Rousseau (Schiller)
La bibliothèque libre.
Traduction par X. Marmier.
Paris, Charpentier, 1854 (p. 229).
Paris, Charpentier, 1854 (p. 229).
ROUSSEAU.
Monument de la honte de notre époque, éternelle tache de ta patrie, tombe de Rousseau, salut à toi ! paix et repos aux débris de ta vie ! La paix, tu la cherchas en vain, tu l’as trouvée ici.
Quand donc les vieilles plaies seront-elles cicatrisées ! Dans les âges de ténèbres, les sages mouraient. Maintenant le monde est éclairé, et le sage meurt. Socrate a été la victime des sophistes ; Rousseau souffre, meurt victime des chrétiens ; Rousseau, qui des chrétiens fait des hommes.