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Page:Giraudoux - Amphitryon 38.djvu/118

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Alcmène. — Il est arrivé quelque bonheur à Amphitryon ?

Ecclissé. — Il va lui arriver ce qu’un prince peut rêver de plus heureux pour sa gloire et son honneur.

Alcmène. — La victoire ?

Ecclissé. — Victoire, certes ! Et sur le plus grand des dieux ! Vous entendez ?

Alcmène. — Quelle est cette musique, et ces cris ?

Ecclissé. — Mais, chère maîtresse, c’est que Thèbes tout entière sait la nouvelle. Tous se réjouissent, tous se félicitent de savoir que, grâce à vous, notre ville est favorisée entre toutes.

Alcmène. — Grâce à ton maître !

Ecclissé. — Certes lui aussi est à l’honneur !

Alcmène. — Lui seul !

Ecclissé. — Non, maîtresse, vous. Toute la Grèce retentit déjà de votre gloire. La voix des coqs s’est haussée