Beaucoup d’amour
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 111-112).
BEAUCOUP D’AMOUR
Musique de M. B. Wilhem
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- Malgré la voix de la sagesse,
- Je voudrais amasser de l’or :
- Soudain aux pieds de ma maîtresse
- J’irais déposer mon trésor.
- Adèle, à ton moindre caprice
- Je satisferais chaque jour.
- Non, non, je n’ai point d’avarice,
- Mais j’ai beaucoup, beaucoup d’amour.
- Malgré la voix de la sagesse,
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- Pour immortaliser Adèle
- Si des chants m’étaient inspirés,
- Mes vers, où je ne peindrais qu’elle,
- À jamais seraient admirés.
- Puissent ainsi dans la mémoire
- Nos deux noms se graver un jour !
- Je n’ai point l’amour de la gloire,
- Mais j’ai beaucoup, beaucoup d’amour.
- Pour immortaliser Adèle
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- Que la Providence m’élève
- Jusqu’au trône éclatant des rois ;
- Adèle embellira ce rêve :
- Je lui cèderai tous mes droits.
- Que la Providence m’élève
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- Pour être plus sûr de lui plaire,
- Je voudrais me voir une cour.
- D’ambition je n’en ai guère,
- Mais j’ai beaucoup, beaucoup d’amour.
- Pour être plus sûr de lui plaire,
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- Mais quel vain désir m’importune ?
- Adèle comble tous mes vœux.
- L’éclat, le renom, la fortune,
- Moins que l’amour rendent heureux.
- À mon bonheur je puis donc croire,
- Et du sort braver le retour !
- Je n’ai ni bien, ni rang, ni gloire,
- Mais j’ai beaucoup, beaucoup d’amour.
- Mais quel vain désir m’importune ?
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