À mon ami Désaugiers
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 204-206).
À MON AMI DÉSAUGIERS
QUI VENAIT D'ÊTRE NOMMÉ DIRECTEUR DU VAUDEVILLE
DÉCEMBRE 1815
Air de la Catacoua
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- Bon Désaugiers, mon camarade,
- Mets dans tes poches deux flacons ;
- Puis rassemble, en versant rasade,
- Nos auteurs piquants et féconds.
- Ramène-les dans l’humble asile
- Où renaît le joyeux refrain.
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- Eh ! va ton train,
- Gai boute-en-train !
- Eh ! va ton train,
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- Bon Désaugiers, mon camarade,
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- Mets-nous en train, bien en train, tous en train,
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- Et rends enfin au Vaudeville
- Ses grelots et son tambourin.
- Et rends enfin au Vaudeville
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- Rends-lui, s’il se peut, le cortège
- Qu’à la foire il a fait briller :
- L’ombre de Panard te protège ;
- Vadé semble te conseiller.
- Fais-nous apparaître à la file
- Jusqu’aux enfants de Tabarin.
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- Eh ! va ton train,
- Gai boute-en-train !
- Eh ! va ton train,
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- Rends-lui, s’il se peut, le cortège
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- Mets-nous en train, bien en train, tous en train,
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- Et rends enfin au Vaudeville
- Ses grelots et son tambourin.
- Et rends enfin au Vaudeville
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- Mets-nous en train, bien en train, tous en train,
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- Au lieu de fades épigrammes,
- Qu’il aiguise un couplet gaillard :
- Collé, quoi qu’en disent nos dames,
- Est un fort honnête égrillard.
- La gaudriole, qu’on exile,
- Doit refleurir sur son terrain.
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- Eh ! va ton train,
- Gai boute-en-train !
- Eh ! va ton train,
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- Au lieu de fades épigrammes,
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- Mets-nous en train, bien en train, tous en train,
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- Et rends enfin au Vaudeville
- Ses grelots et son tambourin.
- Et rends enfin au Vaudeville
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- Malgré messieurs de la police,
- Le Vaudeville est né frondeur :
- Des abus fais ton bénéfice ;
- Force les grands à la pudeur ;
- Dénonce tout flatteur servile
- À la gaîté du souverain.
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- Eh ! va ton train,
- Gai boute-en-train !
- Eh ! va ton train,
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- Malgré messieurs de la police,
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- Mets-nous en train, bien en train, tous en train,
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- Et rends enfin au Vaudeville
- Ses grelots et son tambourin.
- Et rends enfin au Vaudeville
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- Sur la scène, où plus à son aise
- Avec toi Momus va siéger,
- Relève la gaîté française
- À la barbe de l’étranger.
- Sur la scène, où plus à son aise
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- La chanson est une arme utile
- Qu’on oppose à plus d’un chagrin.
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- Eh ! va ton train,
- Gai boute-en-train !
- Eh ! va ton train,
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- La chanson est une arme utile
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- Mets-nous en train, bien en train, tous en train,
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- Et rends enfin au Vaudeville
- Ses grelots et son tambourin.
- Et rends enfin au Vaudeville
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- Verse, ami, verse donc à boire ;
- Que nos chants reprennent leur cours.
- Il nous faut consoler la gloire ;
- Il faut rassurer les amours.
- Nous cultivons un champ fertile
- Qui n’attend qu’un ciel plus serein.
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- Eh ! va ton train,
- Gai boute-en-train !
- Eh ! va ton train,
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- Verse, ami, verse donc à boire ;
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- Mets-nous en train, bien en train, tous en train,
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- Et rends enfin au Vaudeville
- Ses grelots et son tambourin.
- Et rends enfin au Vaudeville
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