Nuit rhénane

La bibliothèque libre.
 
Aller à : Navigation, rechercher
Paris : Éditions de la Nouvelle Revue française, troisième édition, 1920 (pp. 111-112).
◄  Rhénanes Nuit rhénane Mai  ►


NUIT RHÉNANE


Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Écoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds


Debout chantez plus haut en dansant une ronde
Que je n’entende plus le chant du batelier
Et mettez près de moi toutes les filles blondes
Au regard immobile aux nattes repliées

Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
Tout l’or des nuits tombe en tremblant s’y refléter
La voix chante toujours à en râle-mourir
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été


Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils