II. PROSE. poèmes de Poe
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LE TOMBEAU D’EDGARD POE
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- Tel qu’en Lui-même enfin l’éternité le change,
- Le Poëte suscite avec un glaive nu
- Son siècle épouvanté de n’avoir pas connu
- Que la mort triomphait dans cette voie étrange !
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- Eux, comme un vil sursaut d’hydre oyant jadis l’ange
- Donner un sens plus pur aux mots de la tribu
- Proclamèrent très haut le sortilège bu
- Dans le flot sans honneur de quelque noir mélange.
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- Du sol et de la nue hostiles, ô grief !
- Si notre idée avec ne sculpte un bas-relief
- Dont la tombe de Poe éblouissante s’orne
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- Calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur
- Que ce granit du moins montre à jamais sa borne
- Aux noirs vols du Blasphème épars dans le futur.
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