Petits châteaux de Bohême (Didier, 1853)/La sérénade

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Pour les autres éditions de ce texte, voir La Sérénade (Nerval).

Eugène Didier (p. 95-96).

LA SÉRÉNADE
(D’UHLAND)

— Oh ! quel doux chant m’éveille ?
— Près de ton lit je veille,
Ma fille ! et n’entends rien…
Rendors-toi, c’est chimère !
— J’entends dehors, ma mère,
Un chœur aérien !…

— Ta fièvre va renaître.
— Ces chants de la fenêtre
Semblent s’être approchés.
— Dors, pauvre enfant malade,
Qui rêves sérénade…
Les galants sont couchés !


— Les hommes ! que m’importe ?
Un nuage m’emporte…
Adieu le monde, adieu !
Mère, ces sons étranges
C’est le concert des anges
Qui m’appellent à Dieu !

Musique du pce Poniatowski.

FIN