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LIV
L’INVITATION AU VOYAGE
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- Mon enfant, ma sœur,
- Songe à la douceur
- Mon enfant, ma sœur,
D’aller là-bas vivre ensemble !
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- Aimer à loisir,
- Aimer et mourir
- Aimer à loisir,
Au pays qui te ressemble !
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- Les soleils mouillés
- De ces ciels brouillés
- Les soleils mouillés
Pour mon esprit ont les charmes
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- Si mystérieux
- De tes traîtres yeux,
- Si mystérieux
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
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- Des meubles luisants,
- Polis par les ans,
- Des meubles luisants,
Décoreraient notre chambre ;
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- Les plus rares fleurs
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- Mêlant leurs odeurs
- Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
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- Les riches plafonds,
- Les miroirs profonds,
- Les riches plafonds,
La splendeur orientale,
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- Tout y parlerait
- À l’âme en secret
- Tout y parlerait
Sa douce langue natale.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
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- Vois sur ces canaux
- Dormir ces vaisseaux
- Vois sur ces canaux
Dont l’humeur est vagabonde ;
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- C’est pour assouvir
- Ton moindre désir
- C’est pour assouvir
Qu’ils viennent du bout du monde.
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- — Les soleils couchants
- Revêtent les champs,
- — Les soleils couchants
Les canaux, la ville entière,
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- D’hyacinthe et d’or ;
- Le monde s’endort
- D’hyacinthe et d’or ;
Dans une chaude lumière.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.