Vie de Napoléon/15

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Texte établi par Henri Martineau, Le Livre du divan (Napoléon. Tome Ip. 48-49).


CHAPITRE XV


Napoléon, apprenant les désastres des armées, la perte de l’Italie, l’anarchie et le mécontentement de l’intérieur, conclut de ce triste tableau que le Directoire ne pouvait plus tenir. Il vint à Paris pour sauver la France et s’assurer une place dans le nouveau gouvernement. En revenant d’Égypte, il était utile à la patrie et à lui-même ; c’est tout ce qu’on peut demander aux faibles mortels[1].


Il est sûr qu’après son débarquement, Napoléon ne savait pas comment il serait traité, et jusqu’à la réception enthousiaste des Lyonnais, il parut douteux si son audace serait récompensée par le trône ou par l’échafaud. À la première nouvelle de son retour, le Directoire donna l’ordre de l’arrêter à Fouché, qui était alors ministre de la police. Ce traître célèbre répondit : « Il n’est pas homme à se laisser arrêter, moi Je ne suis pas l’homme qui l’arrêtera[2]. »



  1. Détails de la navigation.
  2. Chaque jour ou trouvait de nouveaux*
    aux portes du Luxembourg ; par exemple, on y vit un jour une grande affiche représentant fort bien une lancette, une laitue et un rat (L’an sept les tuera).

    * En blanc dans le manuscrit.