Hiver sentimental

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Loin de vitres ! Clairs yeux dont je bois les liqueurs
Et ne vus souillez pas à contempler les plèbes.
Des gels norvégiens métallisent les glèbes,
Que le froid des hivers nous réchauffe les cœurs !

Tels des guerriers pleurant les ruines de Thèbes,
Ma mie, ainsi toujours courtisons nos rancœurs,
Et, dédaignant la vie aux chants sophistiqueurs,
Laissons le bon Trépas nous conduire aux Érèbes.

Tu nous visiteras comme un spectre de givre;
Nous ne serons pas vieux, mais déjà las de vivre
Mort ! Que ne nous prends-tu par telle après-midi.

Languides au divan, bercés par sa guitare,
Dont les motifs rêveurs, en un rythme assourdi,
Scandent nos ennuis lourds sur la valse tartare !

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