Épilogue (Autran)

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Œuvres complètes de J. Autran
Michel Lévy frères, éditeurs, 1875 (I. Les Poëmes de la mer, pp. 401-402).
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ÉPILOGUE




« O vents, disaient les flots, quand nous laisserez-vous
Dormir à notre gré d’un sommeil large et doux ?

Trêve à la fin, trêve d’orages !

Laissez-nous refléter dans notre clair miroir
Les matins rayonnants, les nuits belles à voir,

Et les merveilles de nos plages.


» — O flots, disaient les vents, pour vous aucun repos,
Aucune trêve !... Allez ainsi que des troupeaux

Que le bâton du berger chasse.

Roulez tumultueux, bouillonnants, hérissés ;
Et, dans votre miroir terni, réfléchissez

L’ouragan qui passe et repasse !


» Ce n’est pas pour croupir comme de lourds étangs
Que la main du Très-Haut, à l’aurore des temps,

Vous amoncela dans l’abîme :

L’éternel mouvement, telle est la grande loi,
Que Dieu fit pour la mer ; — qu’il fit aussi pour toi,

Humanité non moins sublime ! »
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