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Voyage autour du monde fait dans les années 1740, 1, 2, 3, 4/Livre I/Ch. IV

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CHAPITRE IV


Continuation du Voyage depuis Madère jusqu’à L’Ile de Ste. Catherine.


J’ai déjà dis que nous étions partis de Madère le 3 de Novembre et que suivant les ordres donnés, St. Jago, une des Iles du Cap Verd, étoit le premier rendez-vous en cas de séparation. Mais le lendemain, étant déjà en pleine mer, le Chef d’Escadre fit attention, que la saison étoit déjà fort avancée, et qu’en touchant à St. Jago, nous nous trouverions exposés à de nouveaux retardemens ; ainsi il jugea à propos de changer le lieu du rendez-vous, et de marquer l’Ilе de Ste. Catherine, sur la côte du Brézil, pour l’endroit où nos Vaisseaux pourroient se retrouver en cas qu’ils vinssent à se séparer. En faisant route vers l’Ile de Ste. Catherine, nous remarquâmes que la direction des vents alisés différoit considérablement de celle que nous avions cru leur trouver, quoique nos idées à cet égard fussent fondées sur le sentiment de tous les Auteurs qui ont traité de ces vents, et sur l’expérience des Navigateurs. Le savant Dr. Halley, dans son Traité dès vents alisés, qui régnent dans la mer d’Ethiopie et dans l’Océan Аtlantique, dit, que depuis le 28 degré jusqu’au 10 degré de Latitude Septentrionale, il règne généralement un vent frais du Nord-Est, qui du côté de l’Afrique va rarement plus à l’Est que l’Est-Nord-Est, ou plus au Nord que le Nord-Nord-Est. Mais du côté de l’Amérique, le vent est, suivant lui, tant soit peu plus Oriental, quoique de ce côté-là même il saute fréquemment d’un ou de deux rumbs au Nord. Il ajoute, que depuis le 10 degré jusqu’au 4 de Latitude Septentrionale, il règne des calmes et des travades, et que depuis le quatrième degré de Latitude Septentrionale jufqu’au 30 degré de Latitude Méridionale, les vents soufflent presque toujours entre le Sud et l’Est. Nous comptions de trouver tout ce qui vient d’être dit confirmé par l’ехpérience ; mais nous éprouvâmes des différences considérables, tant à l’égard de la durée des vents, que de leur direction ; car quoique le vent fût Nord-Est vers les 28 degrés de Latitude Septentrionale, cependant depuis le 25 jusqu’au 18 degré de la même Latitude, le vent ne passa pas une seule fois l’Est vers le Nord, mais resta presque toujours vers le Sud. Néanmoins, depuis le 18 degré jusqu’au 6 et 20 minutes de Latitude Septentrionale le vent fut au Nord de l’Est, mais pas entièrement ayant tourné pendant quelque tems à l’Est-Sud-Est : delà environ jusqu’à la hauteur de 4 degrés, 46 minutes de la même Latitude, le tems fut très variable ; le vent venoit tantôt du Nord-Est, se tournoit ensuite au Sud-Est, et souvent il faisoit calme tout-plat, avec quelque peu de pluye et des éclairs. Le vent resta ensuite presque toujours variable entre le Sud et l’Est, jusqu’à 7 degrés, 30 minutes de Latitude Méridionale, et se maintint, après cela entre le Nord et l’Est, jusqu’à 15 degrés, 13 minutes de la même Latitude ; puis fut Est et Sud-Est jusqu’à 21 degrés 37 minutes. Mais après cela, même jusqu’à la Latitude de 27 degrés 44 minutes, le vent ne souffla pas une seule fois entre le Sud et l’Est, quoiqu’il parcourut tous les autres points du Compas. Mais comme nous n’étions plus guère loin des côtes du Brézil, cette proximité pourroit peut-être servir d’explication à la dernière des particularités que je viens d’indiquer. Quoiqu’il en soit, je n’ai rapporté, ni celle-là, ni aucune des autres, dans le dessein de critiquer les Auteurs qui ont écrit sur les vents alisés, et que je crois en général assez exact ; mais il m’a paru, que le public serait bien aise de savoir, que de pareilles exceptions ont quelquefois lieu par rapport aux règles générales. Cette observation pourrait non seulement être d’usage aux Navigateurs, pour se tenir sur leurs gardes contre ces irrégularités, auxquelles on ne s’est pas attendu jusqu’à présent, mais aussi contribuer en quelque forte à terminer le grand différend sur la cause des vents alisés et des Moussons : différend qui, à mon avis, n’a pas été encore discuté avec la précision et la clarté, que l’importance de la chose semble exiger, soit qu’on examine ce sujet philosophiquement, ou comme appartenant à la Navigation. Le 16 de Novembre, un de nos Vaisseaux d’avitaillement marqua par un signal qu’il souhaitoit de parler au Commandant de l’Escadre, et nous fîmes petites voiles pour l’attendre. Le Maître vint à bord, et dit à Mr. Anson, qu’ayant satisfait au contenu de sa charte-partie, il demandoit que son Vaisseau fût déchargé et congédié. Mr. Anson, après avoir consulté les Capitaines de l’Escadre, trouva que tous les Vaisseaux avoient encore une si grande quantité de provisions entre les ponts, et d’ailleurs tiroient tant d’eau, qu’ils ne pourroient que fort difficilement prendre à bord leur portion de l’eau de vie qui étoit dans l’Industrie, un des Vaisseaux d’avitaillement. Ainsi il se vit obligé de retenir au service de l’Escadre, l’Anne, qui étoit l’autre Navire d’avitaillement. Le lendemain, notre Commandant fît donner aux Vaisseaux le signal de faire quérir à bord de l’Industrie leur portion d’Eau de vie. On employa à cet ouvrage les Chaloupes de l’Escadre, durant les trois jours suivans, à compter depuis le 19 du mois vers le soir. Quand le Navire d’avitaillement fut déchargé, il nous quitta, et prit la route des Barbades, où il devoit être chargé pour l’Angleterre, La plupart des Officiers de l’Escadre profitèrent de cette occasion pour écrire aux Amis qu’ils avoient laissés dans leur patrie ; mais nous sçumes dans la suite que le Navire avoit eu le malheur d’être pris par les Espagnols. Le 20 de Novembre les Capitaines de l’Escadre représentèrent au Commandant, qu’ils avoient plusieurs malades à bord, et que non seulement eux, mais aussi les Chirurgiens, étoient d’avis qu’il falloit laisser entrer plus d’air entre les ponts ; mais que leurs Vaisseaux tiroient trop d’eau, pour qu’il y eût moyen d’ouvrir les sabords d’en bas. Mr. Anson, convaincu de l’importance de l’avis, ordonna qu’on fît six ouvertures à chaque Vaisseau dans les endroits où la chose pourroit se pratiquer avec le moins d’inconvéniens.

Je ne saurois m’empêcher d’observer ici, combien tous ceux qui, en vertu de leur charge ou de leur autorité, ont quelque influence sur les affaires de notre Marine, sont obligés de prendre garde à un article aussi important, que l’est la conservation de la vie et de la santé de nos Gens de Mer. Si l’on pouvoit supposer, que les motifs d’humanité fussent impuissans en cette occasion, les raisons d’État, et le désir de voir prospérer nos armes, aussi bien que l’intérêt et l’honneur de chaque Commandant de Vaisseau en particulier, devroient nous animer à examiner avec soin tous les moyens qu’on propose, avec quelque apparence de probabilité, pour contribuer à la santé des Equipages. Mais ce soin est-il ordinaire ? Les méthodes, inventées depuis peu, pour purifier et rafraichir sans peine l’air de nos Vaisseaux, ont-elles été examinées avec cet esprit de sincérité et d’impartialité, que les avantages, qu’on pouvoit se promettre de ces méthodes, auroient dû naturellement inspirer ? Ne les a-t-on pas souvent au contraire négligées, ou même rejettées d’un air de mépris ? Je dis plus, quelque-uns de ceux, qui ont eu la commission d’en faire l’essai ne se sont-ils pas rendus coupable d’une partialité impardonnable dans le rapport des expériences faites à cet égard ? Il faut cependant avouer, que plusieurs personnes de distinction qui ont eu le commandement de nos Flottes, ou la direction de ce qui les concerne, ont apporté à cet examen une impartialité et une attention proportionnées à l’importance de la chose ; ainsi l’on ne sait quel jugement l’on doit porter de ceux qui se sont conduits précisément d’une manière opposée, et qui ont manqué en cette occasion aux règles les plus sacrées de la prudence et de l’humanité. Je serois pourtant assez porté à croire, que cette conduite n’a point sa source dans des motifs aussi cruels qu’on pourroit se l’imaginer à la prémière vue ; mais j’aime mieux attribuer ce travers à un attachement opiniâtre et en quelque sorte superstitieux aux coutumes, qui ont été en vogue depuis longtems, et à une haine invétérée pour toutes les nouveautés, et en particulier pour celles, qui sont proposées par des hommes, qui ne sont pas gens de Mer. Mais revenons d’une digression, qu’on ne trouvега, à ce que j’espère, pas tout-à-fait mal placée.

Nous passames la Ligne avec un vent frais de S. E. le vendredi 28 de Novembre, à quatre heures du matin, étant alors à 27 degrés 59 minutes de Longitude Occidentale de Londres. Le 2 de Décembre, le matin, nous apperçumes un Navire au Nord-Ouest de notre Vaisseau, et fimes le signal au Gloucester et au Tryal de le poursuivre. Une demi-heure après toute l’escadre força de voiles, et vers midi le Commandant ordonna par un signal au Wager, qu’il eût à prendre à la toue la Pinque Anne. Mais ayant remarqué vers les sept heures du soir, que le Navire, sur lequel nous chassions, alloit aussi vite que nous, et que le Wager se trouvoit bien loin en arrière, nous fimes moins de voiles, et donnames aux autres Vaisseaux le signal de nous venir rejoindre. Deux jours après nous découvrimes encore une Voile, que nous reconnumes ensuite pour la même que nous avions déjà poursuivie inutilement. Nous lui donnames la chasse tout le jour, et même avec avantage, mais là nuit survint avant que nous pussions l’atteindre : ainsi nous fumes obligés de nous arrêter, pour rassembler notre Escadre dispersée. Nous étions d’autant plus piqués que ce Vaisseau nous eût échappé, que nous craignions que ce ne fût une Barque d’avis, qu’on envoyoit d’Espagne à Buénos Ayres pour y porter la nouvelle de notre entreprise. Mais nous apprimes dans la suite que nous nous étions trompés dans notre conjecture, et que c’étoit un Paquebot de notre Compagnie des Indes, destiné pour l’Ile de Ste. Hélène.

Le 10 de Décembre, étant suivant notre estime à 20 degrés de Latitude Méridionale, et à 36 degrés, 30 minutes de Longitude Occidentale de Londres, le Tryal nous avertit par un coup de Canon qu’il trouvoit fond. Nous jettames la sonde à l’instant même, et trouvames soixante brasses d’eau, fond de sable mêlé de coquilles brisées. Le Tryal, qui nous devançoit, eut une fois trente-sept brasses qui allèrent ensuite en augmentant jusqu’à quatre-vingts dix : après quoi il ne trouva plus de fond, ce qui nous arriva aussi, quand nous sondames pour la seconde fois, quoique la ligne de notre sonde fût de cent cinquante brasses. C’est là le banc qui est désigné dans la plupart des Cartes par le nom d’Abrollos : il y a lieu de supposer que nous n’en avions passé que les bords ; peut-être vers le milieux est-il dangereux. Nous étions alors selon nos différentes estimes de quatre-vingts dix à soixante lieues à l’Est de la côte du Brézil. Le surlendemain nous helames un Brigantin Portugais, qui alloient de Rio de Janeiro à la Baye de tous les Saints. L’Equipage nous dit, que nous étions à trente-quatre lieues (a)[1] du Cap St. Thomas, et à quarante lieues du Cap Frio, qui nous restoit à l’Ouest-Sud-Ouest. Par nos estimes nous devions être à-peu-prés à quatre-vingts lieues du Сар Frio ; et quoique nous changeassions de route, en conséquence des informations du Brigantin, et portassions davantage au Sud, nous fumes convaincus dans la suite, en arrivant à la côte, que le résultat de nos calculs avoit été plus juste que le rapport des Portugais. Après avoir passé le 16 degré de Latitude Méridionale, nous trouvames un Courant violent, allant vers le Sud. Ce Courant suit la côte du Brézil, et s’étend même jusqu’au Midi de la rivière de la Plata faisant quelquefois jusqu’á trente milles en vingt-quatre heures, nous trouvames même qu’il avoit fait une fois au-delà de quarante milles durant ce même intervalle. Si ce courant, comme il y a lieu de le croire, est causé par le mouvement de l’eau qui poussée et accumulée sur la côte du Brézil par le vent alisé, qui vient de la mer d’Ethiopie, cherche à s’échapper, on peut naturellement supposer, que la direction en est déterminée par le gisement de la côte. La même remarque seroit peut-être applicable à tous les autres Courans ; car je doute qu’on puisse produire quelque exemple de courans considérables à une grande distance des terres. Si l’on pouvoit poser ceci pour un principe, il seroit toujours facile de corriger l’estime par la Latitude observée. Mais il seroit à souhaiter pour le bien général de la Navigation, que les vraies directions des différens courans, qui sont connus, fussent examinés avec plus d’exactitude et de soin qu’on n’a fait jusqu’à présent.

L’impatience de voir terre commençoit à nous prendre, tant pour le rétablissement de nos malades que pour la conservation de ceux d’entre nous qui se portoient bien encore. Quand nous partimes de Ste. Hélène nous étions en si bon état, que durant tout le tems que nous mimes à gagner Madère, nous ne perdimes à bord du Centurion que deux hommes. Mais entre Madère et Ste. Catherine, nous eumes, non seulement dans notre Vaisseau, mais aussi dans tous les autres Vaisseaux de l’Escadre, beaucoup de malades, dont plusieurs moururent ; les autres se trouvoient hors d’état de manœuvrer, et quelques-uns d’eux sans espérance de rétablissement. Les maladies, dont ils étoient attaqués, sont communes dans ces climats chauds, et tous les Vaisseaux, qui passent la Ligne, les éprouvent plus ou moins. Ce sont des fièvres chaudes : mal dont les premiers symptomes sont non seulement terribles, mais dont les restes sont très souvent mortels pour les convalescens ; car ils ont de la peine à reprendre des forces, étant ordinairement incommodés de dyssenterie et de tenesmes. Tant que nous restions en mer nos sujets de plainte ne pouvoient aller qu’en augmentant ; ainsi nous fumes charmés quand le 18 de Décembre, à sept heures du matin, nous découvrimes la côte du Brézil.

Cette côte, qui paroit haute et montueuse, court entre l’Ouest et l’Ouest-Sud-Ouest. Quand nous commençames à en avoir la vue, nous en étions à une distance de dix-sept lieues, vers le midi nous apperçumes, à la distance d’environ dix lieues, un païs plus bas s’étendant vers l’O. S. O. que nous primes pour l’Ile de Ste. Catherine. Comme le vent fut au N. N. O. cet après-midi et la matinée suivante, nous avançâmes très peu, et craignimes de dériver sous le vent de cette Ile ; mais le lendemain, un peu avant midi, le vent se jetta au Sud, et nous mit en état de passer entre la pointe Septentrionale de l’Ile de Ste. Catherine et de l’Ile voisine d’Alvoredo. Nous eûmes le plomb à la main en approchant de terre, et trouvames que la profondeur alloit en diminuant, savoir depuis trente-six brasses jusqu’à douze, partout fond de vase. Ce fut à cette dernière profondeur que nous laissames tomber l’Ancre le 18 de Décembre à cinq heures du soir, ayant au S. S. O, environ à la distance de trois milles, la pointe de l’Ile de Ste. Catherine qui regarde le N. 0., et l’Ile d’Alvorédo au N. N. E. à la distance de deux lieues. Nous trouvames que la marée alloit du S. S. E. au N. N. O. à raison de deux nœuds par heure, le Flux venant du Sud. Nous remarquames de nos Vaisseaux, à une distance assez considérable, devant nous deux Forts, qui sembloient destinés à empêcher des Ennemis de passer entre l’Ile de Ste. Catherine et le Continent. Nous n’attendimes pas longtems non plus à nous appercevoir, que notre Escadre avoit jetté l’allarme sur la côte ; car nous vimes les Forts arborer des Pavillons, et entendimes aussi plusieurs coups de Canon, dont le but étoit apparemment de faire prendre les armes aux habitans. Afin de dissiper cette frayeur, notre Commandant envoya d’abord une Chaloupe avec un Officier à terre, pour saluer le Gouverneur, et demander un Pilote-Cotier, qui nous conduisit à la rade. Le Gouverneur fit à l’Officier une réponse obligeante, et lui accorda sa demande. Le matin du 20 de Décembre, nous levames l’Ancre, et navigeames vers la côte. Environ à midi nous reçumes à bord le Pilote-Cotier, qui le même après-midi nous fit mouiller à cinq brasses et demie de profondeur, dans une Baye du Continent, large et commode, que les François appellent Bon-port. Depuis l’endroit où nous avions ancré en dernier lieu jusqu’à celui-ci, nous eumes partout fond de vase avec une profondeur d’eau, qui alla en diminuant d’une manière suivie jusqu’à cinq brasses, et ensuite en augmentant jusqu’à sept brasses, après quoi la sonde nous donna six et cinq brasses alternativement. Le lendemain matin l’Escadre remit à la voile pour se placer au-delà des deux Forts, dont il a été fait mention, et qui sont connus sous les noms de Châteaux de Santa Cruz et de St. Juan. Nous trouvames entre l’Ile et la Terre ferme quatre, cinq, et six brasses d’eau, sur un fond mou. En passant devant le Château de Santa Cruz, nous le saluames d’onze coups, et il nous répondit du même nombre. A une heure après-midi, l’Escadre jetta l’Ancre à cinq brasses et demie de profondeur, ayant l’Ilе du Gouverneur au N. N. O., le Château de St.Juan au N. E. demi-quart à l’Est, & l’Ile de St. Antoine au Sud. Ce fut dans cette position que nous mouillames à Ste. Catherine Dimanche 21 de Décembre, tous nos Vaisseaux ayant, comme il a été dit, beaucoup de malades à bord, et grand besoin de rafraichissemens. Nous espérions de trouver ici, de quoi remédier à ces deux inconvéniens, cette Ile étant fort vantée par les Navigateurs qui y ont touché, tant pour la Ьоnté de l’air et l’abondance des vivres, que pour la complaisance et l’amitié, qu’on y témoigne à tous les peuples de l’Europe, qui sont en paix avec la Couronne de Portugal.

  1. Les lieues dont il est parlé ici et dans le reste de cet Ouvrage sont de 20 au degré.