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Page:Ostervald - La Sainte Bible, 1867.djvu/322

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Voici, maintenant le jour baisse, et le soir approche ; je vous prie, passez ici la nuit ; voici, le jour finit, passez ici la nuit, et que ton cœur se réjouisse ; et demain matin vous vous lèverez pour continuer votre chemin, et tu t’en iras en ta maison.

10 Mais le mari ne voulut point y passer la nuit ; mais il se leva, et s’en alla, et vint jusque vis-à-vis de Jébus, qui est Jérusalem, ayant avec soi ses deux ânes bâtés et sa concubine.

11 Et comme ils étaient près de Jébus, et que le jour était fort avancé, le serviteur dit à son maître : Marchez je vous prie, et détournons-nous vers cette ville des Jébusiens, afin que nous y passions la nuit.

12 Et son maître lui répondit : Nous ne nous détournerons point vers aucune ville d’un peuple étranger, où il n’y a point d’enfants d’Israël ; mais nous passerons jusqu’à Guibha.

13 Il dit aussi à son serviteur : Marche, et nous gagnerons l’un de ces lieux-là, et nous passerons la nuit à Guibha ou à Rama.

14 Ils passèrent donc plus avant, et marchèrent, et le soleil se coucha comme ils étaient près de Guibha, qui appartient à Benjamin.

15 Alors ils se détournèrent vers Guibha, pour y entrer et y passer la nuit ; et étant entrés, ils demeurèrent dans la place de la ville, et il n’y avait personne qui les retirât chez soi pour y passer la nuit.

16 Mais voici, sur le soir, un vieillard qui venait des champs de son travail ; et cet homme-là était de la montagne d’Ephraïm, mais il demeurait à Guibha, dont les habitants étaient Benjamites ;

17 levant ses yeux, il vit ce voyageur assis dans la place de la ville ; alors ce vieillard lui dit : Où vas-tu, et d’où viens-tu ?

18 Et il lui répondit : Nous passons de Bethléhem de Juda vers les côtés de la montagne d’Ephraïm, d’où je suis, parce que j’étais allé jusqu’à Bethléhem de Juda ; mais maintenant je m’en vais à la maison de l’Eternel ; et il n’y a personne qui me retire chez soi,

19 Quoique nous ayons de la paille et du fourrage pour nos ânes, et du pain et du vin pour moi et pour ta servante, et pour le garçon qui est avec tes serviteurs. Nous n’avons besoin de rien que du logement.

20 Et le vieillard lui dit : La paix soit avec toi ! Je me charge de tout ce dont tu auras besoin ; je te prie seulement, que tu ne passes point la nuit dans la place.

21 Alors il le fit entrer dans sa maison, et il donna à manger aux ânes ; et ayant lavé leurs pieds, ils mangèrent et burent.

22 Comme ils faisaient bonne chère, voici, les gens de la ville, qui étaient de méchants garnements, environnèrent la maison, heurtant à la porte, et ils parlèrent au vieillard, qui était maître de la maison, et lui dirent : Fais sortir cet homme qui est entré dans ta maison, afin que nous le connaissions.

23 Mais cet homme, savoir, le maître de la maison, sortit vers eux, et leur dit : Non, mes frères, ne lui faites point de mal, je vous prie ; puisque cet homme est entré dans ma maison, ne faites point une action si infâme à l’égard de cet homme.

24 Voici, j’ai une fille qui est vierge et cet homme a sa concubine ; je vous les amènerai dehors maintenant, et vous les violerez, et vous ferez d’elles comme il vous semblera bon ; mais ne commettez point une action si infâme à l’égard de cet homme.

25 Mais ces gens-là ne voulurent point l’écouter ; c’est pourquoi cet homme prit sa concubine et la leur amena, et ils la connurent et ils abusèrent d’elle toute la nuit jusqu’au matin ; puis ils la renvoyèrent, comme l’aube du jour se levait.

26 Cette femme donc, comme le jour approchait, s’en revint, et étant tombée à la porte de la maison de l’homme où était son mari, elle y demeura jusqu’au jour.

27 Et son mari se leva de bon matin, et ayant ouvert la porte, il