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Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026

La bibliothèque libre.


Illustration de la revue
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La Lettrine

Numéro de juillet-septembre 2026

Année 1, numéro 1, publication trimestrielle francophone


Thème des illustrations : Intérieurs de bibliothèques dans la pénombre

Un numéro préparé par Poslovitch (d · c), FreeCorp (d · c), Cantons-de-l'Est (d · c), LadyBirdy38 (d · c), Narilora (d · c) et VIGNERON (d · c)

Brèves d'ici

Revue de presse

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Ancien intérieur de la bibliothèque publique de Breda (Pays-Bas), en 2015.

Retours sur la Wikimania 2026

Lors de la Wikimania 2026, du 20 au 25 juillet à Paris, plusieurs événements ont concerné Wikisource :

  • une présentation de l’application mobile de lecture d’ouvrages sur Wikisource : présentation en anglais ;
  • l’atelier Maximizing the effects of Wikisource workshops about women writers (Maximiser les effets des ateliers Wikisource sur des autrices) : compte-rendu en anglais ;
  • le Wikisource Meetup est un événement traditionnel à Wikimania, c’est une occasion rare pour les personnes contribuant aux Wikisources du monde entier de se retrouver et de discuter. Après quelques questions-réponses ensemble, le groupe s’est séparé en trois pour échanger de façon plus conviviale sur des points spécifiques. Cela a permis de faire émerger plusieurs idées consensuelles parmi les personnes présentes : [à résumer ici ? Il y avait notamment pouvoir intégrer facilement des extraits de textes présents sur Wikisource dans d’autres projets Wikimédia] ;
  • une présentation de la Dicothèque pour explorer les dictionnaires de(s) Wikisource(s).
  • durant le Team Challenges, une équipe a créé l’outil Leximap qui, pour un texte présent sur Wikisource, récupère le texte et surligne chaque mot selon qu’un ou plusieurs lexèmes correspondants existent ou non. Cela permet de repérer pour Wikisource des potentielles fautes d’orthographes et pour Wikidata des lexèmes encore manquants.

Plusieurs posters présentés lors de l’événement ont évoqué la bibliothèque numérique collaborative :

D’autres posters concernaient plus directement Wikisource :

Recommandations de lecture

Le dessinateur et illustrateur espagnol Joaquín Xaudaró est né dans les Philippines espagnoles en 1872, que sa famille quitte en 1883 pour s'installer à Barcelone. Par la suite, Joaquín fait son éducation à Londres et Paris. C'est en Espagne qu'il entame sa carrière de dessinateur et d'illustrateur vers le milieu des années 1890.

En 1907, il s'installe sur le sol français et dessine pour divers périodiques. Il publie en 1911 Les péripéties de l’aviation, un livre qui regroupe des illustrations sur le transport aérien. L'humour y est si absurde qu'il est inutile d'analyser les illustrations au premier degré, ni au second degré d'ailleurs. En voici deux exemples :

Les volcans semblent tout indiqués pour remplacer les briquets des fumeurs.
 

I. Avant.
II. Après.
 
Ce livre de 50 planches se lit (presque) d'une seule traite tant les sujets abordés sont simples, ce qui en fait sa grande force. Une fois la dernière page tournée, on peut reprendre son wikitravail, le sourire aux lèvres pendant quelques minutes.

Un texte d’autrice à la une

Adine Riom
La première relecture de l’anthologie d’Adine Riom Les Femmes poètes bretonnes, publiée en 1892 par la Société des bibliophiles bretons et de l’histoire de Bretagne, s’est terminée fin juillet sur Wikisource. L’ouvrage, chargé en 2023 sur Wikisource par l’association Le deuxième texte pour ses ateliers Wikisource Autrices, a également fait l’objet de relectures dans le cadre de la résidence Wikimédia au musée de Bretagne de VIGNERON en résidence.

Cet ouvrage présente 17 poètes bretonnes des xviie et xviiie siècles (dont l’autrice de l’ouvrage, Adine Riom, présentée par Dominique Caillé, avocat membre de la Société des bibliophiles bretons), avec pour chacune une courte biographie suivie de quelques poèmes. Pour certaines d’entre elles, comme Constance de Théis, Mélanie Waldor et Léocadie Hersent-Penquer, d’autres textes sont disponibles sur Wikisource. Pour Aimée Harelle, c’est par exemple sa nouvelle « La vieille Madeleine » qui avait été publiée dans les numéros 4 à 6 du journal lyonnais Le Conseiller des femmes.

Si vous voulez en savoir plus sur ces poètes bretonnes, il reste à terminer la seconde relecture de l’ouvrage, et peut-être à relire dans la foulée le poème Velléda (1869), récit à la fois épique et tragique de Léocadie Hersent-Penquer sur la prophétesse et druidesse germanique ou celtique Velléda, dans des temps de lutte des peuples germaniques et gaulois contre l’Empire romain.

Éphéméride du mois

Athénaïs Michelet, née Mialaret

Préparé avec Wikidata :

TODO

Bibliothèque de Grace Farms, un centre culturel et humanitaire à New Canaan, Connecticut (États-Unis).

Agenda des prochains évènements

Prochains ateliers Wikisource (ou Wikimédia permettant de wikisourcer) dans les mois qui viennent :

Statistiques

Car on aime bien les chiffres et les nombres, surtout quand ils montent ! (ou baissent, comme le nombre de textes sans scan !)

Nouveautés :

Mois Nouveautés Par un auteur Par une autrice xxie siècle xxe siècle xixe siècle xviiie siècle xviie siècle xvie siècle xve siècle
Août 33 textes 26 textes 5 textes 18 textes 12 textes 1 texte 2 textes
Juillet 29 textes 19 textes 5 textes 10 textes 15 textes 3 textes 1 texte
Juin 25 textes 20 textes 4 textes 1 texte 11 textes 9 textes 1 texte 1 texte 1 texte

Chronique de contribution

Narilora revient sur sa relecture estivale d’Histoire de ma vie de George Sand.

Peu d’effort à fournir pour la relecture de ces quatre tomes, la structure était en place (merci Sapcal22) et j’ai fait le « match et split » de l'excellent exemplaire de la Bibliothèque Romande. Le fait que les tomes 1 et 3 d’une part, et 2 et 4 d’autre part, proviennent d’éditions de dates différentes (de 1902 et 1893 respectivement) n’est pas vraiment problématique. Contrairement aux éditions originales dont le texte vit au rythme des corrections de l’auteur et des éditeurs successifs, les éditions d’œuvres complètes, posthumes par définition, sont « clichées » (on moule à la presse sur la composition au plomb un positif en creux sur un carton spécial, qui servira à créer au moment d’une réimpression un nouveau négatif de plomb en relief). Le cliché peut servir très longtemps. Au pire on recomposera une page qui contient des coquilles trop voyantes. Ainsi Port-Royal de Charles-Augustin Sainte-Beuve, dont nous avons sur Wikisource la 4e édition de 1878 (posthume, l’auteur est mort en 1869), sauf le tome 7 qui provient de la 3e édition de 1871, n’en a pas moins un index utilisable, la pagination n’ayant pas bougé comme pour ces éditions de George Sand. On peut dater sans problème les quatre volumes de l’édition Calmann Lévy d’Histoire de ma vie à la première parution : peut-être 1879 si l’on en croit cet exemplaire sur Abebooks, mais plus probablement 1876, les quatre tomes étant annoncés par la Bibliographie de la France du 19 août 1876, comme dans cet exemplaire Google Books provenant de l’Université de Florence. Il reste à vérifier si la mention en page de titre « nouvelle édition entièrement revue et augmentée par l’auteur » correspond réellement à des ajouts de George Sand, morte le 8 juin cette année-là, ou si, à part pour l’appendice daté de 1869, le texte est celui de la première parution en librairie, chez Victor Lecou et Cadot en 1854-1855, George Sand ayant relu et réorganisé le texte paru en feuilleton dans La Presse, qui avait servi à fabriquer l’édition de Leipzig.

Petite réflexion sur les ouvrages qui « existent » vus de l'extérieur (moteurs de recherche, lien depuis la page de l’auteur, etc.) alors qu’ils sont encore inutilisables : pour Histoire de ma vie, des déçus, plus d’un par jour en moyenne depuis un an. Ce sur quoi je viens de commencer à m’agiter, Les Beaux-Arts réduits à un même principe (1746), de Charles Batteux, en a attiré 610 depuis un an, alors que c’était incomplet et illisible depuis 2007 : « match et split » d’un texte calamiteux copié de feu Gallica Lecteur, très exact pour le déchiffrage, mais majuscules fantaisistes, citations tronquées, notes de bas de page erratiques, et bien sûr absence de mise en page. Or c’est un texte important, beaucoup invoqué au sujet de Diderot et autres. Personnellement j’ai atterri dessus en venant de Claude Lévi-Strauss (Regarder, écouter, lire). Il y en a sûrement pas mal d’autres qui punissent les adeptes du réflexe Wikisource : ça vaudrait la peine de localiser d’autres ouvrages « en panne », c’est-à-dire avec une page de tête alors que le texte est incomplet en dessous, ou un texte illisible.

Le mot de la fin

Un édito par Poslovitch.

Je suis heureux d’apposer ici les mots qui viennent conclure ce premier numéro.

Je tiens tout d’abord à remercier les personnes qui ont mis la plume à la page pour produire ce numéro, ainsi que Noé (d · c), wiktionnariste fidèle au poste des Actualités du Wiktionnaire, dont la présentation sur la Wikipresse à la Wikimania 2026 aura motivé d’abord la création de The Headword chez les wiktionnaristes anglophones, mais aussi — et surtout ! — de La Lettrine ici, sur la Wikisource francophone.

La Lettrine est, à ma connaissance, le premier journal d’actualités sur une édition linguistique de Wikisource. Bien entendu, comme ses grands-frères les Regards sur l’actualité de la Wikimedia et les Actualités du Wiktionnaire, c’est un projet participatif : je ne peux que vous encourager à pousser la porte de la rédaction du prochain numéro, à y soumettre vos idées, poser vos questions en discussion ou même simplement déposer un lien vers un article de presse qui aurait sa place dans notre revue de presse.

Qui dit premier numéro, dit aussi rodage et expérimentations. Pour améliorer le prochain numéro, nous avons besoin de vos retours, cher lectorat ! Quel contenu vous a le plus plu ? Que manque-t-il à La Lettrine pour assouvir votre curiosité ? Quel talent graphique cachez-vous qui pourrait nous permettre d’améliorer la qualité visuelle du prochain numéro ? (Oui, je jette une bouteille à la mer…)

Pour conclure, je ne peux que vous remercier du temps que vous avez consacré à lire ce premier numéro, et j’espère vous retrouver en décembre pour le prochain numéro ! Si vous n’êtes pas encore abonné·e, c’est par ici pour les inscriptions : c’est gratuit !

Bibliothèque de droit et lettres de l’Université de Perpignan-Via Domitia (France) en 2014.

Bibliothèque de droit et lettres de l’Université de Perpignan-Via Domitia (France) en 2014.


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