« Ô mes amants »
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“Hombres” (Hommes)
Imprimé sous le manteau et ne se vend nulle part, s.d. (1904) (pp. 45-47).
XIV
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- O mes amants
- Simples natures,
- O mes amants
- Mais quels tempéraments !
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- Consolez-moi de ces mésaventures
- Reposez-moi de ces littératures,
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Toi, gosse pantinois, branlons-nous en argot,
Vous, gas des champs, patoisez moi l’écot,
Des pines au cul et des plumes qu’on taille,
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- Livrons-nous dans les bois touffus
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- La grande bataille
- Des baisers confus.
- La grande bataille
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- Livrons-nous dans les bois touffus
Vous, rupins, faisons-nous des langues en artistes
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- Et merde aux discours tristes,
- Des pédants et des cons.
- Et merde aux discours tristes,
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- (Par cons, j’entends les imbéciles,
- Car les autres cons sont de mise
- Même pour nous, les difficiles,
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Les spéciaux, les servants de la bonne Église
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- Dont le pape serait Platon
- Et Socrate un protonotaire
- Dont le pape serait Platon
Une femme par-ci, par-là, c’est de bon ton
Et les concessions n’ont jamais rien perdu
Puis, comme dit l’autre, à chacun son dû
Et les femmes ont, mon dieu, droit à notre gloire
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- Soyons-leur doux,
- Entre deux coups
- Soyons-leur doux,
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- Puis revenons à notre affaire).
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- Ô mes enfants bien aimés, vengez-moi
- Par vos caresses sérieuses
- Par vos caresses sérieuses
Et vos culs et vos nœuds régals vraiment de roi,
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- De toutes ces viandes creuses
- De toutes ces viandes creuses
Qu’offre la rhétorique aux cervelles breneuses
De ces tristes copains qui ne savent pourquoi,
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- Ne métaphorons pas, foutons
- Pelotons nous bien les roustons
- Rinçons nos glands, faisons ripailles
- Ne métaphorons pas, foutons
Et de foutre et de merde et de fesses et de cuisses.