« La tendre Cythérée, assise au bord d’un ruisseau »

La bibliothèque libre.
 
Aller à : Navigation, rechercher

Le Pèlerin passionné

La tendre Cythérée, assise au bord d’un ruisseau…

Traduit par François-Victor Hugo


La tendre Cythérée, assise au bord d’un ruisseau, près du jeune Adonis, aimable et frais novice, le tentait par mille gracieuses œillades, de ces œillades que pouvait seule lancer la reine de la beauté.

Elle lui faisait des récits à ravir son oreille ; elle lui montrait des charmes à éblouir ses yeux ; pour gagner son cœur, elle le touchait ça et là ; des attouchements si doux triomphent toujours de la chasteté.

Mais soit que l’adolescent inexpérimenté ne comprît pas, soit qu’il refusât d’accepter ces offres provoquantes, le tendre rebelle repoussait l’appât, et répondait par un sourire moqueur à toutes ces gracieuses avances.

Alors elle se renversa sur le dos, la belle reine, et en avant !… Mais il se leva et s’enfuit ; ah ! niais trop farouche !

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils