Child wife
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Romances sans paroles. Aquarelles
Œuvres complètes - Tome I, Vanier, 1902 (3e éd.) (pp. 187-188).
CHILD WIFE
Vous n’avez rien compris à ma simplicité,
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- Rien, ô ma pauvre enfant !
- Rien, ô ma pauvre enfant !
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Et c’est avec un front éventé, dépité
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- Que vous fuyez devant.
- Que vous fuyez devant.
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Vos yeux qui ne devaient refléter que douceur,
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- Pauvre cher bleu miroir,
- Pauvre cher bleu miroir,
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Ont pris un ton de fiel, ô lamentable sœur,
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- Qui nous fait mal à voir.
- Qui nous fait mal à voir.
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Et vous gesticulez avec vos petits bras
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- Comme un héros méchant,
- Comme un héros méchant,
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En poussant d’aigres cris poitrinaires, hélas !
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- Vous qui n’étiez que chant !
- Vous qui n’étiez que chant !
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Car vous avez eu peur de l’orage et du cœur
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- Qui grondait et sifflait,
- Qui grondait et sifflait,
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Et vous bêlâtes vers votre mère — ô douleur ! —
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- Comme un triste agnelet.
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Et vous n’avez pas su la lumière et l’honneur
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- D’un amour brave et fort,
- D’un amour brave et fort,
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Joyeux dans le malheur, grave dans le bonheur,
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- Jeune jusqu’à la mort !
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