Il Pianto - Poèmes/Corregio

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher

Il Pianto - Poèmes
Revue des Deux Mondes, Période Initiale, 2e série, tome 1, 1833 (pp. 144-144).
CORREGIO

Ô mère d’Allegri ! Parme, cité chrétienne,
Sois fière du héros que tes flancs ont porté ;
J’ai vu d’un œil d’amour la belle antiquité,
Rome en toute sa pompe et sa grandeur païenne ;

J’ai vu Pompéi morte, et comme une Athénienne,
La pourpre encor flottant sur son lit déserté ;
J’ai vu le dieu du jour rayonnant de beauté
Et tout humide encor de la vague ionienne ;

J’ai vu les plus beaux corps que l’art ait revêtus ;
Mais rien n’est comparable aux timides vertus,
À la pudeur marchant sous sa robe de neige ;

Rien ne vaut cette rose, et cette belle fleur
Qui secoua sa tige et sa divine odeur
Sur ton front délicat, ô suave Corrège.

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils