveillés de la bravoure de leur général, le proclamèrent maréchal de France sur le champ de bataille. Le 11 septembre 1709, Villars combattit à Malplaquet, où la France perdit du sang, non de la gloire. Mais nous avons hâte d’arriver à la journée de Denain. La monarchie de Louis XIV s’écroulait sous les efforts de cette puissante coalition souvent rompue, et toujours plus redoutable. Dans ces terribles moments, le grand roi eut recours au génie de Villars. Le général français, hors d’état de se mesurer en plaine avec les alliés, simule une attaque contre les lignes que le prince Eugène occupait à Landrécies, traverse l’Escaut, se jette dans les marais et se présente à l’improviste devant le camp retranché de Denain qu’il surprend et enlève à la baïonnette. Le prince Eugène, averti trop tard, se présente à son tour pour traverser l’Escaut, nos soldats le repoussent, lui tuent ses meilleures troupes et le forcent à la retraite. Cette victoire sauva la France. — Le maréchal de Villars mourut à Turin, le 17 juin 1734.

Villas (hospice).

Situé dans la rue du Regard, no 17. — 11e arrondissement, quartier du Luxembourg.

Par testament, en date du 16 octobre 1832, M. de Villas légua toute sa fortune à l’administration des Hospices civils de Paris, à la condition expresse d’établir dans sa maison, rue du Regard, no 17, un hospice pour des vieillards des deux sexes, atteints d’infirmités incurables et inscrits sur le contrôle des pauvres. Le 25 juillet 1835, 15 hommes et 15 femmes (24 catholiques et 6 protestants) réunissant les conditions imposées par le fondateur, ont été admis dans cet hospice.

Villedo (rue).

Commence à la rue de Richelieu, nos 45 et 47 ; finit à la rue Sainte-Anne, nos 32 et 34. Le dernier impair est 15 ; le dernier pair, 12. Sa longueur est de 113 m.2e arrondissement, quartier du Palais-Royal.

Cette rue, tracée en 1639, prit, en 1655, le nom de Villedo, en l’honneur de Michel Villedo, maître des œuvres de maçonnerie des bâtiments du roi en 1654. Une décision ministérielle du 3 frimaire an X, signée Chaptal, fixa la largeur de cette voie publique à 7 m. En vertu d’une ordonnance royale du 4 octobre 1826, cette largeur est portée à 10 m. Propriété no 1, alignée 3 ; retranch. 90 c. ; 5, 7, 9, alignées ; de 11 à la fin, ret. 80 c. à 94 c. ; 2, ret. 3 m. 80 c. ; 4, 6, alignées ; surplus ret. 3 m. 80 c. — Conduite d’eau depuis la rue Sainte-Anne jusqu’à la borne-fontaine. — Éclairage au gaz (compe Anglaise).

Villejuif (abattoir de).

Situé sur le boulevart de l’Hôpital. — 12e arrondissement, quartier Saint-Marcel.

Cet abattoir, dont la superficie est de 27,200 m, occupe un espace rectangulaire de 200 m. sur 136. Il a été construit sous la direction de M. Leloir, architecte. La première pierre avait été posée le 10 avril 1810. (Voyez l’article Abattoirs.)

Villejuif (rue de).

Commence à la rue de l’Hôpital-Général ; finit à la rue de la Barrière-des-Gobelins. Le dernier impair est 5 ; pas de numéro pair, ce côté est bordé par l’abattoir de Villejuif. Sa longueur est de 200 m.12e arrondissement, quartier Saint-Marcel.

Elle a été ouverte en 1820, sur une partie de l’emplacement du village d’Austerlitz. (Voyez Grande Rue d’Austerlitz.) Deux décisions ministérielles des 7 octobre 1816 et 18 octobre 1822, ont fixé la largeur de cette voie publique à 20 m. Elle doit son nom à l’abattoir de Villejuif. Les propriétés sont alignées. Cette rue, qui est bordée d’une plantation d’arbres, n’est point encore pavée.

Ville-l’Évêque (rue de la).

Commence à la rue de la Madeleine, nos 31 et 33 ; finit à la rue de la Pépinière, nos 53 et 53 bis. Le dernier impair est 53 ; le dernier pair, 58. Sa longueur est de 598 m.1er arrondissement, quartier du Roule.

1er Partie comprise entre la rue de la Madeleine et celles de Roquepine et Verte. — Le territoire dit de la Ville-l’Évêque est déjà mentionné dans plusieurs titres du XIIIe siècle. Les évêques de Paris possédaient en cet endroit un séjour, une maison de plaisance. La voie publique dont nous nous occupons étant située sur ce territoire, en a retenu la dénomination. Une décision ministérielle du 23 germinal an IX, signée Chaptal, fixa la moindre largeur de cette rue à 10 m.

2me Partie comprise entre les rues de Roquepine et Verte et celle de la Pépinière. — Ouverte en vertu d’une décision ministérielle du 12 septembre 1807, signée Cretet, sa largeur fut fixée à 10 m. Elle prit le nom de la rue de la Ville-l’Évêque dont elle forme le prolongement.

Une ordonnance royale du 22 mai 1837 a porté la moindre largeur de la première partie à 12 m. et maintenu la largeur de 10 m. pour la deuxième partie.

Les propriétés ci-après ne sont pas soumises à retranchement : 9, propriété entre les nos 17 et 19, de 29 à la fin ; sur le côté droit, la propriété à l’encoignure de la rue de la Madeleine et les trois qui suivent : de 12 à 24 inclusivement, 38, 40, 42, 44, 48 et de 50 à la fin. — Égout : 1o entre les rues de la Madeleine et d’Anjou ; 2e entre les rues d’Astorg et des Saussaies ; 3e entre les rues de Roquepine et de la Ville-l’Évêque. — Conduite d’eau depuis la rue de la Madeleine jusqu’à celle d’Anjou. — Éclairage au gaz (compe Anglaise).

Villette (barrière de la).

Située à l’extrémité de la rue du Faubourg-Saint-Martin.

Administration centrale. Séance du 24 thermidor an VI. « Le commissaire du Directoire Exécutif entendu, arrête : à l’avenir, la barrière sise dans le 5e arrondissement du canton de Paris, et connue jusqu’à ce jour sous le nom de barrière de Senlis, sera désormais nommée barrière de La Villette. » (Registre 26, p. 20.)

Cette barrière est remarquable par la richesse de sa construction, qui conviendrait mieux à un temple qu’à un bureau de perception des droits d’entrée. Elle se trouve sur la ligne d’axe du bassin de la Villette. L’observateur qui se place à l’extrémité de ce bassin, a devant les yeux un charmant panorama heureusement complété par le monument de La Villette. (Voir l’article Barrières.)

Villette (chemin de ronde de la barrière de la).

Commence à la rue du Faubourg-Saint-Martin et à la barrière de La Villette ; finit à la rue de Château-Landon, no 24, et à la barrière des Vertus. Pas de numéro. Sa longueur est de 288 m.5e arrondissement, quartier du Faubourg-Saint-Denis.

Voir l’article Chemins de ronde.

Villiot (rue).

Commence au quai de la Rapée, nos 57 et 59 ; finit à la rue de Bercy, nos 52 et 54. Le dernier impair est 13 ; le dernier pair 10. Sa longueur est de 236 m.8e arrondissement, quartier des Quinze-Vingts.

Jaillot ne la distingue point de la rue de Rambouillet dont elle forme le prolongement. Le plan de Verniquet l’indique sous le nom de rue de la Rapée. — Une décision ministérielle du 16 ventôse an XII, signée Chaptal, fixa la moindre largeur de cette voie publique à 12 m. En 1806, elle reçut d’un propriétaire riverain le nom de rue Villiot. En vertu d’une ordonnance royale du 1er juin 1828, sa moindre largeur a été portée à 12 m. 40 c. Les propriétés riveraines ne sont pas soumises à retranchement. — Égout — Conduite d’eau.

Vinaigriers (rue des).

Commence au quai de Valmy, no 117 ; finit à la rue du Faubourg Saint-Martin, nos 114 et 116. Le dernier impair est 43 ; le dernier pair, 44. Sa longueur est de 526 m.5e arrondissement, quartier de la Porte-Saint-Martin.

En 1654, on la trouve désignée sous le nom de ruelle de l’Héritier. En 1780, elle portait la dénomination de rue des Vinaigriers, en raison du champ dit des Vinaigriers auquel elle servait de limite. — Deux décisions ministérielles, l’une du 16 floréal an X, signée Chaptal, l’autre du 2 avril 1811, signée Montalivet, ont fixé la largeur de cette voie publique à 10 m. En 1813, ce n’était encore qu’une ruelle étroite et tortueuse. À cette époque on commença à y élever des bâtiments, et aujourd’hui elle est entièrement bordée de constructions qui ne sont pas soumises à retranchement. — Conduite d’eau depuis la rue du Faubourg-Saint-Martin jusqu’à la borne-fontaine. — Éclairage au gaz (compe de Belleville).

Vincennes (barrière de).

Située à l’extrémité de la place du Trône.

Construite en 1788, sur les dessins de Ledoux, elle porta d’abord le nom de barrière du Trône. (Voyez place du Trône.) Sa dénomination actuelle lui vient du château de Vincennes, qui a aussi donné son nom à l’ancien village de la Pissotte. Dès l’année 1270, il y avait une maison royale à Vincennes. — Il est impossible de traverser cette barrière, pour aller à ce village, sans penser au roi saint Louis. « Mainte fois, dit Joinville, ai vu que le bon saint, après qu’il avait ouï messe en été, il se allait esbattre au bois de Vincennes, et se seoit au pied d’un chêne, et nous faisait asseoir tout emprès lui, et tous ceux qui avaient affaire à lui venaient à lui parler, sans que aucun huissier ne autre leur donnaast empêchement. » — La barrière de Vincennes consiste en deux bâtiments carrés. On entre dans chaque bâtiment par un porche dont l’arc est soutenu par des pilastres, Les façades sont terminées par une corniche avec consoles, quatre frontons et un couronnement circulaire ; près de ce propylée s’élèvent deux colonnes élégantes et majestueuses qui seront prochainement terminées. Conformément à une délibération du conseil municipal du 3 décembre 1841, on doit poser sur ces colonnes les statues en bronze de saint Louis et de Philippe-Auguste. (Voyez l’article Barrières.)

Vincennes (chemin de ronde de la barrière de).

Commence à la place du Trône et à la barrière de Vincennes ; finit aux rue et barrière de Montreuil. Pas de numéro. Sa longueur est de 341 m.8e arrondissement, quartier du Faubourg-Saint-Antoine.

Une ordonnance royale du 30 juillet 1844 a fixé la moindre largeur de cette voie publique à 11 m. 69 c. Les propriétés sont alignées, à l’exception de celles qui sont situées à l’encoignure de la place du Trône. (Voyez l’article Chemins de ronde.)

Vincent-de-Paul (église Saint-).

Située rue Montholon, no 8. — 2e arrondissement, quartier du Faubourg-Montmartre.

Cette église, succursale de la paroisse Saint-Laurent, a été bâtie en 1802. Elle doit être remplacée par un édifice situé place de La Fayette, et dont la construction avait été prescrite par ordonnance royale du 31 mars 1825.

La nouvelle église qui borde la place de La Fayette a été construite sur les dessins de M. Hittorf et feu Lepère, architectes. Elle sera prochainement livrée au culte.

Vincent-de-Paul (rue Saint-).

Commence à la place Saint-Thomas-d’Aquin, no 6 ; finit à la rue du Bac, nos 35 et 37. Un seul impair, qui est 1 ; pas de numéro pair. Sa longueur est de 50 m.10e arrondissement, quartier du faubourg Saint-Germain.

Elle formait encore en 1789, avec la rue Saint-Thomas-d’Aquin, un passage qui faisait partie du couvent des Jacobins réformés. Lors de la suppression de cette maison religieuse, ce passage fut converti en rue. — Une décision ministérielle du 13 thermidor an XII, signée Chaptal, et une ordonnance royale du 29 avril 1839, ont fixé la largeur de cette voie publique à 10 m. La maison no 1 est à l’alignement, le surplus de ce côté devra reculer de 3 m. 20 c. Les constructions du côté opposé sont soumises à un retranchement de 1 m. 10 c. — Éclairage au gaz (compe Française).

Vincent de Paul, fondateur de l’établissement des Lazaristes, des filles de Charité, des Enfants-Trouvés, naquit le 24 avril 1576, à Poy, près de Dax (département des Landes), et mourut à Paris le 27 septembre 1660. On donnait à ce père des pauvres le surnom d’Intendant de la Providence.

Vins (halle aux).

Circonscrite par le quai Saint-Bernard, les rues Cuvier, Jussieu, Saint-Victor et des Fossés-Saint-Bernard. — 12e arrondissement, quartier du Jardin-du-Roi.
1re Partie. — Abbaye Saint-Victor.

Sur le vaste emplacement occupé par la halle aux vins, on ne voyait au XIe siècle que de rares et chétives constructions. Au milieu se trouvait une petite chapelle qui dépendait vraisemblablement d’une communauté religieuse. En 1108, Guillaume de Champeaux, archidiacre de Paris, se retira dans cette maison, et jeta les fondements de l’École célèbre qui donna tant de sujets distingués à l’Église. Cet archidiacre, ce chef de l’école de l’évêché de Paris, était fils d’un pauvre laboureur de Champeaux en Brie. Guillaume enseigna bientôt, avec le plus grand succès, la rhétorique, la dialectique et la théologie. Parmi ses disciples on remarquait Pierre Abailard. Le génie hardi de ce jeune clerc avait déjà épuisé toute la science. Ne trouvant plus d’athlète digne de lui parmi les étudiants, il combattit son bienfaiteur. Dans ces brillants assauts de science, dans ces thèses publiques, l’éloquence toute poétique d’Abailard triompha !… L’éclat de la réputation du maître fut terni. Honteux de sa défaite, Guillaume de Champeaux alla chercher l’obscurité et le repos dans l’église Saint-Victor, où il prit l’habit de chanoine régulier. De l’entrée de Guillaume à Saint-Victor date la gloire de cette maison. En 1113, Louis-le-Gros se déclara fondateur de cette abbaye. Guillaume de Champeaux, qui avait refusé le titre d’abbé de Saint-Victor, ne put résister aux sollicitations d’Hildebert, évêque du Mans, qui le pressa de reprendre ses fonctions de maître public à Saint-Victor. Abailard le poursuivit de nouveau, l’attaqua sur plusieurs questions, le força de s’avouer vaincu et de se rétracter. Enfin Guillaume se retira, il accepta l’évêché de Châlons-sur-Marne, et fit succéder aux talents du professeur, le zèle et l’humilité d’un apôtre. La faveur dont jouissait l’abbaye Saint-Victor attira bientôt tous les écoliers sur la rive gauche de la Seine. Cette célébrité fut une des causes qui contribuèrent à l’établissement du siège de l’Université de Paris sur la montagne voisine de Saint-Victor. La vie exemplaire des chanoines, le mérite supérieur de plusieurs d’entre eux tels que Hugues de Champeaux, Hugues de Saint-Victor, appelé le nouveau Saint-Augustin, de Richard de Saint-Victor et de beaucoup d’autres, unirent l’abbaye Saint-Victor à celle de Clairvaux. Saint Bernard entretint ces relations fraternelles par ses lettres et même par ses visites. Saint Thomas de Cantorbéry eut aussi une grande affection pour la maison de Saint-Victor qu’il habita lors qu’il vint à Paris. Les chanoines conservaient précieusement le calice qui avait servi au pieux archevêque. L’abbaye Saint-Victor était étroitement liée à la cathédrale, dont elle a pratiqué, jusqu’à la révolution, les rites et les usages religieux. Cette union était si intime que les évêques de Paris avaient, au XIIIe siècle, un appartement à Saint-Victor. Quelques actes de cette époque se terminent par cette phrase : Fait à Saint-Victor, dans la cour de l’Évêque.

Cette affection des évêques de Paris pour l’abbaye de Saint-Victor, explique comment plusieurs d’entre eux ont préféré être inhumés dans l’église de cette communauté que dans la cathédrale. Les évêques qui furent enterrés à Saint-Victor, sont Étienne de Senlis, mort en 1142 ; Maurice de Sully, mort en 1196 ; Guillaume d’Auvergne, en 1248 ; Renaud de Corbeil, en 1268 ; Guillaume de Beaufet, mort en 1319, et Guillaume de Chanac, mort en 1348. L’église Saint-Victor, réparée en 1443 par les soins de Jean de la Masse, trentième abbé, et par les libéralités de Charles VII, fut presqu’entièrement rebâtie sous le règne de François Ier. On ne conserva des anciennes constructions que le portail, le clocher et la crypte souterraine. Michel Boudet, évêque de Langres, Jean Bordier, abbé de Saint-Victor, posèrent, le 18 décembre 1517, les premières pierres de la nef et du chœur. Le bâtiment de l’église était si avancé en 1538, que Jacques, évêque de Calcédoine, vint au mois de juillet de cette année y bénir quatre autels. Le portail qui datait des XIIe et XIIIe siècles fut abattu et reconstruit sur de nouveaux dessins en 1760. C’est en cet état que l’église de Saint-Victor est arrivée jusqu’à la révolution. Le cloître, aussi ancien que le premier portail de l’église, était percé, à l’intérieur, de petites arcades supportées par des groupes de colonnettes d’un aspect délicieux. — La bibliothèque passait pour une des plus curieuses de Paris. Elle contenait plus de vingt mille manuscrits, parmi lesquels on distinguait une belle Bible du IXe siècle et un Tite-Live du XIIe siècle. On y voyait aussi un Coran dont un ambassadeur turc reconnut l’authenticité dans le siècle dernier, en le baisant et en écrivant un certificat sur le premier feuillet. — Peyresc affirme avoir vu, à Saint-Victor, un recueil manuscrit renfermant tous les détails du procès de Jeanne d’Arc. Ce travail avait été exécuté par ordre de l’abbé de Saint-Victor, qui vivait du temps de cette héroïne. L’abbaye Saint-Victor fut supprimée en 1790. Nous indiquerons, à la fin de cet article, l’emploi qu’on a fait des vastes terrains qui dépendaient de cette communauté célèbre.

2e Partie. — Ancienne Halle aux Vins.

« Bureau de la ville. — 12 mai 1664. (Ordonnance.) — Veu nostre procès-verbal des 17 et 18 avril dernier contenant la réquisition du sieur de Charamande et consorts intéressez en l’établissement d’une halle aux vins pour les marchands forains ; la descente par nous faite sur deux chantiers acquis par les susnommés hors la porte Saint-Bernard pour y construire la dite halle, le plan à nous présenté, ensemble le rapport, en conséquence de la permission accordée par sa majesté aux dits sieur de Charamande et consorts de faire bastir quelques halles aux endroits les plus commodes de ladite ville pour retirer à couvert les vins des marchands forains ayant à cet effect acquis deux chantiers hors la porte Saint-Bernard, des abbé, prieur et religieux du couvent de Saint-Victor et de la dame de La Fayette, etc. — Avons ordonné que les bâtiments et autres ouvrages à faire en ladite halle aux vins, seront construits en la manière et ainsi qu’il est porté audit rapport. »

Cette première halle aux vins était située à l’angle du quai Saint-Bernard et de la rue des Fossés du même nom.

3e Partie. — Communauté des Marchands de vins.

De graves abus paralysaient anciennement le commerce des vins. Henri III y porta remède par un édit du mois de mars 1577 qui fixa l’établissement des marchands de vins. Les statuts dressés par cette communauté furent enregistrés au Parlement, le 6 août 1588. Ils ont été confirmés par Henri IV, Louis XIII et Louis XIV. Les gardes et maîtres jouissaient des mêmes droits et privilèges acquis aux six corps marchands. Ils obtinrent pour armoiries, en 1629, un navire d’argent à bannière de France, flottant avec six petites nefs autour, et une grappe de raisin en chef sur un champ d’azur. Le droit de réception avait été fixé en 1776 à 600 livres. Le brevet d’apprentissage coûtait 12 livres.

4e Partie. — Nouvelle halle aux vins.

« Au palais de Saint-Cloud, le 30 mars 1808. — Napoléon, etc. Article 1er. Il sera formé dans notre bonne ville de Paris un marché et un entrepôt francs pour les vins et eaux-de-vie, dans les terrains situés sur le quai Saint-Bernard. — Art. 2e. Les vins et eaux-de-vie conduits à l’entrepôt conserveront la facilité d’être réexportés hors de la ville sans acquitter l’octroi. — Art. 3e. Cette exportation ne pourra avoir lieu que par la rivière, ou par les deux barrières de Bercy et de la Gare. Dans ce cas les transports devront suivre les quais et sortir en deux heures. — Art. 4e. Les vins destinés à l’approvisionnement de Paris n’acquitteront les droits d’octroi qu’au moment de la sortie de l’entrepôt. — Art. 5e. L’entrepôt sera disposé pour placer tant à couvert qu’à découvert jusqu’à 150,000 pièces de vin. — Art. 6e. Notre ministre de l’intérieur nous soumettra d’ici au 1er juin l’aperçu des dépenses que pourraient exiger l’achat des terrains, et les devis des constructions à faire etc… Signé : Napoléon. »

« Au palais des Tuileries, le 24 février 1811. — Napoléon, etc. Article 32e. Conformément à notre décret du 30 mars 1808, l’entrepôt des vins sera construit dans les terrains situés sur le quai Saint-Bernard, entre les rues de Seine et des Fossés-Saint-Bernard. — Art. 33e. Notre ministre de l’intérieur nous soumettra d’ici au 1er mai le devis et le plan des constructions à faire, leur estimation et celle des terrains à acheter. — Art. 34e. Les constructions qui doivent clore l’entrepôt seront achevées en 1812, les deux tiers de l’établissement seront formés en 1814 et le tiers restant en 1816. — Art. 35e. Les dispositions de notre décret du 30 mars 1808 seront maintenues. Signé Napoléon. »

« Trianon, le 14 juillet 1811. — Napoléon, etc… Article 1er. Les dispositions générales du projet de halle aux vins, indiquées dans le plan annexé au présent décret, sont approuvées. — Art. 2e. Les plans détaillés et devis estimatifs seront terminés avant le 1er août de la présente année. — Art. 3e. La première pierre de cet édifice sera posée le 15 août. Signé : Napoléon. »

Les rues Saint-Victor, Cuvier, le quai Saint-Bernard et la rue des Fossés du même nom, servent de limites à l’Entrepôt des Vins. Cet espace contient les emplacements de l’ancienne halle aux vins, de l’abbaye Saint-Victor, d’une partie de la terre d’Alez et de plusieurs maisons particulières. Ce bel établissement occupe une superficie de 134,000 m. Une ville du quatrième ordre et ses faubourgs seraient aisément placés dans l’enceinte de cet entrepôt. « Cet établissement (dit M. Gauché, auquel nous en devons la construction) est précédé d’une vaste place avec allées d’arbres le long du quai et dans les rues transversales. Il est divisé en cinq grandes masses de constructions, par les rues de Bordeaux, de Bourgogne, de Champagne, de Languedoc et de Touraine, ainsi appelées du nom des principaux vignobles de France. Deux de ces masses sont au centre, sous les noms de Magasins de l’Yonne et de la Marne. Les trois autres divisions ont quatre-vingt-neuf celliers, plus deux passages en galerie, conduisant à une plus grande galerie qui donne entrée à quarante-neuf caves. Les masses de constructions au-dessus des celliers sont moins grandes, parce qu’elles laissent autour d’elles une terrasse. Ces constructions sont également au nombre de cinq, dont deux sont sur les côtés (magasins de la Loire et de la Seine), les trois autres dans le fond, environnant le bâtiment destiné aux eaux-de-vie. Ce bâtiment est divisé en quarante magasins, séparés par une galerie, etc. Derrière les magasins des eaux-de-vie s’élèvent aussi deux bâtiments flanqués de pavillons avec bureaux, pour la grille de sortie sur la rue Saint-Victor. Un de ces bâtiments est destiné au mesurage des esprits, par le moyen des cylindres exactement jaugés, et dont les quantités sont reconnues sur une échelle placée près d’un tube de verre dans lequel le liquide se met au niveau de celui renfermé dans le cylindre. Cet appareil sert à mesurer en une seule fois les pièces contenant même jusqu’à six cents litres. Un deuxième bâtiment semblable est destiné à l’opération du mouillage ou de la réduction des eaux-de-vie, au degré convenu par les ventes. À gauche du magasin de la Loire et le long de la rue de Seine (aujourd’hui rue Cuvier), pour cacher l’irrégularité du terrain, on a construit vingt-et-un petits celliers d’inégale grandeur. L’excédant des terrains formant l’angle des rues Cuvier et Saint-Victor a été utilisé par la construction d’un grand magasin public, pour renfermer les eaux-de-vie, etc. D’après les plans présentés pour la disposition des marchandises, l’Entrepôt a été considéré comme pouvant contenir deux cent-huit mille pièces de vins, etc. Les magasins des eaux-de-vie en renferment plus de dix-sept mille. » — La halle aux Vins a coûté près de 20 millions à la ville de Paris. — Les terrains provenant de l’ancienne abbaye Saint-Victor et qui ne servirent pas à la formation de la halle aux Vins, furent vendus par la ville de Paris, les 15 mai et 30 octobre 1838. L’administration avait eu le soin de ménager sur cet emplacement le terrain nécessaire à la formation de deux rues, d’une place, et à l’élargissement d’une partie des rues Saint-Victor et Cuvier. Ces dispositions, immédiatement exécutées, ont répandu un peu d’aisance dans ce quartier trop longtemps oublié. Les deux percements ont reçu les noms de Guy de la Brosse et Jussieu (voir ces articles). C’est une heureuse idée, inspirée à l’administration municipale par le voisinage du Jardin des Plantes. La place a pris la dénomination de place Saint-Victor.

Violet (passage).

Commence à la rue d’Hauteville, no 29 ; finit à la rue du Faubourg-Poissonnière, no 36. Le dernier impair est 9 ; le dernier pair, 10. — 3e arrondissement, quartier du Faubourg-Poissonnière.

Commencé en mai 1820, ce passage ne fut achevé qu’en 1824. Il doit son nom à M. Violet, entrepreneur.

Visages (impasse des Trois-).

Située dans la rue Thibault-aux-Dés, entre les nos 16 et 18. Pas de numéro. Sa longueur est de 18 m.4e arrondissement, quartier du Louvre.

En 1300 c’était la rue Jean l’Éveiller ; en 1313, la rue Jean-l’Esgullier. Ce nom subit quelques altérations. Dans un titre de 1492, elle est indiquée sous le nom de rue au Goulier, dite du Renard. Enfin elle prit la dénomination de rue des Trois-Visages, en raison de trois têtes sculptées à l’une de ses extrémités. C’était encore une rue en 1782. Depuis cette époque, les propriétaires ayant construit sur la partie qui débouchait dans la rue Bertin-Poirée, la rue des Trois-Visages a été transformée en une impasse dont la largeur est de 2 m. Elle est aujourd’hui fermée et n’est pas éclairée.

Vivienne (passage).

Commence à la rue Neuve-des-Petits-Champs, no 4 bis ; finit à la rue Vivienne. — 3e arrondissement, quartier du Mail.

Construit en 1823, par M. Marchoux, il a porté d’abord le nom de ce propriétaire. Depuis 1825, on l’appelle passage Vivienne.

Vivienne (rue).

Commence à la rue Neuve-des-Petits-Champs, nos 6 et 8 ; finit au boulevart Montmartre, nos 9 et 11. Le dernier impair est 57 ; le dernier pair, 48. Sa longueur est de 612 m. — Les numéros impairs et les pairs de 26 à la fin, 2e arrondissement, quartier Feydeau ; de 2 à 24, 3e arrondissement, quartier du Mail.

1re Partie comprise entre les rues Neuve-des-Petits-Champs et des Filles-Saint-Thomas. Tous les plans qui représentent Paris au XVIe siècle, l’indiquent sous le nom de Vivien, qu’elle doit à une riche famille qui fit construire les premières maisons de cette rue. En 1554, René Vivien était seigneur du fief de la Grange-Batelière. Au milieu du XVIIe siècle, la rue Vivien aboutissait à celle Feydeau. Cette partie qui commençait à la rue des Filles-Saint-Thomas, fut supprimée pour l’agrandissement de la communauté religieuse dont nous avons parlé à l’article de la Bourse. — En vertu d’une décision ministérielle du 3 ventôse an X, signée Chaptal, la largeur de la rue Vivienne a été fixée à 10 m. Les constructions riveraines sont soumises à un léger redressement.

2e Partie comprise entre les rues des Filles-Saint-Thomas et Feydeau. — Elle a été formée presqu’entièrement sur les terrains du couvent des Filles-Saint-Thomas. — Une décision ministérielle du 15 février 1809, signée Cretet, et une ordonnance royale du 16 juin 1824, ont déterminé l’alignement de cette partie. Les propriétés riveraines sont alignées.

3e Partie depuis la rue Feydeau jusqu’au boulevart. — Une décision ministérielle du 15 février 1809, signée Crelet, prescrivit le prolongement de la rue Vivienne sur une largeur de 10 m. Ce projet ne fut point alors exécuté. Repris en 1824, il donna lieu à une ordonnance royale du 16 juin qui porta la largeur de ce prolongement à 12 m. Une autre ordonnance du 17 janvier 1830, porte ce qui suit : « Le préfet du département de la Seine est autorisé à accepter, aux conditions stipulées dans la délibération du conseil municipal du 13 novembre 1829, l’offre faite par le sieur Achille Pène, propriétaire, de se charger moyennant la somme de un million, d’exécuter le prolongement de la rue Vivienne, depuis la rue Feydeau jusqu’au boulevart Montmartre, etc. » — Cette dernière ordonnance a reçu immédiatement son exécution. Les propriétés riveraines sont alignées. — Égout entre les rues des Filles-Saint-Thomas et Saint-Marc. — Conduite d’eau. — Éclairage au gaz (compe Anglaise).

Voies (rue des Sept-).

Commence aux rues des Carmes, no 29, et Saint-Hilaire, no 1 ; finit au carré Sainte-Geneviève, no 12, et à la place du Panthéon, no 2. Le dernier impair est 35 ; le dernier pair, 18. Sa longueur est de 173 m.12e arrondissement, quartier Saint-Jacques.

Cette rue était en partie construite à la fin du XIe siècle. Au commencement du XIIe, elle portait le nom des Sept-Voies, en raison de sept rues, ou plutôt de sept chemins qui aboutissaient à cette voie publique. Le poète Guillot l’appelle rue de Savoie ; cette altération semble avoir été commise pour satisfaire aux exigences de la rime ; car jamais les comtes de Savoie n’ont eu leur hôtel dans cette rue. — Une décision ministérielle du 13 juin 1807, signée Champagny, a fixé la largeur de cette voie publique à 12 m. Maison no 5, retranch. réduit 2 m. ; 7, ret. réduit 80 c. ; 9, alignée ; 11 et 15, ret. 65 c. ; 17, recule d’un côté, avance de l’autre ; de 19 à 25, doivent avancer sur leurs vestiges actuels ; les propriétés no 27, ret. réduit 70 c. ; 29 et 31, ret. réduit 1 m. 50 c. ; 33 et 35 devront être supprimées ; 2, alignée ; de 4 à 18, ret. 6 m. à 7 m. 80 c. ; de la rue de Reims à la fin, alignées. — Éclairage au gaz (compe Parisienne).

Au no 9 était situé le collége de la Merci. Nicolas Barrière, bachelier en théologie et procureur-général de la Merci ou de Notre-Dame de la Rédemption des Captifs, acheta d’Alain d’Albret, comte de Dreux, une place et des maisons voisines de l’église Saint-Hilaire. Il fit construire vers 1515, en cet endroit, un collége et une chapelle. En 1750, ce collége servit d’hospice aux religieux de l’ordre. Supprimé au commencement de la révolution, il devint propriété nationale et fut vendu le 23 septembre 1793.

Au no 18 était la principale entrée du collége de Reims. Guy de Roye, archevêque de Reims, en ordonna la fondation, par son codicille de l’an 1399. Il voulut qu’on y mît de préférence les élèves nés dans les terres affectées à la mense archiépiscopale de Reims et dans le territoire de Roye, ou dans celui de Murel. En 1763 ce collége fut réuni à l’Université. Supprimé en 1790, il devint propriété nationale. Les bâtiments vendus les 8 messidor an IV, 2 mai et 8 août 1807, ont été réunis au collége Sainte-Barbe.

À l’angle de la place du Panthéon était situé le collége de Montaigu. Il fut fondé en 1314, par Aycelin de Montaigu, archevêque de Rouen, et agrandi en 1388, par Pierre de Montaigu, évêque de Laon, et neveu du fondateur. Ce collége, supprimé en 1790, devint propriété nationale. Ses bâtiments furent affectés à une prison militaire.

Une ordonnance royale du 22 juin 1842 porte : « Que la bibliothèque Sainte-Geneviève sera provisoirement transférée dans la partie des bâtiments de l’ancienne prison de Montaigu, faisant face à la place du Panthéon. » — Dans la loi du 2 juillet 1844, relative à la régularisation des abords du Panthéon, il est dit : « Que l’État prend l’obligation de construire sur la partie non retranchante de l’ancien collége de Montaigu, un nouvel édifice destiné à la bibliothèque Sainte-Geneviève. » Une somme de 775,000 fr. doit être affectée à cet édifice. On démolit en ce moment les anciennes constructions du collége de Montaigu.

Au no 27 était situé le collége Forlet. Pierre Forlet d’Aurillac, chanoine de l’église de Paris, ordonna, par testament du 12 août 1391 la fondation d’un collége en faveur de huit écoliers ; savoir : quatre d’Aurillac, ou du diocèse de Saint-Flour, et quatre de Paris. En 1397, il fut établi dans la rue des Sept-Voies. Dans le collége Fortet furent tenues les premières assemblées de la Ligue. Supprimé en 1790, cet établissement devint propriété nationale et fut vendu le 12 juillet 1806.

Dans la rue des Sept-Voies était la rue Jean-Hubert. Cette voie publique aboutissait à la rue des Cholets, no 1. La rue Jean-Hubert, construite en 1280, portait le nom de rue du Moine. En 1416, c’était la rue Maître-Jeharre, et depuis rue des Chiens. En 1806, elle prit la dénomination de Jean-Hubert, en mémoire du fondateur du collége Sainte-Barbe, dont les dépendances bordaient le côté droit de cette rue. — Une décision ministérielle du 6 fructidor an XIII, signée Champagny, avait fixé la largeur de cette voie publique à 7 m. La rue Jean-Hubert a été supprimée en février 1844, et le sol de cette rue est réuni en partie à l’emplacement sur lequel on doit construire la bibliothèque Sainte-Geneviève.

Voirie (impasse de la).

Située entre la place Delaborde et la petite rue de la Voirie. Le dernier impair est 7 ; le dernier pair, 22. Sa longueur est de 35 m.1er arrondissement, quartier du Roule.

Formée vers 1788, elle doit cette dénomination à sa proximité de la voirie des Grésillons. — Une décision ministérielle du 12 juillet 1816, a fixé la largeur de cette impasse à 10 m. La maison située sur le côté gauche à l’encoignure de la place Delaborde, est seule soumise à retranchement.

Voirie (petite rue de la).

Commence à l’impasse de la Voirie et à la place Delaborde ; finit à la rue de la Bienfaisance. Le dernier impair est 3 ; pas de numéro pair. Sa longueur est de 45 m.1er arrondissement, quartier du Roule.

Les plaques posées aux encoignures de cette voie publique la désignent sous le nom de rue Maison-Neuve ; mais nous n’avons trouvé aucune décision qui autorisât ce changement. Ouverte en 1788, la petite rue de la Voirie fut ainsi dénommée en raison de sa proximité de la voirie dite des Grésillons. — Une décision ministérielle du 12 juillet 1816 a fixé la largeur de cette rue à 10 m. La maison no 3, et celle qui est située sur le côté droit à l’encoignure de la rue de la Bienfaisance, sont seules soumises à retranchement. — Conduite d’eau.

Volaille et au Gibier (marché à la).

Situé sur le quai des Grands-Augustins. — 11e arrondissement, quartier de l’École-de-Médecine.

1re Partie. Couvent des Grands-Augustins.

Nous avons dit à l’article de la rue des Vieux-Augustins, que les religieux de ce nom, protégés par saint Louis, s’établirent d’abord au-delà de la Porte-Saint-Eustache, dans un lieu environné de bois, où se trouvait une chapelle dédiée à sainte Marie-l’Égyptienne. Mécontents de leur habitation, ces moines la quittèrent, et vinrent demeurer dans le clos du Chardonnet, sur l’emplacement occupé depuis par le collége du cardinal Lemoine. En 1293, ils traitèrent avec les Sachets de l’acquisition de leur couvent, situé sur le territoire de Laas et près de la Seine. La communauté des Grands-Augustins devenant plus considérable, ces religieux démolirent les anciens bâtiments que les Sachets avaient occupés, et firent élever des constructions plus vastes et plus commodes. Sous le règne de Charles V l’église fut rebâtie. Une de ses chapelles renfermait le tombeau de Philippe de Comines, historien qui enregistra trop minutieusement les défauts de Louis XI, sans mettre en parallèle les grands services que ce roi rendit à la France. Dès 1579, les membres de l’ordre du Saint-Esprit tenaient leurs assemblées dans de couvent des Grands-Augustins. Plusieurs salles étaient ornées des portraits et des armoiries des chevaliers de cet ordre. La maison des Augustins, supprimée en 1790, devint propriété nationale, et fut vendue les 13 ventôse an V et 1er brumaire an VI.

2e Partie. Marché à la volaille.

L’article 5 d’un décret impérial du 25 septembre 1807 prescrivit la construction d’un marché pour la vente en gros et en détail de la volaille et du gibier, sur une partie de l’emplacement de l’ancien couvent des Grands-Augustins. « Au palais impérial des Tuileries, le 10 février 1812. — Napoléon, etc… Nous avons décrété et décrétons ce qui suit : Article 1er. La halle à la volaille sera isolée et terminée du côté de la rue du Pont-de-Lodi, conformément au projet joint au présent décret. — Art. 2e. Les propriétés comprises dans l’espace lavé en jaune et désigné par les lettres A, B, C, D, E, F, G, H, I, J, K, sur le plan, seront acquises aux frais de la Ville, pour cause d’utilité publique, etc. Signé, Napoléon. » La première pierre de ce marché avait été posée le 17 septembre 1809, sur l’emplacement de l’église et d’une partie du cloître du couvent des Grands-Augustins. Il consiste en trois nefs : celle sur le quai est destinée à la vente en détail, et les deux autres à la vente en gros. Il existe en outre des bâtiments contigus donnant sur la rue des Grands-Augustins, et qui contiennent des bureaux, une caisse et un logement pour le commissaire, l’inspecteur général des halles et marchés. L’exécution a eu lieu pendant les années 1809, 1810, 1811 et 1812, sous la direction de M. Happe, architecte. Afin de donner aux deux nefs de la vente en gros la même longueur qu’à celle du marché en détail, l’administration municipale fit l’acquisition d’une partie de l’ancienne salle du chapitre du couvent, et les travaux d’agrandissement, commençés en 1813, sous les ordres de M, Happe, furent terminés en 1814, par M. Lahure, architecte. Dans le but de donner à cet établissement un débouché dans la rue du Pont-de-Lodi, la ville de Paris acheta plusieurs propriétés provenant du couvent des Grands-Augustins. Elle en conserva une partie pour des écoles élémentaires ; le surplus fut démoli, et sur cet emplacement on éleva, d’après les projets de M. Lahure, des constructions qui consistent en deux passages avec grilles pour la sortie des voitures venant approvisionner le marché, en un abattoir et en une quarantaine de serres à l’usage des marchands en détail, etc… L’aspect de ce marché a de la grandeur ; il contient aujourd’hui tout ce qui est nécessaire au service d’un établissement de ce genre.

Voltaire (quai de).

Commence à la rue des Saints-Pères, no 2, et au quai Malaquais ; finit à la rue du Bac, no 1, et au Pont-Royal. Le dernier numéro est 25. Sa longueur est de 308 m.10e arrondissement, quartier du Faubourg-Saint-Germain.

Il était anciennement confondu avec le quai Malaquais, dont il portait le nom. En 1642, on l’appela quai des Théatins, en raison des religieux ainsi nommés, qui étaient venus s’y établir. Il a été construit en 1669, tel que nous le voyons aujourd’hui. — « Séance du 4 mai 1791. — Le procureur de la commune entendu, le corps municipal arrête : Le quai connu jusqu’ici sous le nom des Théatins, portera à l’avenir celui de Voltaire. » (Extrait des registres du corps municipal, tome 31, page 3,732.) — On sait que ce fut dans l’hôtel qui porte aujourd’hui le no 23, que le plus grand écrivain du XVIIIe siècle a passé les derniers mois de sa vie. C’est là que ce prodigieux génie tomba de l’ivresse du triomphe dans les angoisses de l’agonie ! C’est là que Voltaire est mort le 30 mai 1778. — Une décision ministérielle du 13 février 1810, signée Montalivet, et une ordonnance royale du 29 avril 1839, ont fixé la moindre largeur de ce quai à 21 m. Les propriétés riveraines ne sont pas soumises à retranchement. — Conduite d’eau entre les rues de Beaune et du Bac. — Éclairage au gaz (compe Française).

Au no 15 était située l’entrée du couvent des Théatins. Cet ordre fut institué en Italie, vers 1524, par Gaëtan, gentilhomme de Vicence, et Jean-Pierre Caraffe, archevêque de Théate (aujourd’hui Chieti). Ces religieux portaient le titre de Clercs Réguliers. Le cardinal Mazarin les fit venir à Paris, et leur acheta, en 1642, une maison située sur le quai Malaquais ; mais ce ne fut qu’en 1648 qu’ils obtinrent l’autorisation nécessaire. Le 7 août de la même année, le prieur de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés bénit leur chapelle, et le roi plaça lui-même la croix sur le portail de leur maison qui, d’après ses ordres, fut appelée Sainte-Anne-la-Royale. Les lettres-patentes confirmant cet établissement ne furent registrées au parlement que le 29 mai 1653. Lors de la disgrâce du cardinal-ministre, les théatins n’oublièrent point leur bienfaiteur, et voulurent le suivre lorsqu’il abandonna Paris. Mazarin redevenu tout puissant, se souvint de cette marque d’attachement, et leur légua 300,000 livres pour faire construire un nouvel édifice à la place de leur chapelle devenue trop petite. Les théatins en confièrent l’exécution au père Camille Guarini, qu’ils avaient fait venir exprès d’Italie ; non seulement cet architecte construisit un monument d’un mauvais goût, mais il voulut lui donner des proportions tellement gigantesques qu’il fallut bientôt, faute d’argent, suspendre les travaux. Ce ne fut qu’en 1714 qu’on put continuer les bâtiments au moyen d’une loterie que le roi accorda. Le portail sur le quai fut érigé en 1747, par les libéralités du Dauphin, père de Louis XVI. Les dessins en avaient été donnés par Desmaisons, architecte ; c’était un ouvrage médiocre. Le cœur du cardinal de Richelieu fut déposé dans cette église. — Il était défendu aux théatins de quêter par la ville ; ils vivaient de charités qu’on leur faisait, mais les personnes puissantes, instruites de la rigueur de leur règle, les soutenaient par de grandes libéralités. Ce couvent, le seul de cet ordre en France, fut supprimé en 1790. Devenus propriétés nationales, les bâtiments furent vendus le 19 frimaire an VI. Vers 1800, l’église fut transformée en salle de spectacle dans laquelle on ne donna pourtant que des bals et des fêtes. En octobre 1815, on y établit un café, appelé café des Muses. Les bâtiments ont été enfin démolis et reconstruits en 1822. Les maisons nos 15, 17, 19, 21 et 21 bis, occupent l’emplacement de cette ancienne communauté religieuse.

Voltaire (rue de).

Commence à la rue Monsieur-le-Prince, nos 10 et 12 ; finit à la place de l’Odéon, nos 1 et 3. Le dernier impair est 5 ; le dernier pair, 14. Sa longueur est de 99 m.11e arrondissement, quartier de l’École-de-Médecine.

Cette rue, ouverte sur l’emplacement de l’hôtel de Condé, a été autorisée par lettres-patentes du 10 août 1779, registrées au parlement le 7 septembre suivant (voyez théâtre de l’Odéon). Elle fut exécutée sur une largeur de 30 pieds, qui a été maintenue par une décision ministérielle du 4 nivôse an IX, signée Chaptal, et par une ordonnance royale du 12 mai 1841. Les propriétés riveraines sont alignées. — Éclairage au gaz (compe Parisienne).

François-Marie Arouet de Voltaire naquit à Châtenay, le 20 février 1694, et mourut à Paris, le 30 mai 1778.

Avril 1844.
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W.

Washington (passage).

Commence à la rue de la Bibliothèque, no 13 ; finit à la rue du Chantre, no 18. — 4e arrondissement, quartier Saint-Honoré.

C’était autrefois le passage du Tourniquet, en raison d’un tourniquet qu’on y avait placé pour empêcher la circulation des voitures. Il prit en 1810 le nom de Washington que portait déjà un hôtel situé dans la rue du Chantre.

Georges Washington, fondateur de la liberté américaine, naquit le 22 février 1732, à Bridge’s Creek en Virginie, dans le comté de Westmoreland, et mourut le 14 décembre 1798.

Wauxhall (cité du).

Commence à la rue Neuve-Saint-Nicolas, nos 8 et 10 ; finit à la rue des Marais, no 7. Le dernier impair est 7 ; le dernier pair, 8. — 5e arrondissement, quartier de la Porte-Saint-Martin.

Elle a été construite en 1841, sur l’emplacement du Wauxhall-d’Été. — Éclairage au gaz (compe Lacarrière).

1er Septembre 1844.
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Z.


Zacharie (rue).

Commence à la rue de la Huchette, nos 21 et 23 ; finit à la rue Saint-Séverin, nos 22 et 24. Le dernier impair est 15 ; le dernier pair, 20. Sa longueur est de 67 m. — 11e arrondissement, quartier de la Sorbonne.

Cette rue, l’une des plus anciennes de Paris, tire son nom de la maison dite de Sacalie. Depuis 1219, cette dénomination a été souvent altérée. On a écrit Sac-Alie, Sac-Calie, Sac-à-lit, etc. Dès 1636, on la trouve désignée sous le nom de Zacharie. — Une décision ministérielle du 15 vendémiaire an IX, signée L. Bonaparte, fixa la largeur de cette voie publique à 7 m. Cette largeur a été portée à 10 m. en vertu d’une ordonnance royale du 22 août 1840. Propriété no 1, retranch. réduit 3 m. ; 3, ret. 2 m. 90 c. ; de 5 à 9, ret. 2 m. 10 c. à 2 m. 50 c. ; 11, ret. réduit 2 m. 80 c. ; 13, 15, alignées ; encoignure de la rue Saint-Séverin, ret. 3 m. 80 c. ; 2, ret. 1 m. ; de 4 à 14, ret. 3 m. 30 c. à 4 m. ; 16, alignée ; 18, 20, ret. 2 m. 70 c. à 3 m. 20 c. — Conduite d’eau depuis la rue Saint-Séverin jusqu’à la borne-fontaine.

1er Septembre 1844.
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Notre Dictionnaire devait se terminer à la rue Zacharie ; mais pour rendre notre travail plus complet et plus facile à consulter, nous avons cru devoir y joindre : 1o un Supplément ; 2o une Nomenclature des anciennes communautés religieuses et des colléges ; 3o une Table contenant tous les changements de noms de rues ou d’édifices publics ; 4o un État des voies supprimées,

Le Supplément renferme non seulement toutes les ordonnances royales rendues dans l’intervalle de notre publication, soit pour alignements, soit pour percements, mais encore les noms donnés à des rues nouvelles qui n’avaient point encore de dénominations, et les changements de noms affectés à des voies publiques anciennes. Ce dernier article se rattache à un travail d’ensemble, préparé par l’administration municipale, et qui vient de recevoir la sanction de l’autorité supérieure. Nous offrirons donc à nos souscripteurs la situation exacte et complète de nos voies publiques jusqu’au 1er septembre 1844.

La Nomenclature des établissements religieux renvoie le lecteur à l’article de la rue ou du monument qui rappelle l’histoire de chaque couvent, sa suppression et la date de sa vente.

La Table, consacrée aux changements des noms d’édifices ou de voies publiques, depuis 1790 jusqu’au 1er septembre 1844, sert à indiquer la coïncidence des anciennes dénominations avec les noms nouvellement donnés.

Enfin l’État des voies publiques supprimées, a pour but de faire connaitre l’emploi des terrains distraits du domaine communal.

Supplément.

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Acacias (Petite rue des).

Ordonnance royale du 26 février 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 17 m. 50 c.

Air (avenue du Bel-).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui maintient la largeur de 39 m.

Albert (rue Maître-).

Ordonnance royale du 5 août 1844, qui donne ce nom à la rue Perdue. (Voyez cet article.)

Maître Albert, surnommé le Grand, en raison de l’étendue de ses connaissances, naquit à Lawingen, en Souabe, vers 1205. Il entra, en 1221, chez les Dominicains et devint Provincial. Albert obtint de grands succès en professant à Fribourg, à Cologne et à Paris. On rapporte qu’il excita un véritable enthousiasme dans cette dernière ville. Aucune salle ne pouvant contenir le nombre infini de ses auditeurs, Albert fut obligé de donner ses leçons en plein air, sur une place publique voisine de la rue qui porte aujourd’hui son nom. Le pape Alexandre VI, en récompense de ses services, appela maître Albert à l’évêché de Ratisbonne. Mais bientôt dégoûté du monde, l’illustre professeur se retira dans une cellule et mourut à Cologne en 1280.

Aligre (rue d’).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui maintient cette rue dans son état actuel.

Alouette (rue du Champ-de-l’).

Ordonnance royale du 20 mai 1841, qui fixe la largeur de cette rue à 13 m. Cette ordonnance porte : « Article 2. Est déclarée d’utilité publique l’exécution immédiate de la partie des alignements qui change la direction de la rue. En conséquence, le préfet de la Seine, agissant au nom de la ville de Paris, est autorisé à acquérir, soit à l’amiable, soit, s’il y a lieu, par voie d’expropriation, de la dame Camille Lepêcheur et de la dame Sannegon, les terrains dévolus à la voie publique d’après lesdits alignements, etc. »

Anjou-Dauphine (rue d’).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 10 m.

Arbalète (rue de l’).

Décision ministérielle du 21 juin 1844, qui donne ce nom à l’ancien passage des Patriarches. (Voyez marché des Patriarches.)

Arche-Marion (rue de l’).

Ordonnance royale du 4 mars 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 10 m.

Arsenal (place de l’).

Située entre les rues de la Cerisaie et de l’Orme. — 9e arrondissement, quartier de l’Arsenal.

Une décision ministérielle du 21 juin 1844, donne ce nom à l’ancienne cour du Salpêtre, qui dépendait de l’enclos de l’Arsenal.

Bassompierre (rue).

Commence au boulevart Bourdon ; finit à la rue de l’Orme. Pas encore de numéro. Sa longueur est de 36 m.9e arrondissement, quartier de l’Arsenal.

Une ordonnance royale du 21 septembre 1841, que nous avons indiquée à l’article : Greniers de réserve, approuva l’ouverture de cinq rues sur les terrains appartenant au domaine de l’État, et provenant de l’ancien enclos de l’Arsenal. En vertu d’une autre ordonnance royale du 5 août 1844, ces percements ont reçu les dénominations de Bassompierre, Brissac, Crillon, Mornay et Schomberg.

La rue Schomberg n’est pas encore tracée ; les quatre autres ont été ouvertes en 1843. La rue Bassompierre a 10 m. de largeur.

François de Bassompierre, colonel général des Suisses, maréchal de France en 1622, naquit le 12 avril 1579. Il se distingua dans les guerres contre la Savoie et l’Espagne, et mourut le 12 octobre 1646. Bassompierre a laissé des mémoires fort utiles à consulter.

Battoir-Saint-André (rue du).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 10 m.

Beaune (rue de).

Ordonnance royale du 15 janvier 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 10 m.

Beccaria (rue de).

Doit commencer à la rue des Charbonniers-Saint-Antoine et finir à la rue Traversière, no 18. Sa longueur sera de 245 m.8e arrondissement, quartier des Quinze-Vingts.

À l’article de la prison de la Force, nous avons cité une ordonnance royale du 17 décembre 1840, qui, autorisant la construction d’une maison d’arrêt, en remplacement de cette prison, a prescrit l’ouverture de trois rues de 12 m. de largeur aux abords du nouvel édifice. Ces trois rues, qui sont à peine tracées, doivent recevoir en vertu d’une ordonnance royale du 5 août 1844, les noms de Beccaria, Legraverend et Treilhard, célèbres criminalistes.

César Bonezana, marquis de Beccaria, né à Milan, en 1735, fit paraître en 1764, son Traité des délits et des peines. Cet ouvrage fut traduit dans toutes les langues. Beccaria mourut d’apoplexie en 1793.

Beauveau (place du marché).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui maintient les dispositions fixées par la décision ministérielle.

Beauveau (rue).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui conserve cette rue dans son état actuel.

Belzunce (rue).

Ordonnance royale du 5 août 1844, qui assigne ce nom à la rue du Chevet-de-l’Église (Voyez cet article).

Henri-François Xavier de Belzunce de Castel-Moron, né en 1671, au château de la Force, en Périgord, devint, en 1709, évêque de Marseille et se signala par un dévouement devenu célèbre lors de la peste qui ravagea cette ville en 1720 et 1721. Belzunce mourut en 1755.

Benoît-Saint-Germain (rue Saint-).

Ordonnance royale du 30 avril 1844, qui détermine l’alignement de la partie de cette voie publique formant une petite place.

Beurrière (rue).

Ordonnance royale du 20 juin 1844, qui fixe la largeur de cette rue à 7 m.

Bossuet (rue).

Commence à la place de La Fayette ; finit à la rue Belzunce. Pas de numéro. Sa longueur est de 117 m.3e arrondissement, quartier du Faubourg-Poissonnière.

Une ordonnance royale du 31 janvier 1827, porte : « Art. 4. Il sera réservé autour de l’église Saint-Vincent-de-Paul, sur le terrain acquis par la Ville, en vertu de l’ordonnance royale du 31 mars 1825, un espace libre, formant rues de pourtour. » Suivant le plan annexé à cette ordonnance, les deux rues à ouvrir devaient avoir 14 m. de largeur. En vertu d’une autre ordonnance du 2 février 1839, cette largeur est fixée à 19 m. 23 c. Conformément à une troisième ordonnance du 5 août 1844, ces deux voies publiques prendront les noms de Bossuet et Fénélon. (Il existe déjà une rue Bossuet dans le quartier de la Cité.)

Boucherie (passage de la Petite-).

En vertu d’une ordonnance royale du 30 avril 1844, les maisons du côté gauche devront être démolies, et ce passage sera réuni alors à la rue de l’Échaudé Saint-Germain.

Boule-Rouge (rue de la).

Une ordonnance royale du 11 août 1844 autorise MM. de Massa et Leroux à continuer sur leurs terrains, et jusqu’au prolongement de la rue de Trévise, la partie de la rue de la Boule-Rouge qui prend naissance à la rue du Faubourg-Montmartre. La largeur de ce percement est fixée à 10 m. et les bâtiments en bordure ne devront pas excéder quinze mètres de hauteur.

Boulogne (rue de).

Doit commencer à la rue Blanche, no 49, et finir à la rue de Clichy, no 74. Sa longueur sera de 271 m.2e arrondissement, quartier de la Chaussée-d’Antin.

Une ordonnance royale du 21 juin 1841 autorisa MM. de Ségur et Greffulhe, à ouvrir sur l’emplacement de l’ancien jardin de Tivoli, une place et cinq rues de chacune 12 m. de largeur. Cette autorisation fut accordée à la charge par les propriétaires de se conformer aux clauses et conditions exprimées dans la délibération du conseil municipal du 20 novembre 1840, et en outre d’établir sous les trottoirs un caniveau pour l’écoulement des eaux pluviales et ménagères. La délibération du conseil municipal imposait aux impétrants l’obligation de livrer gratuitement les terrains nécessaires à ces divers percements ; de supporter, conformément aux prescriptions de l’administration, les premiers frais de nivellement, ceux de pavage en chaussée bombée en pavés durs d’échantillon, avec sous-pavage sous les ruisseaux, ceux d’établissement de bornes-fontaines, des égouts, du matériel pour l’éclairage au gaz, et des trottoirs en granit.

Par la même délibération, le conseil fut d’avis d’assigner à quatre de ces rues les noms de Boulogne, de Bruxelles, de Calais, de Vintimille, et de donner aussi à la place, la dénomination de Vintimille. La sixième voie publique n’a pas reçu de nom. (Elle commence à la rue Blanche et finit au chemin de ronde de la barrière Blanche).

MM. de Ségur et Greffulhe ne profitèrent point de cette autorisation, et vendirent leurs terrains à MM. Tirouflet et compagnie, qui, au mois de juin 1844, ont fait tracer les percements ci-dessus indiqués, et se conforment aux conditions résultant de l’ordonnance royale précitée.

La rue de Boulogne, dont la largeur est fixée à 12 m., doit comprendre dans son parcours l’impasse Rougevin, formée en 1829. Cette impasse porte le nom de M. Auguste Rougevin, architecte, l’un des propriétaires riverains.

Bourdonnaye (avenue de la).

Ordonnance royale du 9 août 1844, qui détermine l’aliment de cette voie publique.

Bourdonnaye (rue de la).

Ordonnance royale du 30 avril 1844, qui maintient la largeur de 12 m.

Breteuil (avenue de).

Ordonnance royale du 9 août 1844, qui détermine l’alignement de la partie comprise entre la place de Breteuil et la rue de Sèvres.

Breteuil (place de).

Ordonnance royale du 9 août 1844, qui fixe l’alignement de cette voie publique.

Brissac (rue de).

Commence au boulevart Morland ; finit à la rue Crillon. Pas de numéro. Sa longueur est de 42 m.9e arrondissement, quartier de l’Arsenal.

Ouverte en 1843, sur les terrains appartenant au domaine de l’État, et provenant de l’ancien enclos de l’Arsenal, cette rue a été dénommée en vertu d’une ordonnance royale du 5 août 1844. La largeur de cette voie publique est fixée à 10 m., par une ordonnance royale du 21 septembre 1841. (Voyez rue Bassompierre.)

Charles de Cossé, duc de Brissac, pair et maréchal de France, remit Paris, dont il était gouverneur, au roi Henri IV, le 22 mars 1594. Brissac mourut en 1621.

Brongniart (rue).

Commence à la rue Montmartre, nos 141 et 143 ; finit à la rue Notre-Dame-des-Victoires, nos 46 et 50. Sa longueur est de 19 m.3e arrondissement, quartier du Mail.

Une ordonnance royale du 5 août 1844 a donné ce nom à l’ancien retour d’équerre de la rue Notre-Dame-des-Victoires, en raison de sa proximité du palais de la Bourse.

Alexandre-Théodore Brongniart, naquit à Paris en 1739. Ses parents lui firent embrasser la profession de médecin, mais le jeune Brongniart avait tant de goût pour les beaux-arts, qu’il abandonna la médecine pour étudier l’architecture. Il commença la construction du palais de la Bourse en 1808, mais il n’eut pas la satisfaction de terminer cet important édifice. Brongniart mourut à Paris, le 7 juin 1813.

Bruxelles (rue de).

Une délibération du conseil municipal du 20 novembre 1840, assigna ce nom à une des cinq rues projetées par MM. de Ségur et Greffulhe, sur l’emplacement de l’ancien jardin de Tivoli. Cette rue, qui doit prolonger celle de Bruxelles, ouverte sur les terrains de MM. Hagerman et Mignon, a été exécutée en partie au mois de juin 1844, par MM. Tirouflet et compagnie. Elle commence à la rue de Clichy et doit finir à la place de la barrière Blanche. Sa largeur est fixée à 12 m. (Voyez rue de Boulogne.)

Buffon (rue de).

Ordonnance royale du 15 janvier 1844, qui déclare d’utilité publique l’élargissement de cette rue, à son débouché dans la rue du Jardin-du-Roi. Cette amélioration sera prochainement exécutée.

Buttes (rue des).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 12 m.

Calais (rue de).

Commence à la rue Blanche, no 53 ; finit aux rue et place de Vintimille. Pas encore de numéro. Sa longueur est de 156 m.2e arrondissement, quartier de la Chaussée-d’Antin.

Tracée au mois de juin 1844, cette rue, dont la largeur est fixée à 12 m., a été ouverte sur les terrains appartenant à MM. Tirouflet et compagnie, et provenant de l’ancien jardin de Tivoli. (Voyez rue de Boulogne.)

Cardinale (rue).

Une ordonnance royale du 30 avril 1844, fixe la largeur de cette rue à 8 m.

Chaise (rue de la).

Ordonnance royale du 30 avril 1844, qui fixe la moindre largeur de cette voie publique à 10 m.

Champagny (rue de).

Commence à la rue Casimir-Périer, no 2 ; finit à la rue de Martignac, no 1. Pas encore de numéro. Sa longueur est de 39 m.10e arrondissement, quartier du Faubourg-Saint-Germain.

Cette rue, tracée en 1828, sur les terrains provenant du couvent des religieuses de Bellechasse (voyez rue de Bellechasse), a été dénommée en vertu d’une ordonnance royale du 5 août 1844. Sa largeur est fixée à 20 m. Les propriétés riveraines sont alignées. — Éclairage au gaz (compe Française).

Jean-Baptiste Nompère de Champagny, duc de Cadore, né à Roanne en 1756, était major de vaisseau lorsque la révolution éclata. Il fut nommé en 1789, député aux États-Généraux ; successivement ambassadeur à Vienne, en 1801, ministre de l’intérieur en 1804, il accepta le portefeuille des affaires étrangères après la paix de Tilsitt. Appelé au Sénat en 1813, Champagny fut créé pair de France en 1814, et mourut le 3 juillet 1834.

Chanaleilles (rue de).

Commence à la rue Vanneau, no 16 ; finit à la rue Barbet-de-Jouy, no 9. Pas encore de numéro. Sa longueur est de 117 m.10e arrondissement, quartier Saint-Thomas-d’Aquin.

Une ordonnance royale du 25 juin 1844 porte : « Article 1er. Le sieur Barbet de Jouy est autorisé à ouvrir sur son terrain une rue de 11 m. de largeur destinée à communiquer de la rue Vanneau à celle qui porte son nom, à la charge par lui de céder gratuitement à la ville le sol de la rue nouvelle et de se conformer aux diverses conditions énoncées dans la délibération du conseil municipal en date 5 juillet 1843. — Art. 2e. Ladite nouvelle rue portera le nom de rue Chanaleilles, etc. » — La délibération du conseil municipal impose au sieur Barbet de Jouy les obligations suivantes : « de concéder gratuitement à la ville de Paris le terrain nécessaire à l’exécution de la rue ; de n’élever les maisons en bordure qu’à une hauteur de seize mètres cinquante centimètres ; de faire établir le premier pavage de la rue en chaussée bombée et en pavé dur d’échantillon ; de supporter les frais de relevé à bout de ce pavage, ceux d’établissement de bornes-fontaines ; de faire établir des branchements et bouches d’égout pour l’absorption des eaux de la nouvelle rue ; de supporter les frais d’établissement et de pose du matériel pour l’éclairage au gaz ; de faire établir de chaque côté des trottoirs en granit avec ruisseaux refouillés dans les bordures ; d’assurer à toujours par les soins d’un cantonnier le balayage de la chaussée, des trottoirs et des ruisseaux aux frais des propriétaires riverains et conformément aux prescriptions de la police. » Les autres clauses s’appliquent au mode des constructions à établir dans la nouvelle rue. — Les propriétés riveraines sont alignées.

M. Sosthènes, comte de Chanaleilles, est capitaine au 8e régiment de hussards.

Chandeliers (rue des Trois-).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 10 m.

Charenton (chemin de ronde de la barrière de).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui maintient la largeur de 11 m. 69 c.

Charlemagne (rue).

Ordonnance royale du 5 août 1844, qui assigne ce nom à la rue des Prêtres-Saint-Paul. (Voyez cet article.)

Chemin-Vicinal (ruelle du).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 12 m.

Cherubini (rue).

Commence à la rue de Chabanois, no 11 ; finit à la rue Sainte-Anne, nos 60 et 62. Sa longueur est de 49 m.2e arrondissement, quartier Feydeau.

Une ordonnance royale du 5 août 1844, a donné ce nom à une partie de la rue de Chabanois (voyez cet article), en raison de sa proximité de l’emplacement de l’ancien Opéra et des rues Lulli et Rameau.

Cherubini (Marie-Louis-Joseph-Zénobi-Salvador) naquit à Florence, le 8 octobre 1760. À l’âge de 13 ans, il fit exécuter une messe et un intermède, qui révélèrent un talent de premier ordre. Le jeune compositeur fut loin de se laisser étourdir par un succès aussi heureux. Il alla bientôt à Bologne où résidait le célèbre Sarti, et, redevenant écolier, il étudia pendant quatre ans sous cet illustre maître. Ce travail opiniâtre lui donna cette science profonde du contrepoint, et surtout cette pureté de style qui était le caractère distinctif de son admirable talent. Parmi les compositions les plus remarquables de Cherubini, on cite : Médée, l’Hôtellerie Portugaise, les Deux Journées, sa belle Messe à trois voix, et son grand Requiem. Nommé directeur du Conservatoire en 1822, Cherubini mourut le 15 mars 1842.

Childebert (rue).

Ordonnance royale du 30 avril 1844, qui maintient cette rue dans son état actuel.

Christian (rue).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 10 m.

Ciseaux (rue des).

Ordonnance royale du 30 avril 1844 qui fixe la largeur de cette rue à 10 m.

Coligny (rue de).

Doit commencer au quai Henri IV et finir au boulevart Morland. Sa longueur sera de 88 m.9e arrondissement, quartier de l’Arsenal.

Cette rue, qui doit être ouverte sur les terrains de l’île Louviers (voyez cet article), aura 12 m. de largeur. Elle a été dénommée en vertu d’une ordonnance royale du 5 août 1844.

Gaspard de Coligny, amiral de France, né le 15 février 1517, à Châtillon-sur-Loing, se signala sous François 1er, à la bataille de Cerisolles. Henri II le fit colonel-général de l’infanterie française, puis amiral en 1552. Après la mort du roi, Coligny se mit à la tête des Calvinistes. Il fut la première victime de la Saint-Barthélemy. Charles IX fit pendre son cadavre au gibet de Montfaucon.

Comédie (rue de l’Ancienne-).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui fixe sa moindre largeur à 14 m.

Contrescarpe-Saint-André (rue de la).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 10 m.

Contrescarpe-Saint-Antoine (rue de la).

Ordonnance royale du 9 août 1844, qui approuve l’alignement de cette rue, et prescrit l’exécution immédiate de cet alignement pour cause d’utilité publique.

Cotte (rue).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui maintient la décision ministérielle.

Courtalon (rue).

Ordonnance royale du 4 mars 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 10 m.

Crillon (rue de).

Commence au boulevart Morland ; finit à la rue de l’Orme. Pas encore de numéro. Sa longueur est de 252 m.9e arrondissement, quartier de l’Arsenal.

Elle a été ouverte en 1843, sur les terrains provenant de l’ancien enclos de l’Arsenal. Sa largeur est fixée à 12 m. par une ordonnance royale du 21 septembre 1841. Cette voie publique a reçu le nom de Crillon en vertu d’une autre ordonnance royale du 5 août 1844. (Voyez rue Bassompierre.)

Louis de Berthon de Crillon, l’un des plus grands capitaines de son siècle, naquit en 1541, à Murs, en Provence, et mourut le 2 décembre 1615. — À l’âge de 14 ans il se trouva au siège de Calais, et contribua par sa valeur à la prise de cette ville. Crillon se signala ensuite contre les Calvinistes, aux journées de Jarnac, de Dreux, de Moncontour, en 1562, 1568 et 1569. — À la bataille de Lépante, en 1571, il déploya une bravoure si chevaleresque qu’on le choisit pour porter la nouvelle de la victoire au pape et au roi de France. Crillon servit sous Henri IV, qu’il aida puissamment à conquérir le trône.

Delambre (rue).

Ordonnance royale du 5 août 1844, qui donne ce nom à la rue de Montyon (voyez cet article).

Jean-Baptiste-Joseph Delambre, savant astronome, membre de l’Académie des Sciences, naquit le 19 septembre 1749, à Amiens, et mourut à Paris le 19 août 1822. Parmi les ouvrages de Delambre, on distingue son Traité d’Astronomie.

Delamichodière (rue).

Ordonnance royale du 9 août 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 12 m.

Douane (rue de la).

Commence à la rue des Marais-du-Temple, nos 18 et 20 ; finit au quai de Valmy, no 111. Le dernier impair est 3 ; ce côté est, en grande partie, bordé par les bâtiments de la Douane ; le dernier pair, 26. Sa longueur est de 186 m.5e arrondissement, quartier de la Porte-Saint-Martin.

Une ordonnance royale du 20 février 1825, relative aux abords du canal Saint-Martin, prescrivit l’ouverture de cette rue sur une largeur de 12 m. Elle est exécutée d’après cette dimension depuis la rue des Marais jusqu’à celle de l’Entrepôt ; dans le surplus elle a 15 m. de largeur. Cette voie publique qui fait suite à la rue Sanson, a porté le nom de rue Neuve-Sanson. En vertu d’une décision ministérielle du 21 juin 1844, elle a reçu le nom de rue de la Douane. Les propriétés riveraines sont alignées. — Éclairage au gaz (compe de Belleville).

Échaudé-Saint-Germain (rue de l’).

Ordonnance royale du 30 avril 1844, qui flxe la moindre largeur de cette voie publique à 12 m. (Voyez rue Cardinale.)

Écrivains (rue des).

Ordonnance royale du 27 août 1844, qui fixe sa largeur à 12 m.

Entrepôt (rue de l’).

Décision ministérielle du 21 juin 1844, qui assigne ce nom à la rue Lacasse (voyez cet article).

Éperon (rue de l’).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 10 m.

Fénélon (rue).

Commence à la rue du Gazomètre et à la place de La Fayette ; finit à la rue Belzunce. Pas encore de numéro. Sa longueur est de 117 m.3e arrondissement, quartier du Faubourg-Poissonnière.

Ouverte en 1827, conformément à une ordonnance royale du 31 janvier de la même année, cette rue, qui longe un des côtés de l’église Saint-Vincent-de-Paul, fut fixée à 14 m. de largeur. En vertu d’une ordonnance du 2 février 1839, cette largeur a été portée à 19 m. 23 c. Elle a été dénommée par une ordonnance royale du 5 août 1844. (Voyez rue Bossuet.)

François de Salignac de La Motte Fénélon, archevêque de Cambrai, auteur des Aventures de Télémaque, naquit au château de Fénélon, en Quercy, le 6 août 1651, et mourut le 7 janvier 1715.

Fiacre (impasse Saint-).

Une ordonnance royale du 18 juin 1844 porte : « Article 1er. L’impasse Saint-Fiacre est et demeure supprimée. »

Fontenoi (place de).

Ordonnance royale du 9 août 1844, qui détermine l’alignement de cette voie publique.

Fulton (rue).

Commence au quai d’Austerlitz, nos 3 et 5 ; finit à la rue Neuve-de-la-Gare. Pas encore de numéro. Sa longueur est de 448 m.12e arrondissement, quartier Saint-Marcel.

Cette rue, dont la largeur est de 12 m., a été ouverte sur les terrains appartenant à l’administration des hospices et à MM. Godde, Magu et Hély d’Oissel. L’ordonnance royale d’autorisation porte la date du 14 janvier 1829. (Voyez rue Neuve-de-la-Gare.) Cette voie publique a été dénommée en vertu d’une ordonnance royale du 5 août 1844.

Fulton (Robert), célèbre mécanicien américain, naquit vers 1767, dans le comté de Lancastre (état de Pensylvanie), et mourut le 24 février 1815. Il perfectionna les bâtiments à vapeur dont l’invention appartient à un Français, Jouffroy d’Abbans.

Gît-Le-Cœur (rue).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui fixe la largeur de cette voie publique à 10 m.

Guillaume (rue Saint-).

Ordonnance royale du 30 avril 1844, qui fixe sa moindre largeur à 10 m.

Hautefeuille (rue).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui fixe sa moindre largeur à 10 m.

Henri IV (quai).

Commence au boulevart Morland ; finit au quai des Célestins. Pas encore de propriétés particulières. Sa longueur est de 536 m.9e arrondissement, quartier de l’Arsenal.

Ce quai, dont la largeur est fixée à 20 m., a été construit en 1843, sur les terrains provenant de l’île Louviers. Il a été dénommé en vertu d’une ordonnance royale du 5 août 1844.

Henri IV naquit à Pau, le 13 décembre 1553, et fut assassiné le 14 mai 1610. L’Europe lui décerna le surnom de Grand ; l’armée l’appelait le roi des braves, et le peuple le bon Henri.

Jacquard (rue).

Commence aux rues Ternaux et du Marché-Popincourt ; finit à la rue de Ménilmontant, nos 46 et 46 bis. Pas encore de numéro. Sa longueur est de 28 m.8e arrondissement, quartier Popincourt.

À l’article du marché Popincourt, nous avons parlé de trois rues formées aux abords de cet établissement. L’une d’elles avait pris le nom de rue du marché Popincourt. Les deux autres voies publiques viennent de recevoir, conformément à une ordonnance royale du 5 août 1844, les dénominations de Jacquard et Ternaux, en raison de leur situation dans un quartier industriel. — La largeur de la rue Jacquard est de 15 m. Les propriétés riveraines sont alignées.

Joseph-Marie Jacquard, inventeur du métier à tisser qui porte son nom, naquit à Lyon le 7 juillet 1752, et mourut à Oullins, près de cette ville, le 5 août 1834.

Jouffroy (rue).

Commence au quai d’Austerlitz, no 21 ; finit à la rue Neuve-de-la-Gare. Pas encore de numéro. Sa longueur est de 94 m.12e arrondissement, quartier Saint-Marcel.

Une ordonnance royale du 5 août 1844 a donné ce nom à une partie de la rue de Poliveau. (Voyez cet article.)

Jouffroy d’Abbans (Claude-François-Dorothée, marquis de), l’un des hommes qui ont possédé au plus haut degré le génie de la mécanique, le véritable inventeur des pyroscaphes, bateaux à vapeur, naquit vers 1751, et mourut à Paris en 1832.

Juges-Consuls (rue des).

Commence à la rue de la Verrerie, nos 68 et 70 ; finit à la rue du Cloître-Saint-Merri, no 5. Sa longueur est de 37 m.7e arrondissement, quartier Sainte-Avoie.

Une décision ministérielle du 21 juin 1844 a donné ce nom à la partie de la rue du Cloître-Saint-Merri (voyez cet article) où était située autrefois la maison des Juges-Consuls.

Legraverend (rue).

Doit commencer au boulevart Mazas et finir à la rue de Beccaria. Sa longueur sera de 94 m.8e arrondissement, quartier des Quinze-Vingts.

Cette rue, qui n’est pas encore tracée, longera un des côtés de la nouvelle prison de la Force. Sa largeur a été fixée à 12 m. par une ordonnance royale du 17 décembre 1840. Elle a été dénommée en vertu d’une autre ordonnance royale du 5 août 1844. (Voyez rue de Beccaria).

Legraverend (Jean-Marie-Emmanuel), profond jurisconsulte, naquit à Rennes en 1776, et mourut le 23 décembre 1827. Il a laissé sur le droit criminel, qui durant toute sa vie avait été l’objet spécial de ses études, plusieurs ouvrages estimés parmi lesquels on distingue son Traité de législation criminelle en France.

Lenoir-Saint-Antoine (rue).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui maintient cette rue dans son état actuel.

Lodi (rue du pont-de-).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui maintient cette rue dans son état actuel.

Lowendal (avenue de).

Ordonnance royale du 9 août 1844, qui détermine l’alignement de cette voie publique.

Mandé (chemin de ronde de la barrière de Saint-).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui maintient la largeur de 11 m. 69 c.

Manteaux (rue du Marché-des-Blancs-).

Décision ministérielle du 21 juin 1844, qui assigne ce nom aux deux communications longeant les façades latérales du marché. (Voyez cet article.)

Marseille (rue de).

Commence à la rue de l’Entrepôt ; finit à la rue des Vinaigriers, no 4, et au quai de Valmy. Un seul impair qui est 1 ; pas de numéro pair ; ce côté est bordé par les bâtiments de l’Entrepôt. Sa longueur est de 148 m.5e arrondissement, quartier de la Porte-Saint-Martin.

Une ordonnance royale du 20 février 1825, relative aux abords du canal Saint-Martin, a prescrit l’ouverture de cette rue et fixé sa largeur à 12 m. Cependant elle a été exécutée sur une largeur de 15 m. Cette voie publique a porté pendant quelque temps le nom de rue du Hâvre. En vertu d’une décision ministérielle du 21 juin 1844, elle a reçu la dénomination de rue de Marseille. Les constructions riveraines sont alignées.

Michel (quai Saint-).

Ordonnance royale du 11 août 1841, qui maintient ce quai dans son état actuel.

Mont-Gallet (rue).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844 ; qui fixe la largeur de cette voie publique à 13 m.

Mornay (rue).

Commence aux rues de Sully et de l’Orme ; finit à la rue de Crillon. Pas encore de numéro. Sa longueur est de 80 m.9e arrondissement, quartier de l’Arsenal.

Ouverte en 1843, sur les terrains provenant de l’ancien enclos de l’Arsenal, cette rue a été dénommée en vertu d’une ordonnance royale du 5 août 1844. (Voyez rue Bassompierre.) Sa largeur est de 20 m.

Philippe de Mornay, seigneur du Plessis-Marly, surnommé le pape des protestants, naquit à Bahi, dans le Vexin français, en 1549. Sa vertu lui conférait le droit d’avertir Henri IV de ses faiblesses. — Sur le champ de bataille de Coutras, au moment où l’action allait s’engager, il représente au roi de Navarre qu’il a porté le trouble dans une honnête famille par une liaison criminelle ; qu’il doit à son armée la réparation publique de ce scandale, et à Dieu, devant lequel il va peut-être paraître, l’humble aveu de sa faute. Henri se confesse au ministre Chaudieu, et dit aux seigneurs de sa cour qui l’en veulent détourner : « On ne peut trop s’humilier devant Dieu. » Il tombe ensuite à genoux avec ses soldats protestants ; le pasteur prononce la prière. Joyeuse, à la tête de l’armée catholique, les voit et s’écrie : « Le roi de Navarre a peur ! — Ne le prenez pas là, répond Lavardin ; ils ne prient jamais sans qu’ils soient résolus de vaincre ou de mourir. » — Joyeuse perdit la bataille et la vie. — Sous Louis XIII, Mornay resta fidèle à sa religion et mourut le 11 octobre 1623.

Motte-Picquet (avenue de la).

Ordonnance royale du 9 août 1844, qui détermine l’alignement de cette voie publique.

Munich (avenue de).

Commence à la rue de Miroménil, no 40 ; finit à l’avenue de Plaisance. Pas de numéro. Sa longueur est de 212 m.1er arrondissement, quartier du Roule.

Cette avenue, formée lors de la construction de l’abattoir du Roule, a été dénommée en vertu d’une décision ministérielle du 21 juin 1844. Elle n’est pas encore classée parmi les voies publiques de Paris. Sa largeur est de 33 m. 50 c.

Munich est la capitale du royaume de Bavière.

Nicolas-Saint-Antoine (rue Saint-).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui fixe sa largeur à 10 m.

Observance (rue de l’).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui maintient la décision ministérielle.

Ormeaux (avenue des).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui maintient la décision ministérielle.

Papin (rue).

Doit commencer au quai d’Austerlitz et finir à la rue Neuve-de-la-Gare. Sa longueur sera de 112 m.12e arrondissement, quartier Saint-Marcel.

L’ouverture de cette rue, sur les terrains appartenant à MM. Godde, Magu, Hély d’Oissel et à l’administration des hospices, a été autorisée par une ordonnance royale du 14 janvier 1829. (Voyez rue Neuve-de-la-Gare.) Sa largeur est fixée à 13 m. Elle a été dénommée en vertu d’une ordonnance royale du 5 août 1844.

Denis Papin, l’un des inventeurs des machines à vapeur, naquit à Blois vers le milieu du XVIIe siècle, et mourut en 1710. Salomon de Caus avait imaginé d’employer la vapeur d’eau dans une machine hydraulique. Denis Papin a combiné le premier, dans une machine à vapeur et il piston, la précipitation de cette vapeur par le froid.

Pavée-Saint-André (rue).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui fixe sa largeur à 10 m.

Perche (rue du).

Ordonnance royale du 9 août 1844, qui fixe sa largeur à 10 m.

Percier (avenue).

Commence à la rue de la Pépinière, no 58 ; finit à l’avenue de Munichf. Pas de numéro. Sa longueur est de 146 m.1er arrondissement, quartier du Roule.

Formée lors de la construction de l’abattoir du Roule, cette avenue n’est pas encore classée parmi les voies publiques de Paris. Sa largeur est de 24 m. 80 c. Elle a été dénommée en vertu d’une ordonnance royale du 5 août 1844.

Charles Percier, architecte, membre de l’Institut, né à Paris le 22 août 1764, obtint à 22 ans le premier prix d’architecture. Voici les titres des principaux ouvrages publiés par Percier, qui eut pour collaborateur M. Fontaine : 1o Palais, maisons et autres édifices modernes, dessinés à Rome (1798) ; 2o choix des plus célèbres maisons de plaisance de Rome (1809) ; 3o recueil de décorations intérieures (1812) ; 4o arc de triomphe des Tuileries, érigé en 1806 ; 5o résidences de souverains (1833). Percier mourut le 5 septembre 1838. En 1840, une médaille a été frappée en l’honneur de cet artiste éminent. Elle porte au revers : À Charles Percier, membre de l’Institut, ses élèves, ses amis et les admirateurs de son grand talent et de son noble caractère.

Picpus (chemin de ronde de la barrière de).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui maintient la largeur de 11 m. 69 c.

Poitevins (rue des).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui fixe sa largeur à 10 m.

Port-Royal (rue de).

Décision ministérielle du 21 juin 1844, qui donne ce nom à la rue de la Bourbe. (Voyez cet article.)

Reuilly (chemin de ronde de la barrière de).

Ordonnance royale du 30 juillet 1844, qui maintient la largeur de 11 m. 69 c.

Savoie (rue de).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui fixe sa largeur à 10 m.

Saxe (avenue de).

Ordonnance royale du 9 août 1844, qui détermine l’alignement de cette voie publique.

Schomberg (rue de).

Doit commencer au boulevart Morland et finir aux rues de Sully et Mornay. Sa longueur sera de 22 m.9e arrondissement, quartier de l’Arsenal.

Cette rue, dont la largeur est fixée à 12 m., a été dénommée en vertu d’une ordonnance royale du 5 août 1844. (Voyez rue Bassompierre).

Ménard de Schomberg, général des Allemands à la solde du roi de Navarre, depuis Henri IV, l’un des plus grands capitaines de son siècle, naquit en 1527. Schomberg se distingua dans tous les combats que livra Henri IV pour conquérir son trône. Quelques jours avant la bataille d’Ivry, Schomberg réclama au roi le paiement de ses troupes « Jamais homme de cour, s’écria le roi, n’a demandé d’argent la veille d’une bataille. » Ce mot trop vif revint à la mémoire de Henri IV au moment du combat, et, s’approchant du général, il lui dit : « Monsieur de Schomberg, je vous ai offensé ; cette journée peut être la dernière de ma vie, je ne veux point emporter l’honneur d’un brave ; veuillez me pardonner et embrassez-moi. » — « Sire, répartit Schomberg, votre majesté me blessa l’autre jour, aujourd’hui elle me tue. » Quelques heures après la bataille on trouva le général enseveli sous les corps de ses soldats, et l’on rapporta au roi que M. de Schomberg avait reçu douze blessures toutes mortelles. — Plusieurs capitaines de la même famille ont noblement servi la France, et se sont fait tuer pour elle.

Serpente (rue).

Ordonnance royale du 11 août 1814, qui fixe sa largeur à 10 m.

Suffren (avenue).

Ordonnance royale du 9 août 1844, qui détermine l’alignement de cette voie publique.

Suger (rue).

Ordonnance royale du 5 août 1844, qui donne ce nom a la rue du Cimetière-Saint-André-des-Arts. (Voyez cet article.)

Suger, né en 1082, fut nommé abbé de Saint-Denis en 1122. Ministre de Louis VI et de son successeur, Suger sut ménager le trésor royal avec tant d’économie que, sans charger le peuple, il trouva moyen d’enrichir la royauté en l’aidant à sortir de tutelle. L’abbé Suger mourut à Saint-Denis en 1152.

Ternaux (rue).

Commence à la rue Popincourt, nos 102 et 104 ; finit aux rues Jacquard et du Marché-Popincourt. Le dernier impair est 13 ; le dernier pair, 6. Sa longueur est de 86 m.8e arrondissement, quartier Popincourt.

Cette rue dont la largeur est de 12 m. a été ouverte en 1829, sur les terrains appartenant au sieur Testart. (Voyez marché Popincourt.) Elle a été dénommée en vertu d’une ordonnance royale du 5 août 1844. (Voyez rue Jacquard.)

Guillaume-Louis Ternaux, né à Sédan le 8 octobre 1763, fut tour à tour manufacturier, négociant, inventeur, mécanicien, magistrat, administrateur, député, chef d’associations de bienfaisance et d’entreprises utiles. Dans des circonstances très difficiles, il donna des preuves éclatantes du patriotisme le plus éclairé. Grand citoyen, ami sincère et ardent de tout ce qui était honorable pour son pays, il en défendit les intérêts à la tribune nationale avec toute l’éloquence de l’homme de bien, en même temps qu’il l’enrichit par les immenses produits de ses fabriques, par l’introduction et l’amélioration des chèvres de Cachemire. Ternaux mourut le 1er avril 1833.

Touraine-Saint-Germain (rue de).

Ordonnance royale du 11 août 1844, qui maintient la décision ministérielle.

Tourville (avenue de).

Ordonnance royale du 9 août 1844, qui détermine l’alignement de cette voie publique.

Treilhard (rue).

Doit commencer au boulevart Mazas et finir a la rue Traversière, no 10. Sa longueur sera de 107 m.8e arrondissement, quartier des Quinze-Vingts.

Cette rue, qui n’est pas encore tracée, longera un des côtés de la nouvelle prison de la Force. Sa largeur est fixée à 12 m. par une ordonnance royale du 17 décembre 1840. Elle a été dénommée en vertu d’une autre ordonnance royale du 5 août 1844. (Voyez rue de Beccaria.)

Jean-Baptiste, comte Treilhard, né à Brives-la-Gaillarde, le 2 janvier 1742, exerça la profession d’avocat à Paris. Député aux États-Généraux, il y obtint une grande influence. Les patriotes, frappés de son talent oratoire, cherchèrent à se le concilier. Aussi Treilhard, député à la Convention, vota la mort de Louis XVI. Appelé, en 1798, à remplir les fonctions de directeur, il se retira l’année suivante avec Merlin et Laréveillière-Lepaux. Dans le conseil d’État, il concourut à la rédaction des lois sur l’ordre judiciaire et administratif, et mourut ministre d’état le 1er décembre 1810.

Trévise (rue de).

Une ordonnance royale du 11 août 1844, autorise MM. de Massa et Leroux à ouvrir sur leurs terrains : 1o une rue de 10 m. de largeur, en prolongement de la partie de la rue de la Boule-Rouge, qui prend naissance à la rue du Faubourg-Montmartre ; 2o une rue de 12 m. de largeur, en prolongement de la rue de Trévise, depuis la rue Richer jusqu’à la rue Bergère. Cette autorisation est accordée à la charge, par le propriétaire, de ne donner que 15 mètres de hauteur aux bâtiments en bordure sur les nouvelles rues, et de se conformer aux clauses et conditions énoncées dans la délibération du conseil municipal du 26 mai 1843.

Vintimille (place de).

Située entre les rues de Calais et Vintimille. Pas encore de numéro. — 2e arrondissement, quartier de la Chaussée d’Antin.

Elle a été tracée au mois de juin 1844, sur les terrains appartenant à MM. Tirouflet et compagnie. (Voyez rue de Boulogne.) Sa largeur est de 56 m. 40 c.

Madame la comtesse Philippe de Ségur, née de Vintimille du Luc, est veuve en premières noces de M. le comte de Greffulhe.

Vintimille (rue de).

Commence à la rue de Clichy, no 74 ; finit la place de Vintimille et à la rue de Calais. Pas encore de numéro. Sa longueur est de 154 m.2e arrondissement, quartier de la Chaussée-d’Antin.

Cette rue a été tracée au mois de juin 1844, sur les terrains appartenant à MM. Tirouflet et compagnie. Sa largeur est de 12 mètres. (Voyez l’article précédent et la rue de Boulogne.)

Watt (rue).

Ordonnance royale du 5 août 1844, qui donne ce nom à la rue de Bellièvre. (Voyez cet article.)

James Watt, le Christophe Colomb de la mécanique, naquit à Greenock, en Écosse, le 19 juin 1736, et mourut le 25 août 1819.


1er Septembre 1844.


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