- Quand au mouton bêlant la sombre boucherie
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- Ouvre ses cavernes de mort,
- Ouvre ses cavernes de mort,
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- Pâtres, chiens et moutons, toute la bergerie
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- Ne s’informe plus de son sort.
- Ne s’informe plus de son sort.
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- Les enfants qui suivaient ses ébats dans la plaine,
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- Les vierges aux belles couleurs
- Les vierges aux belles couleurs
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- Qui le baisaient en foule, et sur sa blanche laine
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- Entrelaçaient rubans et fleurs,
- Entrelaçaient rubans et fleurs,
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- Sans plus penser à lui, le mangent s’il est tendre.
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- Dans cet abîme enseveli
- Dans cet abîme enseveli
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- J’ai le même destin. Je m’y devais attendre.
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- Accoutumons-nous à l’oubli.
- Accoutumons-nous à l’oubli.
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- Oubliés comme moi dans cet affreux repaire,
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- Mille autres moutons, comme moi,
- Mille autres moutons, comme moi,
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- Pendus aux crocs sanglants du charnier populaire,
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- Seront servis au peuple-roi.
- Seront servis au peuple-roi.
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- Que pouvaient mes amis? Oui, de leur main chérie
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- Un mot à travers ces barreaux
- Un mot à travers ces barreaux
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- Eût versé quelque baume en mon âme flétrie;
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- De l’or peut-être à mes bourreaux...
- De l’or peut-être à mes bourreaux...
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- Mais tout est précipice. Ils ont eu droit de vivre.
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- Vivez, amis; vivez contents.
- Vivez, amis; vivez contents.
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- En dépit de Bavus soyez lents à me suivre.
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- Peut-être en de plus heureux temps
- Peut-être en de plus heureux temps
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- J’ai moi-même, à l’aspect des pleurs de l’infortune,
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- Détourné mes regards distraits;
- Détourné mes regards distraits;
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- A mon tour, aujourd’hui; mon malheur importune:
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- Vivez, amis, vivez en paix.
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