Été (Verlaine)
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- Et l’enfant répondit, pâmée
- Sous la fourmillante caresse
- De sa pantelante maîtresse :
- « Je me meurs, ô ma bien-aimée !
- « Je me meurs : ta gorge enflammée
- Et lourde me soûle et m’oppresse ;
- Ta forte chair d’où sort l’ivresse
- Est étrangement parfumée ;
- « Elle a, ta chair, le charme sombre
- Des maturités estivales, —
- Elle en a l’ambre, elle en a l’ombre ;
- « Ta voix tonne dans les rafales,
- Et ta chevelure sanglante
- Fuit brusquement dans la nuit lente. »