La chapelle ancienne est fermée,
Et je refoule à pas discrets
Les dalles sonnant les regrets
De toute une ère parfumée.
Et je t'évoque, ô bien-aimée !
Epris de mystiques attraits:
La chapelle assume les traits
De ton âme qu'elle a humée.
Ton corps fleurit dans l'autel seul,
Et la nef triste est le linceul
De gloire qui te vêt entière;
Et dans le vitrail, tes grands yeux
M'illuminent ce cimetière
De doux cierges mystérieux.

