Familières
Faut-il que je revienne à toi ?
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- C’est en vain que l’on cherche…
L’oiseau va retrouver le toit
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- Où son instinct le perche.
On songe devant le foyer
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- À la barque amarrée,
Mais l’archet veut toujours choyer
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- Sa corde préférée.
Elle aimait ceux dont le gousset
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- Chante comme un orchestre
Et ne m’entr’ouvrait son corset
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- Qu’au début du trimestre.
Un soir — j’avais quatorze sous,
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- Oh ! que l’argent va vite —
Deux vieux dignes, aux trois quarts saouls,
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- Lui firent une invite.
Elle eut ce grand geste qui dit :
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- « L’or est une chimère ».
Puis murmura : « Ce soir ? Mardi !
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- Je rentre chez ma mère. »
Et je restai, le cœur léger,
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- Sur la place des Ternes
Où vont les fiacres échanger
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- Les rires des lanternes.
Marsyas, ô divin écorché,
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- Il t’en coûta la vie…
Ma flûte est un roseau caché
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- Et que nul ne m’envie.
Qui, hors Monsieur Gaston Deschamps
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- — Las ! Perdu pour l’alène —
Entendrait gémir dans ces chants
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- La voix du grand Verlaine ?
Tu veux, par les Messieurs en vert,
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- Muse, être couronnée ?
J’attends, pour leur porter mes vers,
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- Encore une autre année.
Certes, la gloire, un peu plus d’or
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- Dans notre tirelire…
Mais laisse que je prenne encor
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- Quelques leçons de lyre.
Puisque le maréchal-ferrant
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- Ressemelle Pégase,
Viens te coucher, poète errant,
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- Ventre sur l’herbe rase.
Voici l’ombrage et les troupeaux,
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- Le chien gronde et s’étire.
Viens. Ce lourd berger sans pipeaux
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- Ne connaît pas Tityre.
Si Diane venait se baigner,
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- Tu le verrais peut-être
Aller quérir pour s’indigner
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- Notre garde-champêtre.