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Histoire Socialiste
(1789-1900)
SOUS LA DIRECTION DE
Jean JAURÈS
TOME XII
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La Troisième
République
(1871-1900)
par John LABUSQUIÈRE
Nombreuses illustrations d’après des documents de chaque époque
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PARIS
PUBLICATIONS JULES ROUFF ET Cie
INTRODUCTION
L’espace très restreint réservé à vingt-neuf années de l’histoire si touffue de la troisième République, condamne à une ébauche pour ainsi dire cinématographique d’une des périodes les plus chaotiques, les plus tourmentées, les plus attachantes de l’évolution de notre pays, de l’évolution mondiale. Quoi de plus intéressant, cependant, de plus digne d’une étude attentive, documentée, détaillée, que la lente résurrection de la conscience prolétarienne ; que la renaissance du Parti socialiste écrasé, noyé dans des torrents de sang, au cours de cette semaine inoubliable, tragique, implacable, désormais et à jamais inscrite au Temple de mémoire sous le titre : Semaine Sanglante.
Il faut se borner aux événements de premier plan et négliger, passer sous silence une foule de faits importants, des épisodes qui, mieux que de copieux ou subtils commentaires, éclairent, expliquent des incidents ou des crises graves, d’une portée décisive. D’autant qu’il est matériellement impossible d’isoler l’histoire du monde ouvrier, du Parti socialiste, de l’histoire de la classe possédante et dirigeante. Leur évolution économique et politique, malgré les antagonisme profonds, irrémédiables, que chaque jour accuse, a trop de points communs.
Ces explications étaient nécessaires au seuil de ces trop sommaires pages de l’Histoire Socialiste.
TABLE
Au lendemain de mai. — Relèvement rapide. — Problèmes à résoudre. — L’imprévoyance des classes dirigeantes. — Le travail de restauration. — Le parti bourgeois. — Les travailleurs et l’idée socialiste
Au lendemain de la victoire conservatrice. — La défense sociale. — Situation des partis. — M. Thiers
Embarras de la majorité conservatrice. — Le souci de la défense sociale. — Le réveil de l’opinion républicaine. — Contre le socialisme et l’internationale. — Vains efforts
Centralisation et décentralisation. — Naufrage du programme de Nancy. — Préoccupations conservatrices. — La loi municipale. — Élection du Conseil municipal de Paris
La bourgeoisie évolue vers la République. — Le pays rural et le peuple des villes. — Ce que coûte une guerre. — Leçon de choses. — Les élections du 2 juillet 1871. — Une manifestation
La presse traquée. — Rétablissement du cautionnement. — L’activité cléricale. — Les pétitions des Évêques. — Le pouvoir temporel du Pape
Suite de la répression. — Cours d’assises et Conseils de guerre — Versailles et en province. — Les vaincus livrés aux vainqueurs. — Une statistique. — Les fusillés. — La Commission des grâces
Le premier emprunt de guerre. — Les capitaux sur l’autel de la Patrie. — La proposition Rivet — Contre Paris. — Une proposition d’amnistie. — Le drapeau blanc
La loi Rivet. — Premières vacances de l’Assemblée. — Renouvellement des Conseils généraux. — Nouvelle victoire républicaine. — Quatre exécutions. — Revirement de l’opinion en France.
La France et l’Europe. — Reprise des travaux parlementaires. — Capitulation de M. Thiers. — L’état de siège. — « Commission d’assassins ! ». — La parole des d’Orléans
Exigences de M. de Bismarck. — L’impôt sur le revenu. — Protectionnisme et Libre échange. — Démission de M. Thiers. — Avortement de la fusion. — Le comte de Chambord à Anvers. — La propagande bonapartiste.
Blanqui devant la justice militaire. — Attitude du vieux révolutionnaire. — Pourquoi on veut le frapper. — Lois contre l’Internationale et sur la déportation. — Intervention de Louis Blanc.
Adresses des Conseils généraux et campagne oratoire de Gambetta. — « Il n’y a pas de question sociale. » — La dissolution. — Réorganisation de l’Internationale. — Le service militaire et l’instruction populaire. — M. Thiers à l’Élysée.
La session d’avril. — Première escarmouche. — Les marchés de l’Empire. — Discours de MM. d’Audiffret-Pasquier et Gambetta. — Intervention de M. Rouher. — Les capitulations de Sedan et de Metz. — La loi militaire. — Un bilan
Inquiétudes causées par la crainte d’une guerre. — Le bilan du vainqueur. — La date du 18 mars. — Le mouvement socialiste
Manœuvres contre lès républicains. — « L’ennemi c’est le cléricalisme ! ». — « Vive la République ! ». — Date douloureuse. — Contre la France. — Un message. — La Commission des Trente. — La dissolution et les pétitions. — Nouvelle capitulation de M. Thiers
L’Assemblée et le Pays. — La meilleure des monarchies. — Inconscience des droites. — Le prisonnier du Vatican. — Le Cléricalisme el la Libre pensée. — Quelques lois. — La Commission des Trente
Suppression de la mairie centrale de Lyon. - Le préfet Ducros. — Conflits permanents. — Réponse de Paris. — L’élection Barodet. — Échec à M. Thiers. — Nouvelle victoire républicaine. — Le 24 mai
Émotion causée par la chute de M. Thiers. — Conservateurs-monarchistes et Conservateurs-républicains. — Le maréchal de Mac-Mahon et le parti militaire. — Sa première proclamation. — Son premier ministère. — Le parti clérical
Développement du cléricalisme. — Poursuites contre la presse et les républicains. — Les aumôniers militaires et la basilique de Montmartre. — Conspirations monarchistes — Les chassepots partiraient d’eux-mêmes ». — Nouvelle déroute des royalistes. — Le septennat.
Coup d’œil sur la situation internationale. — L’Italie unifiée. — La République, le socialisme et l’insurrection carliste en Espagne. —
L’Autriche-Hongrie. — L’Angleterre et la classe ouvrière. — La Russie — Les progrès du socialisme en Angleterre. — Le 18 mars, date adoptée par le prolétariat universel.
Discussions byzantines. — Le président soliveau. — Rancunes des légitimistes. — Fin de M. Beulé. — Double gouvernement. — Lassitude générale. — Le procès Bazaine. — La loi municipale. — Le mouvement ouvrier en France.
Rôle passif du président. — Impuissance politique du cabinet de Broglie. — Le spectre du radicalisme. — Déclaration du maréchal de Mac-Mahon. — Dépit des monarchistes. — Le ministère de Fourtou. — Conspiration bonapartiste. — Le parti des « misérables ». — La loi municipale et le suffrage universel.
Lassitude générale. — Pour la paix. — Les problèmes constitutionnels. — Un nouveau manifeste. — M. de Fourtou et les bonapartistes. — Modifications ministérielles. — La proposition Casimir-Périer et le « Ventavonat ». — Les droites désemparées. — La Constitution de 1875.
Rôle de la Constitution. — La réaction continue. — Le parti socialiste et sa propagande. — La classe ouvrière. — Principales idées directrices. — La conspiration bonapartiste. — Le rapport Savary et la note du préfet de police. — Le cabinet Buffet.
Le sentiment de la France. — Aveuglement de la bourgeoisie. — La campagne électorale. — La Chambre et le Sénat. — Victoire républicaine. — Échecs de M. Buffet. — Opportunistes et radicaux. — Bruits de coup d’État. — M. Dufaure vice-président du Conseil. — Réunion des Chambres. — La transmission des pouvoirs.
La République et les paysans. — France « blanche » et France « bleue ». — Le socialisme aux champs. — Les Syndicats ouvriers. — Le Congrès de Paris. — La jeunesse française. — La République en marche. — Nouvelle tentative de réaction.
Le 16 mai et l’Europe. — Craintes de guerre. — La victoire républicaine calme les inquiétudes. — Les socialistes et le mouvement républicain. — Le « Prolétaire » et l’« Égalité ». — Un mot de Bakounine. — De la rentrée du Parlement à la démission du maréchal de Mac-Mahon. — Menaces de coup d’État. — L’armée et la République. — M. Jules Grévy, président.
M. Jules Grévy à la présidence. — Remaniement du ministère. — Premier message. — L’amnistie et les grâces. — Lois sur l’Enseignement L’article 7. — L’élection Blanqui à Bordeaux. —
Rentrée des proscrits de la Commune. — Le premier Congrès collectiviste. — Dispersion des Congrégations. — L’incident Hartmann. — Le 14 juillet fête nationale. — L’amnistie. — Le cabinet Ferry. — M. Clemenceau contre Gambetta.
Les divisions du parti républicain. — Le parti socialiste. — Anarchistes et radicaux. — Les Cercles catholiques. — La politique coloniale. — Le cabinet Gambetta. — Réaction républicaine. — Le boulangisme. — L’affaire Wilson et la démission du président Grévy.
Répercussion de la crise boulangiste. — Le mouvement ouvrier. — Le cabinet de Freycinet. — Une escadre française en Angleterre. — Le ministère Loubet. — Le pape Léon XIII et le clergé français. — La Marseillaise à Saint-Merri. — Série d’attentats anarchistes. — La grève de Carmaux. — L’affaire du canal de Panama.
Le ministère Charles Dupuy. — Manifestations russophiles. — Assassinat du président Carnot. — L’affaire Dreyfus. — Élection de M. Casimir Périer. — M. Félix Faure, président de la République. — Élection de M. Loubet. — Le mouvement nationaliste et l’agitation révisionniste. — L’Histoire Socialiste.
Le ministère Waldeck-Rousseau et les travailleurs. — La grève de Saint-Étienne. — Interventions socialistes. — M. Millerand à Saint-Mandé. — Le travail des femmes et des enfants. — Inauguration de l’Exposition internationale. — Les élections municipales à Paris. — Les événements de Chalon-sur-Saône. — La guerre en Chine. — Le Congrès international socialiste. — Les lois ouvrières et le Parlement. — L’affaire Dreyfus.