Sérénade (Ponchon)
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Aux éditions Rieder, 1939 (pp. 219-220).
SÉRÉNADE
La nuit chastement se voile
Et s’emplit d’étoiles d’or :
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- Mon étoile,
- Mon étoile,
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- Reste, oh ! reste encor.
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C’est dans la céleste plaine
Une ardente floraison :
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- Ton haleine
- Ton haleine
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- Trouble ma raison.
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Vois derrière ce nuage
Éclore un lys argenté :
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- Ton visage
- Ton visage
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- N’est que volupté.
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C’est Phœbé. Sa douce flamme
S’épanouit dans les cieux :
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- Ma chère âme
- Ma chère âme
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- Montre-moi tes yeux.
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Comme elle est une et mignarde !
Sourit-elle pas quasi ?
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- Oh, regarde-
- Oh, regarde-
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- Moi toujours ainsi.
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