Deo Gratias d’un Épicurien
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 38-40).
DEO GRATIAS
D’UN ÉPICURIEN
Air : Ermite, bon ermite
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- Dans ce siècle d’impiété,
- L’on rit du Benedicite !
- Faut-il qu’à peine il m’en souvienne !
- Mais pour que l’appétit revienne,
- Je dis mes grâces lorsqu’en
- Je n’ai plus soif, je n’ai plus faim :
- Dans ce siècle d’impiété,
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- Toujours l’espoir suit le plaisir qui passe.
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- Que vous êtes bon, mon Dieu ! je vous rends grâce,
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- Ô mon Dieu ! mon Dieu ! je vous rends grâce.
- Ô mon Dieu ! mon Dieu ! je vous rends grâce.
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- Mon voisin, faible du cerveau,
- Ne boit jamais son vin sans eau ;
- Rien qu’à voir mousser le champagne,
- Déjà la migraine le gagne ;
- Tandis que pur, et coup sur coup,
- Pour ma santé je bois beaucoup.
- Mon voisin, faible du cerveau,
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- Vous savez seul comment tout cela passe.
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- Que vous êtes bon, mon Dieu ! je vous rends grâce,
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- Ô mon Dieu ! mon Dieu ! je vous rends grâce.
- Ô mon Dieu ! mon Dieu ! je vous rends grâce.
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- De soupçons jaloux assiégé,
- Dorval n’a ni bu ni mangé.
- De soupçons jaloux assiégé,
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- Cet époux sans philosophie
- Par bonheur de nous se défie,
- Et tient sa femme, aux yeux si doux,
- Sous triple porte à deux verroux :
- Cet époux sans philosophie
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- Par la fenêtre il fait tout pour qu’on passe.
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- Que vous êtes bon, mon Dieu ! je vous rends grâce,
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- Ô mon Dieu ! mon Dieu ! je vous rends grâce.
- Ô mon Dieu ! mon Dieu ! je vous rends grâce.
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- Certain soir, monsieur célébra
- Une déesse d’Opéra.
- Pour prix d’un grain d’encens profane
- Vite au régime on le condamne ;
- Sans accident, moi j’ai fêté
- Huit danseuses de la Gaîté.
- Certain soir, monsieur célébra
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- Pour un miracle on veut que cela passe.
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- Que vous êtes bon, mon Dieu ! je vous rends grâce,
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- Ô mon Dieu ! mon Dieu ! je vous rends grâce.
- Ô mon Dieu ! mon Dieu ! je vous rends grâce.
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- Mais quel convive, assis là bas,
- N’ose rire et ne chante pas ?
- Chut ! me dit-on, c’est un vrai sage,
- Qui dans les cours a fait naufrage.
- Quoi ! chez nous cet homme rêveur,
- Des rois regrette la faveur !
- Mais quel convive, assis là bas,
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- Plus sage, moi, je sais comme on s’en passe.
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- Que vous êtes bon, mon Dieu ! je vous rends grâce,
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- Ô mon Dieu ! mon Dieu ! je vous rends grâce.
- Ô mon Dieu ! mon Dieu ! je vous rends grâce.
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- À table trouvant tout au mieux,
- Je crois qu’un ordre exprès des cieux
- Tient en haleine la sagesse,
- Des fous ménage la faiblesse,
- À table trouvant tout au mieux,
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- Et fait de leur vie un repas
- Dont le dessert ne finit pas.
- Et fait de leur vie un repas
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- Oui, c’est ainsi que jeunesse se passe.
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- Que vous êtes bon, mon Dieu ! je vous rends grâce,
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- Ô mon Dieu ! mon Dieu ! je vous rends grâce.
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